Législatives: fin de 1er tour dimanche pour les Français de l'étranger, des couacs sur le vote en ligne

Alors que 1,4 million de Français sont inscrits sur les listes électorales hors du territoire national, plus de 250 000 d'entre eux avaient voté par internet à la clôture du scrutin en ligne jeudi à 10H00 GMT, selon le ministère des Affaires étrangères. (AFP)
Alors que 1,4 million de Français sont inscrits sur les listes électorales hors du territoire national, plus de 250 000 d'entre eux avaient voté par internet à la clôture du scrutin en ligne jeudi à 10H00 GMT, selon le ministère des Affaires étrangères. (AFP)
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Publié le Vendredi 03 juin 2022

Législatives: fin de 1er tour dimanche pour les Français de l'étranger, des couacs sur le vote en ligne

  • A la différence des autres Français, ils peuvent aussi se prononcer par correspondance mais également en ligne, cette dernière modalité ayant connu des fortunes diverses
  • Les problèmes techniques ont causé une très faible participation en Algérie (5,4% de votants), à Madagascar (5,8%) ou encore en Amérique latine, selon l'Assemblée des Français de l'étranger

PARIS: Les Français de l'étranger connaîtront dans la nuit de dimanche à lundi les résultats du premier tour des législatives, auxquelles ils ont pu voter en ligne, une modalité assortie selon les pays d'énormes couacs ou de résultats très satisfaisants.

Alors que 1,4 million de Français sont inscrits sur les listes électorales hors du territoire national, plus de 250 000 d'entre eux avaient voté par internet à la clôture du scrutin en ligne jeudi à 10H00 GMT, selon le ministère des Affaires étrangères.

Les Français de l'étranger ont quatre manières de voter aux législatives : en se rendant dans des bureaux de vote des consulats et ambassades (samedi pour la zone Amériques et Caraïbes, dimanche pour le reste du monde) ou en établissant une procuration.

A la différence des autres Français, ils peuvent aussi se prononcer par correspondance mais également en ligne, cette dernière modalité ayant connu des fortunes diverses.

"Record de votants malgré les couacs", a témoigné Olivier Piton, élu au Conseil des Français des étrangers de Washington, dans un mail reçu par un journaliste de l'AFP.

Par rapport au premier tour de la législative partielle de 2013, la participation électronique a plus que doublé dans sa circonscription (27,78% des inscrits en ligne ont voté, contre 9,94% en 2013), note-t-il, en dépit de "très nombreux ratés".

Et l'élu de lister : les codes d'identification "jamais reçus" par les électeurs, des numéros d'identification consulaire "à sept chiffres au lieu de huit" requis, un "bug" pour les votants ayant des adresses mail AOL, Yahoo ou Orange, ou encore un vote en ligne "paralysé pendant plusieurs heures" dans la nuit du 31 mai au 1er juin.

"Cette interruption a été immédiatement prise en compte et le service a pu être rapidement rétabli", répond le ministère des Affaires étrangères.

Pour voter en ligne, il fallait avoir renseigné une adresse mail, auquel l'identifiant était envoyé, mais aussi un numéro de téléphone, qui contenait le mot de passe.

Or en Russie, ces SMS ne sont pas arrivés, rendant impossible le vote par internet, regrette Frank Ferrari, un conseiller des Français de l’étranger basé à Moscou, qui a qualifié la procédure de "cauchemardesque".

A Moscou, moins de 5% des inscrits ont ainsi pu voter par internet, soit 114 personnes sur près de 2.300 qui auraient pu le faire.

Les problèmes techniques ont également causé une très faible participation en Algérie (5,4% de votants), à Madagascar (5,8%) ou encore en Amérique latine, selon l'Assemblée des Français de l'étranger.

Mais au bureau de vote de Stockholm, ils étaient à l'inverse 40,6%, 39% à Berlin, ou 36,4% à Singapour... "Globalement, la participation n'est pas mauvaise, mais il y a de grandes différences selon les zones géographiques", estime Hélène Degryse, la présidente de l'AFE, interrogée par l'AFP. Le vote en ligne, "en réalité est un processus très complexe", tranche-t-elle.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.


