La résistance iranienne perturbe l'appareil d'Etat pour l'anniversaire de la mort de l'Ayatollah Khomeini

Des militants de la résistance en Iran ont perturbé une partie de l'appareil de sécurité du pays, ont déclaré des personnalités à Arab News, alors que le pays se préparait à marquer l'anniversaire de la mort de l'Ayatollah Ruhollah Khomeini. (Reuters/File Photo)
Des militants de la résistance en Iran ont perturbé une partie de l'appareil de sécurité du pays, ont déclaré des personnalités à Arab News, alors que le pays se préparait à marquer l'anniversaire de la mort de l'Ayatollah Ruhollah Khomeini. (Reuters/File Photo)
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Publié le Samedi 04 juin 2022

La résistance iranienne perturbe l'appareil d'Etat pour l'anniversaire de la mort de l'Ayatollah Khomeini

  • Le MEK cible les infrastructures de sécurité, les caméras et les serveurs pour diffuser des messages dissidents
  • Khomenei est mort le 3 juin 1989 et a été remplacé par l'actuel Guide suprême Ali Khamenei

CHICAGO : Les activistes de la résistance en Iran ont perturbé une partie de l'appareil de sécurité du pays, ont déclaré des personnalités à Arab News, alors que le pays se préparait à marquer l'anniversaire de la mort de l'Ayatollah Ruhollah Khomeini, le fondateur de l'un des Etats les plus répressifs du monde.

Les opposants au régime ont pris le contrôle des systèmes de sécurité dans plusieurs villes, y compris les réseaux de caméras et les serveurs, et les ont utilisés pour envoyer des messages à plus de 585 000 téléphones à travers le pays, appelant à un « changement de régime » et affirmant que »la nation frustrée en a assez des politiques destructives de l'État. »

Ali Safavi, membre de la commission des affaires étrangères du Conseil national de la résistance iranienne, basé à Paris, a déclaré à Arab News : « La prise de contrôle de plus de 5 000 caméras de sécurité et de centaines de leurs serveurs, qui sont exclusivement installés pour identifier et détenir ceux qui prennent part aux soulèvements, est la dernière d'une série de mesures offensives similaires que les unités de résistance affiliées à la principale opposition iranienne, les Mujahedin-e Khalq à l'intérieur de l'Iran, ont entreprises depuis la fin janvier ».

« Ces opérations audacieuses sapent les efforts du régime pour projeter partout une image d'invincibilité et d'omniprésence. Plus important encore, elles encouragent les Iraniens à prendre conscience de l'existence d'un mouvement d'opposition organisé capable de pénétrer et d'endommager facilement les agences les plus secrètes et les plus étroitement contrôlées du régime, et les poussent à défier et à résister à la théocratie au pouvoir. »

Selon M. Safavi, les systèmes de sécurité surveillent la tombe de Khomeini, les bureaux du gouvernement et plusieurs lieux importants de Téhéran. Ils sont utilisés pour la surveillance des bureaux du guide suprême Ali Khamenei, du président iranien Ebrahim Raisi, du ministère du Renseignement et de la Sécurité, du Corps des gardiens de la révolution islamique et du Commandement des forces de sécurité de l'État.

Plus de 150 sites appartenant aux plus grandes municipalités de Téhéran ont également été saisis, et des slogans tels que « Salut à Radjavi, mort à Khamenei » ont été diffusés, ainsi que des photos des dirigeants de la résistance iranienne.

Ont également été saisis 168 serveurs informatiques contrôlés par la Direction de la sécurité iranienne, ainsi que des caméras utilisées pour surveiller le quptidien des citoyens iraniens.

Le MEK et le CNRI accusent Raisi, devenu président l'année dernière, d'être responsable du massacre de plus de 30 000 prisonniers politiques en 1988. Avec le soutien de 25 lauréats du prix Nobel, la résistance a exhorté le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, à mettre en place une commission d'enquête internationale sur ce massacre.

