Angelina Jolie, marraine des «femmes pour les abeilles 2022 au Cambodge»

Angelina Jolie, marraine du programme UNESCO Guerlain Des femmes pour les abeilles (Photo, Capture d'écran).
Angelina Jolie, marraine du programme UNESCO Guerlain Des femmes pour les abeilles (Photo, Capture d'écran).
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Publié le Dimanche 05 juin 2022

Angelina Jolie, marraine des «femmes pour les abeilles 2022 au Cambodge»

  • L'initiative Women for Bees au Cambodge se concentre sur quatre types de formation basés sur les résultats scientifiques d'une évaluation de faisabilité de l'UNESCO sur l'écosystème apicole
  • Le réseau contribuera également à diffuser d'excellentes techniques d'apiculture afin d'accroître la conservation de la biodiversité

PARIS: Avec l'aide du bureau de l'UNESCO à Phnom Penh et en collaboration avec la Fondation Maddox Jolie-Pitt, Angelina Jolie, marraine du programme UNESCO Guerlain Des femmes pour les abeilles, a ouvert les premières classes de formation au Cambodge pour 11 apicultrices vivant dans les communautés de Siem Reap, de la réserve de biosphère de Tonle Sap et du district de Samlot.

Aggelina Kanellopoulou, participante à la promotion inaugurale du programme de formation d’apicultrices en France, a partagé son expertise et ses bonnes pratiques en apiculture avec des femmes cambodgiennes dans le cadre de l'assistance technique du réseau. Le Cambodge est l'un des 10 pays actuellement impliqués dans ce programme mondial.

Quatre types de formation

L'initiative Women for Bees au Cambodge se concentre sur quatre types de formation basés sur les résultats scientifiques d'une évaluation de faisabilité de l'UNESCO sur l'écosystème apicole dans la réserve de biosphère de Tonle Sap.

Deux stages de formation de six mois pour les femmes feront la promotion de l'apiculture utilisant l'abeille asiatique (Apis cerana) et les abeilles sans dard (Meliponini). Les participantes au cours reçoivent des ruches locales, un équipement approprié et une assistance technique pour leur activité apicole.

La troisième étape de formation vise à former les guides touristiques locaux à l'apitourisme et à l'observation des abeilles, et la quatrième et dernière étape a pour but de sensibiliser aux bonnes pratiques en matière de chasse au miel, et d'introduire l'apiculture durable de l'abeille géante asiatique sur des "chevrons”.

Ces formations contribuent à un partenariat en cours sur la réserve de biosphère de Tonlé Sap entre l'UNESCO, le ministère cambodgien de l'environnement, le Conseil culturel asiatique et l'Asian Vision Institute, et l'Union européenne pour produire la stratégie nationale pour l'apiculture durable au Cambodge.

Le réseau contribuera également à diffuser d'excellentes techniques d'apiculture afin d'accroître la conservation de la biodiversité. Les apicultrices pourront partager leurs connaissances sur le rôle essentiel de la pollinisation dans la sécurité alimentaire et la gestion des écosystèmes au sein et au-delà de leurs communautés. (Avec UNESCO)


L’Organisation de la coopération islamique réitère son soutien à l’Alliance des civilisations de l'ONU

Hissein Brahim Taha. (Twitter @OIC_OCI)
Hissein Brahim Taha. (Twitter @OIC_OCI)
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  • Dans sa déclaration, Hissein Brahim Taha remercie le Maroc d’avoir accueilli le forum qui, selon lui, a fourni à la communauté internationale une plate-forme unique pour élaborer des initiatives conjointes
  • Il note également une augmentation des cas d’islamophobie, de racisme, de xénophobie et de discrimination dans certaines parties du monde

RIYAD: Le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), Hissein Brahim Taha, met en lumière l’importance croissante du partenariat entre l’OCI et le forum mondial de l’Alliance des civilisations des Nations unies.