En France, les canicules à répétition s'invitent dans la recherche de logement

Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
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  • La chaleur devient un critère immobilier à part entière : exposition, étage, volets, ventilation, extérieur, arbres et climatisation pèsent davantage dans les choix
  • Face à des canicules plus fréquentes, les acheteurs se projettent sur le confort d’été à long terme et questionnent désormais l’habitabilité réelle des logements

PARIS: Climatisation, volets, arbres: les Français commencent à intégrer les fortes températures dans leurs critères de recherche de nouveau logement, conséquence des vagues de chaleur qui se succèdent et ne sont plus considérées comme des phénomènes isolés.

Exemple de cette évolution des comportements: Christian Tokoto, agent immobilier chez Guy Hoquet, a en vente "un appartement magnifique, avec de grandes vitres" en plein centre de Paris. Malgré "beaucoup de visites, les clients nous disent +trop chaud+, parce qu'il n'est pas traversant. Et donc, pour l'instant, il est toujours sur le marché !"

En France comme dans une grande partie de l'Europe, peu de régions échappent cet été à des températures qui dépassent régulièrement 35 voire 40°C, alors que les logements sont peu adaptés aux canicules et très rarement climatisés.

C'est le cas notamment des immeubles dits haussmanniens emblématiques de Paris, construits au XIXe siècle avec des toits en zinc ravissants sur les cartes postales mais qui chauffent fortement sous l'effet de la chaleur et du soleil.

"Au dernier étage d'un immeuble haussmannien la chaleur à l'intérieur devient vraiment insupportable", observe auprès de l'AFP Joseph Denke, agent immobilier chez FredéLion à Paris.

Il constate une évolution des critères depuis quelques mois, notamment une baisse de la demande pour l'exposition sud synonyme de soleil.

- Horizon "10-15 ans" -

La chaleur ressentie lors de la visite d'un studio de 14 m2 fait d'ailleurs douter un de ses clients, Camille Couturier, 30 ans. "Etre sous les toits c'est quelque chose qui peut être inquiétant, qui pourrait être un point négatif à l'appartement", relève-t-il à côté de la fenêtre ouverte du logement non-traversant.

En achetant un appartement, il se projette "au moins à 10-15 ans" et s'inquiète donc de savoir s'il pourra "utiliser cet appartement de manière vivable" ou "devoir fuir comme tout le monde parce qu'il fait trop chaud".

Alors que l'Europe occidentale a connu son début d'été le plus chaud enregistré selon l'observatoire européen du changement climatique, un logement sur deux en France serait une bouilloire thermique, surnom donné aux habitations qui se réchauffent très vite, estime le cabinet Pouget Consultants et Ignes.

Pour Sophie Bourg, directrice marketing de la plateforme d'annonces leboncoin immobilier, les canicules ne sont plus perçues par les Français "comme des épiphénomènes" mais "sont vraiment intégrées comme étant structurelles dans les choix résidentiels". "La fraîcheur, le confort d'été sont devenus un critère immobilier à part entière", assure-t-elle.

Un tiers des répondants à un sondage mené en ligne par la société en juin disaient ne pas exclure de déménager si les canicules s'intensifient.

- "Plus un tabou" -

Exposition, étage, piscine, volets, possibilité de faire des courants d'air, espaces extérieurs, terrasse ombragée et même présence d'arbres dans le quartier font désormais partie des critères et discussions que les professionnels de l'immobilier interrogés par l'AFP voient émerger.

Quant à la climatisation, sa possible généralisation a fait l'objet d'intenses débats politiques en France en début d'été, car elle est vue par certains comme un simple remède à l'inaction face au changement climatique et provoque des rejets de chaleur à l'extérieur.

Mais lors des recherches de logement, "ce n'est plus du tout un tabou", tranche Yann Jéhanno, président du réseau immobilier Laforêt.

"Les acquéreurs ne regardent plus seulement le logement, mais plutôt son habitabilité. Ils ne vont plus se contenter seulement du diagnostic de performance énergétique, mais interroger les agents immobiliers avec des questions très concrètes sur la température pendant la dernière vague de chaleur, s'il est possible d'aérer la nuit, si on dort bien dans les chambres", détaille-t-il.