Le CNRI a le soutien de centaines de membres du Sénat et de la Chambre des représentants des États-Unis, et s'est vanté que la résistance en Iran n'a cessé de provoquer des remous et porté atteinte au régime oppressif.

L'ayatollah Khomeini a pris le contrôle de l'Iran en février 1979, quelques semaines après que le dirigeant de la nation, le Shah Reza Pahlavi, a fui le pays face aux protestations nationales. Khomeini s'est alors déclaré dirigeant à vie, créant une nouvelle dictature religieuse. Ses partisans ont pris d'assaut l'ambassade des États-Unis le 4 novembre 1979, 52 Américains en otage et les ont emprisonnés pendant 444 jours.

Khomeini est mort le 3 juin 1989 et a été remplacé par Khamenei, qui a supervisé un régime qui a exécuté plus de 10 000 dissidents, assassiné des centaines d'opposants dans plus de 40 pays et tué des milliers d'autres citoyens lors de manifestations.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 

 


Les ambassades américaines au Moyen-Orient ferment alors que la guerre avec l’Iran s’intensifie

Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
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  • Des alertes de sécurité ont été émises à l’attention des citoyens américains, leur conseillant de quitter les lieux lorsque cela est possible

Alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran s’intensifie, les ambassades américaines à travers le Moyen-Orient sont passées en mode d’urgence, multipliant les alertes de sécurité, suspendant leurs services et appelant les ressortissants américains à prendre des précautions immédiates.

En Arabie saoudite, l’Ambassade des États-Unis à Riyad a fermé ses portes après que des drones iraniens ont frappé le complexe, provoquant des dégâts mineurs et un petit incendie. La mission a annulé tous les rendez-vous consulaires, qu’ils soient de routine ou d’urgence, et conseillé aux Américains à Riyad, Djeddah et Dhahran de rester confinés chez eux. Il leur a également été demandé d’éviter les abords de l’ambassade jusqu’à nouvel ordre.

Au Koweït, l’Ambassade des États-Unis à Koweït City a demandé à son personnel ainsi qu’aux citoyens américains présents dans le pays de rester à l’intérieur face à la menace persistante de missiles et de drones. L’ambassade a averti la population de ne pas s’approcher du complexe, de rester loin des fenêtres et de suivre les alertes officielles.

L’Ambassade des États-Unis à Bahreïn a également suspendu ses opérations normales. Les avis de sécurité invitent les personnes à se mettre à l’abri à l’intérieur et à faire preuve de vigilance, avertissant que des zones civiles pourraient être exposées au risque à mesure que les tensions régionales s’aggravent.

Au Qatar, qui abrite la grande base militaire américaine d’Al Udeid, l’Ambassade des États-Unis au Qatar a diffusé des consignes similaires, demandant aux Américains de rester confinés et de se préparer à d’éventuelles perturbations. L’alerte insiste sur la nécessité de demeurer dans des lieux sécurisés et de disposer de provisions essentielles.

En Jordanie, l’Ambassade des États-Unis en Jordanie a averti que des missiles, roquettes ou drones pourraient pénétrer l’espace aérien jordanien à mesure que le conflit évolue. Les citoyens américains ont été encouragés à rester vigilants et prêts à se mettre à l’abri en cas de sirènes ou d’alertes officielles.

En Israël, où les hostilités sont directement liées à la confrontation plus large avec l’Iran, l’Ambassade des États-Unis en Israël a recommandé aux Américains de revoir leurs plans de sécurité personnels. Elle a indiqué que sa capacité à faciliter les départs pourrait être limitée dans les conditions actuelles et a exhorté les citoyens à suivre attentivement les directives officielles.

Au-delà des alertes nationales, le Département d’État des États-Unis a élargi ses avis régionaux, appelant les Américains présents dans plusieurs pays du Moyen-Orient à envisager un départ en raison de la dégradation de la situation sécuritaire. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com