Ses commentaires ont été transmis par le secrétaire général adjoint de l’OCI pour les affaires humanitaires, sociales et culturelles, Tarig Ali Bakheet, lors de la récente réunion du groupe ministériel de haut niveau au 9e forum mondial de l’alliance qui s’est tenu à Fès, au Maroc.

Dans sa déclaration, M. Taha remercie le Maroc d’avoir accueilli le forum qui, selon lui, a fourni à la communauté internationale une plate-forme unique pour élaborer des initiatives conjointes et forger des partenariats, dont beaucoup sont soutenus et partagés par l’OCI.

M. Taha note également une augmentation des cas d’islamophobie, de racisme, de xénophobie et de discrimination dans certaines parties du monde. Selon lui, cette situation ne peut être résolue qu’en sensibilisant la communauté à la valeur et aux vertus du pluralisme civilisationnel et en poursuivant l’engagement interculturel et intercivilisationnel.

Il ajoute que les partisans de ladite alliance devraient soutenir son rôle principal en tant que centre d’échange, catalyseur et facilitateur d’une culture axée sur le dialogue.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com​​​​​​​


Les Journées cinématographiques de Carthage reviennent à la case départ

 Des acteurs tunisiens posent avec la Tanit d'argent pour leur film "Sous les figues (Sous les figues)" d'Erige Sehiri lors de la cérémonie de clôture du festival du film Journées Cinématographiques de Carthage (JCC), dans la capitale tunisienne Tunis le 5 novembre 2022. (AFP).
Des acteurs tunisiens posent avec la Tanit d'argent pour leur film "Sous les figues (Sous les figues)" d'Erige Sehiri lors de la cérémonie de clôture du festival du film Journées Cinématographiques de Carthage (JCC), dans la capitale tunisienne Tunis le 5 novembre 2022. (AFP).
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  • Pour un grand nombre de Tunisiens, la 33e édition des Journées cinématographiques de Carthage a été un véritable flop
  • Plusieurs voix se sont élevées pour désapprouver la décision d’en revenir à une organisation bisannuelle des Journées cinématographiques de Carthage

​​​​​TUNIS: Bisannuel depuis sa création et jusqu’en 2014, le plus ancien festival du cinéma du monde arabe et d’Afrique le redevient. Sauf que certaines voix s’élèvent pour dire que ce n’est pas la solution idoine aux problèmes qui ont émaillé la 33e édition de cette manifestation.

Pour un grand nombre de Tunisiens, la 33e édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) a été un véritable flop. L’affaire a pris de telles proportions que le président de la république, Kaïs Saïed, a cru devoir s’en mêler. À peine les lampions du plus ancien festival du cinéma du monde arabe et d’Afrique éteints, il a convoqué la ministre de la Culture, Hayet Guettat Guermazi, pour lui dire sa désapprobation de «pratiques qui ont fait dévier les JCC de leurs objectifs».

De quelles pratiques s’agit-il? La ministre de la Culture qui a annoncé, après sa rencontre avec le président, la décision de revenir à l’organisation bisannuelle des JCC, n’en a pipé mot.

En plus des récurrents problèmes d’organisation imputables en partie à l’engouement des Tunisiens pour ce festival – difficulté à obtenir des billets, bousculades, etc. – plusieurs faits inhabituels se sont produits au cours de cette 33e édition.

D’abord, la politique a pour la première fois fait irruption dans les JCC. Un groupe de militants portant des tee-shirts à l’effigie d’Issam Bouguerra a profité de l’événement pour réclamer la libération de ce réalisateur emprisonné depuis le 24 août 2021 pour détention et consommation de cannabis.

Ensuite, et c’est ce qui a choqué une opinion publique connue pour être majoritairement conservatrice, le tapis rouge des JCC a vu défiler ce que le site Web Business News appelle pudiquement «certaines personnalités jugées indésirables» et des «minorités qui ne devraient pourtant pas s’exhiber sur la place publique, mais rester tapies dans l’ombre», en raison de leur orientation sexuelle.

