Comment l’Arabie saoudite a adopté le système de changement horaire

L’ancienne horloge traditionnelle, qui sonne selon le moment du coucher du soleil. (Photo fournie).
L’ancienne horloge traditionnelle, qui sonne selon le moment du coucher du soleil. (Photo fournie).
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Publié le Vendredi 03 juin 2022

Comment l’Arabie saoudite a adopté le système de changement horaire

  • Les habitants d’Arabie saoudite et du Moyen-Orient estiment que le nouveau jour commence peu après le coucher du soleil
  • Le système du coucher du soleil a également été utilisé dans certaines parties de l’Asie de l’Est et de l’Europe de l’Est qui étaient sous contrôle ottoman à cette époque

DJEDDAH: Une vieille horloge murale traditionnelle qui résonne depuis plus de soixante-dix ans à la mosquée du Prophète de Médine indique une heure différente. Elle est réglée chaque jour pour correspondre à l’heure exacte de la journée.

L’ancienne horloge fonctionne selon le moment du coucher du soleil: dès que le soleil se couche, l’horloge sonne douze coups. Cet ancien système revêt une grande importance religieuse puisque les habitants d’Arabie saoudite et du Moyen-Orient estiment que le nouveau jour commence peu après le coucher du soleil.

Selon le Dr Abdallah al-Misnid, ancien professeur en climatologie à l’université Qassim, le moment du coucher du soleil a été introduit afin que les gens puissent régler leur montre quotidiennement pour lire minuit au moment où le soleil se couche. «C’était l’heure de la prière du coucher du soleil [Maghrib]; l’appel pour la prière de la nuit [Isha] se faisait à 1h30», écrit M. Al-Misnid dans un Tweet.

Majed al-Majed, qui est influenceur sur les réseaux sociaux, explique que, dans l’islam, la journée commence au coucher du soleil. Aussi les prières de Tarawi, pendant le ramadan, sont-elles effectuées la veille du début du jeûne.

«Avec le coucher du soleil de ce jour, l’heure 0 [minuit] commence. Une heure plus tard, c’est 1 heure du matin, et ainsi de suite. En Arabie saoudite et dans beaucoup d’autres pays du Moyen-Orient, chaque fois que les gens entendent l’appel à la prière du coucher du soleil, ils règlent aussitôt leur montre à minuit», déclare-t-il.

Cependant, les horaires traditionnels contredisent les horaires internationaux, ce qui rend difficile le fait de communiquer avec d’autres personnes de différentes parties du monde, souligne M. Al-Majed. Plusieurs villes d’Arabie saoudite ont également des horaires différents.

Par conséquent, l’Arabie saoudite a adopté le temps universel coordonné, la principale norme selon laquelle le monde réglemente les horloges et le temps.

«En 1964, le roi Faisal décide de remplacer la synchronisation traditionnelle par celle, universelle, que nous utilisons de nos jours. La radio saoudienne a été le premier organisme gouvernemental qui a appliqué cette décision et ses programmes ont alors commencé à être annoncés selon la synchronisation universelle», explique M. Al-Majed.

Il ajoute que cette décision a été, comme souvent, d’abord accueillie par le rejet du public, puis par son soutien total. «Progressivement, les gens ont commencé à accepter la situation», indique-t-il.

À la mosquée du Prophète de Médine, la vieille horloge indique toujours les heures des cinq prières quotidiennes selon le système séculaire du coucher du soleil.

Certaines sources affirment que la première horloge de la mosquée du Prophète avait été installée sur l’un des murs de la mosquée en 1833 sous le règne du 30e sultan de l’Empire ottoman, Mahmoud II, vingt-six ans avant que l’horloge Big Ben ne résonne.

Le système du coucher du soleil a également été utilisé dans certaines parties de l’Asie de l’Est et de l’Europe de l’Est qui étaient sous contrôle ottoman à cette époque.

Collaborateur du magazine Aramco World en 1969, Elias Antar, un correspondant d’origine égyptienne qui travaillait pour l'Associated Press à Beyrouth, a écrit que le système du coucher du soleil était la méthode traditionnelle de lecture de l’heure en Arabie saoudite.