Malgré ces plaintes, plusieurs voix se sont élevées pour désapprouver la décision d’en revenir à une organisation bisannuelle des JCC. Dora Bouchoucha fait partie de ceux qui ont écrit une tribune dans le quotidien gouvernemental La Presse de Tunisie. Ancienne directrice du festival, qu’elle a dirigé à trois reprises et qui a fait des JCC un événement annuel à partir de 2014, elle estime que «revenir sur l’annualité des JCC après huit ans pour résoudre les problèmes structurels du festival est une aberration». Car, rappelle-t-elle, «quand feu Tahar Cheriaa a fondé le festival en 1966 sous la forme d’une biennale, c’est parce qu’à l’époque, les productions arabes et africaines étaient trop rares pour en offrir une vitrine annuelle. Or, aujourd’hui, la production de ces régions est non seulement de qualité, mais en si grand nombre que plusieurs festivals concurrents aux JCC ont vu le jour dans le monde arabe avec de gros moyens et des récompenses très attrayantes.» Autrement dit, des JCC tous les deux ans, ce serait du pur gâchis!

De surcroît, Mme Bouchoucha, qui ne semble pas dérangée par les «dérapages» qui ont choqué bon nombre de Tunisiens, note que pendant les premières années de son existence, le tapis rouge «a été foulé par de grandes et grands comédiens et cinéastes venus du cinéma local, régional et international sans jamais dévier les JCC de leurs “fondamentaux”, mais leur apportant une touche moderne et un regard tourné vers l’avenir et plus particulièrement vers la jeunesse». Elle estime enfin que «le festif et l’engagé» ne sont pas antinomiques. Et si, désormais, le débat initial a dévié pour être nivelé par le bas, «ce malheureux tapis rouge n’en est pas responsable».


Des emballages comestibles aux algues comme alternative au plastique

Un employé tient une bulle comestible "Ooho" chez Notpla à Hackney, dans l'est de Londres, le 24 novembre 2022. Une start-up britannique fondée par deux ex-étudiants français et espagnols, fabriquant des emballages biodégradables à partir de plantes marines, veut obtenir l'approbation royale cette semaine lorsque le prince William dévoilera ses derniers prix Earthshot. (AFP).
Un employé tient une bulle comestible "Ooho" chez Notpla à Hackney, dans l'est de Londres, le 24 novembre 2022. Une start-up britannique fondée par deux ex-étudiants français et espagnols, fabriquant des emballages biodégradables à partir de plantes marines, veut obtenir l'approbation royale cette semaine lorsque le prince William dévoilera ses derniers prix Earthshot. (AFP).
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  • Les deux étudiants cherchent à concevoir des emballages à partir de matières naturelles et biodégradables, contrairement aux plastiques issus de l'industrie pétrochimique
  • Après avoir testé différentes plantes, «on a trouvé des extraits d'algues, et on s'est rendu compte qu'on pouvait créer des solutions qui étaient très proches de ce qu'on pouvait trouver dans la nature, et même éventuellement mangeables»

LONDRES : Comment éviter d'emballer boissons et aliments dans du plastique et réduire ainsi la pollution des sols et des océans? A Londres, une startup cofondée par un Français a trouvé une solution: des emballages comestibles ou naturellement biodégradables, fabriqués à partir d'algues.

Une idée qui vaut à la startup Notpla d'être sélectionnée cette année parmi les quinze finalistes du prix Earthshot, créé par le prince William pour récompenser des innovations bonnes pour l'environnement ou la lutte contre le changement climatique.

L'aventure de Notpla a commencé dans une petite cuisine londonienne. Le Français Pierre Paslier et l'Espagnol Rodrigo Garcia Gonzalez, tous deux étudiants au Royal College of Art de Londres pour se former à la conception de produits innovants, cherchaient à créer des emballages non nocifs pour l'environnement.

"Ingénieur packaging chez L'Oréal, je développais des solutions packaging en plastique, des bouteilles de shampoing, des pots de crème, et rapidement je me suis rendu compte que je voulais travailler plutôt sur des solutions, que créer plus de plastiques qui finissent dans l'environnement", raconte à l'AFP le Français de 35 ans.