Selon le livre Guinness des records, la plus ancienne horloge de travail au monde est l’«horloge sans visage» de la cathédrale de Salisbury, dans le Wiltshire, au Royaume-Uni, qui date de 1386, ou peut-être de plus tôt encore. Elle a été restaurée en 1956 après avoir sonné toutes les heures pendant quatre cent quatre-vingt-dix-huit ans et fait tic-tac plus de cinq cents millions de fois.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le 12e Festival du film saoudien reporté à juin

Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
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  • Le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra du 25 juin au 1er juillet à Dhahran, avec pour thème « Cinéma du Voyage »
  • L’événement inclura des compétitions, projections, focus sur le cinéma coréen et programmes de développement pour les cinéastes

DHAHRAN : Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se déroulera désormais du 25 juin au 1er juillet.

Organisé par l’Association du Cinéma en partenariat avec le Centre Roi Abdulaziz pour la Culture Mondiale (Ithra) et soutenu par la Commission Saoudienne du Film, le siège d’Ithra à Dhahran accueillera à nouveau l’événement.

Le festival de cette année explore le thème du « Cinéma du Voyage », présentant une sélection soignée de films arabes et internationaux — courts et longs métrages — qui mettent en avant le voyage et le mouvement comme éléments essentiels de la narration.

Comme lors des éditions précédentes mettant en lumière le cinéma non saoudien, le festival proposera un « Focus sur le Cinéma Coréen ».

À cette occasion, Ahmed Al-Mulla, fondateur et directeur du Festival du film saoudien, a déclaré : « Le festival de cette année crée une atmosphère riche en inspiration, en échanges d’idées et en apprentissages partagés. C’est une célébration de la créativité cinématographique pour tous. »

Tariq Al-Khawaji, directeur adjoint du Festival, a ajouté : « À Ithra, nous sommes fiers de notre partenariat de longue date avec l’Association du Cinéma. Cela a permis la croissance et la diversité thématique du festival année après année, ce que nous voyons clairement dans la manière dont nous soutenons les cinéastes et créons des opportunités d’engagement avec le cinéma mondial. »

Depuis son lancement en 2008, le Festival du film saoudien est un moteur clé du cinéma saoudien et du Golfe et constitue le plus ancien festival de cinéma du Royaume. Après plusieurs interruptions, il est désormais devenu un événement annuel.

Le festival réunit des compétitions de films de fiction et documentaires, des programmes de développement professionnel, un marché de production et des concours de projets. Et, bien sûr, de nombreuses projections sur les écrans d’Ithra, avec de nombreuses stars foulant le tapis rouge et des producteurs de films en quête de talents. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Liban: 39 sites culturels placés sous protection renforcée de l'Unesco en raison de la guerre

Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
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  • L’UNESCO place 39 sites culturels au Liban sous protection renforcée face aux risques liés au conflit
  • Des sites majeurs comme Baalbeck, Tyr et Byblos bénéficieront d’un soutien technique et financier

PARIS: L'Unesco a placé mercredi sous protection renforcée 39 sites culturels au Liban par crainte de dégâts causés par les bombardements auxquels fait face le pays après un mois de guerre.

"Ces 39 biens culturels bénéficient désormais du niveau de protection juridique le plus élevé contre les attaques et les usages à des fins militaires", écrit l'Unesco dans un communiqué.

Parmi ces biens figurent les sites archéologiques de Baalbeck et de Tyr, le musée national de Beyrouth ou encore le site de Byblos.

La convention de la Haye de 1954 oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé.

Les 39 sites "recevront une assistance technique et financière de l'Unesco pour renforcer leur protection juridique, améliorer les mesures d'anticipation et de gestion des risques ainsi que fournir une formation supplémentaire aux professionnels de la culture et au personnel militaire de la zone", détaille l'Unesco.

"La protection renforcée permet également d'envoyer un signal à l'ensemble de la communauté internationale quant à l'urgence de protéger ces sites", ajoute l'organisation qui explique avoir convoqué mercredi une "réunion extraordinaire (...) à la suite d'une demande" du Liban.

Ces sites bénéficieront également d'une "aide financière internationale de plus de 100.000 dollars américains pour les opérations d'urgence sur le terrain", ajoute l'Unesco.

Située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, Tyr, ville inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1984, a été la cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.

Encore en construction, un musée sur le site a subi quelques dommages. Mais ni la nécropole des IIe et IIIe siècles ni l'arc de triomphe monumental, les aqueducs ou encore l'hippodrome qui s'élèvent sur le site, n'ont été atteints.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, "d'autres biens dans des pays voisins" ont subi des dégâts, écrit l'Unesco, sans détails.


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com