Les deux étudiants cherchent à concevoir des emballages à partir de matières naturelles et biodégradables, contrairement aux plastiques issus de l'industrie pétrochimique.

Après avoir testé différentes plantes, "on a trouvé des extraits d'algues, et on s'est rendu compte qu'on pouvait créer des solutions qui étaient très proches de ce qu'on pouvait trouver dans la nature, et même éventuellement mangeables", se souvient Pierre Paslier.

Texture gélatineuse

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Les algues "ont des atouts incroyables", explique Pierre Paslier. Elles "poussent très vite, certaines des algues qu'on utilise dans nos labos poussent de près d'un mètre par jour. (...) En plus de ça, il n'y a besoin d'aucune activité humaine pour les faire pousser, pas besoin de rajouter de l'eau potable ou des engrais", précise-t-il. (AFP).

La vidéo où ils présentent leur concept d'emballage en forme de bulle comestible, baptisée Ooho, devient virale sur internet, suscitant l'intérêt d'investisseurs. En 2014, les deux étudiants fondent Notpla, désormais en pleine expansion avec plus de 60 salariés et sur le point de fabriquer ses produits à l'échelle industrielle.

Leur emballage bulle, de la taille d'une grosse tomate cerise, créé à partir d'extraits d'algues selon un processus gardé secret, peut encapsuler toute sorte de liquides: de l'eau, des cocktails utilisables durant des festivals, ou des boissons énergétiques distribuées par exemple en 2019 aux coureurs du marathon de Londres.

Dans la bouche, sa texture s'apparente à un bonbon gélatineux.

C'est dans leurs bureaux situés dans un grand hangar à deux pas du parc olympique Queen Elizabeth de Londres, que se fait la production des bulles, celle des autres produits étant sous-traitées à des fabricants en Europe. La jeune équipe y a aussi ses laboratoires pour mettre au point de nouveaux produits, toujours à base d'algues.

Elle a, par exemple, développé un revêtement biodégradable naturellement pour les boîtes de repas à emporter, qui sert à protéger l'emballage de la graisse ou des aliments liquides.

Notpla fournit ainsi le géant du secteur Just Eat au Royaume-Uni et dans cinq autres pays européens. Les aliments vendus durant la finale de la Coupe d'Europe féminine de football au stade de Wembley à Londres en juillet étaient emballés par Notpla.

«Atouts incroyables»

Une de ses dernières innovations est un emballage transparent pour les produits secs, comme les pâtes.

Les algues "ont des atouts incroyables", explique Pierre Paslier. Elles "poussent très vite, certaines des algues qu'on utilise dans nos labos poussent de près d'un mètre par jour. (...) En plus de ça, il n'y a besoin d'aucune activité humaine pour les faire pousser, pas besoin de rajouter de l'eau potable ou des engrais", précise-t-il.

Et "les algues sont là depuis des milliards d'années, donc où que notre packaging finisse, la nature sait très bien comment déconstruire et réutiliser ces matériaux sans créer de pollution", vante l'ingénieur.

Pour l'instant, les produits de Notpla restent plus chers que ceux en plastique, mais en commençant à produire à grande échelle leur boîte pour les repas à emporter, le surcoût a été ramené à 5 à 10%.

L'entreprise se veut une alternative parmi d'autres pour réduire la consommation de plastique, au moment où de nombreux pays durcissent leur réglementation.

Selon un récent rapport de l'OCDE, au rythme actuel, la quantité de déchets plastiques triplerait d'ici 2060, à un milliard de tonnes par an, dont une grande partie pollue les océans, menaçant de nombreuses espèces.

Cette année, outre Notpla, quatorze autres entreprises sont finalistes du prix Earthshot. Cinq d'entre elles seront distinguées, remportant 1 million de livres chacune.

Les prix seront décernés le 4 décembre à Boston aux Etats-Unis, lors d'une cérémonie retransmise en direct.