Le W20 souligne l'importance de l'inclusion des femmes dans tous les groupes du G20

La deuxième journée des réunions en ligne du groupe Women 20 (W20) — accueillies par l'Arabie Saoudite dans le cadre de sa présidence du Groupe des Vingt (G20) — a mis l'accent sur l'importance de l'inclusion des femmes dans les différents groupes de travail du G20. (Capture d'écran)
La deuxième journée des réunions en ligne du groupe Women 20 (W20) — accueillies par l'Arabie Saoudite dans le cadre de sa présidence du Groupe des Vingt (G20) — a mis l'accent sur l'importance de l'inclusion des femmes dans les différents groupes de travail du G20. (Capture d'écran)
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Publié le Vendredi 23 octobre 2020

Le W20 souligne l'importance de l'inclusion des femmes dans tous les groupes du G20

  • Les réunions du groupe « Women 20 » (W20) sont accueillies par l'Arabie Saoudite dans le cadre de sa présidence du Groupe des Vingt (G20)
  • « Le coronavirus a eu un impact considérable sur les femmes, notamment en faisant augmenter les taux de chômage et de violence domestique. Dans le même temps, la pandémie a offert aux femmes une grande opportunité de changer les règles du jeu »

RIYAD: La deuxième journée des réunions en ligne du groupe Women 20 (W20), accueillies par l'Arabie Saoudite dans le cadre de sa présidence du Groupe des Vingt (G20), a mis l'accent sur l'importance de l'inclusion des femmes dans les différents groupes de travail du G20.

« L'équipe chargée de l'autonomisation des femmes au Secrétariat du G20 a été créée par le sherpa saoudien et ... mon équipe a collaboré avec des groupes de travail et discuté de sujets qui les concernent, tels que le développement financier, l'emploi, la santé, l'éducation, l'agriculture, la lutte contre la corruption, l'énergie, l'économie numérique, le tourisme ainsi que le commerce et les investissements », indique Hala Altuwaijri, présidente de l'équipe chargée de l'autonomisation des femmes au Secrétariat du G20 et secrétaire générale du Conseil des affaires familiales.

« Nous avons appris des présidences précédentes que nous devons percevoir l'autonomisation des femmes comme une question générale, transversale, et qu'elle ne doit pas être l'affaire d'un seul groupe. En d'autres termes, chaque groupe de travail devrait avoir pour priorité l'autonomisation des femmes... voilà ce à quoi la présidence saoudienne s'est engagée », ajoute Mme Altuwaijri.

Au sujet de l'égalité des sexes sur les lieux de travail, Libby Lyons, directrice de l'Agence australienne pour l'égalité des sexes sur les lieux de travail (Workplace Gender Equality Agency), affirme que l'Australie va combler le fossé en matière d'égalité à tous les niveaux de gestion au cours des vingt prochaines années.

 « En Australie, 43 % (de toutes les promotions) ont été accordées à des femmes l'année dernière dans le secteur privé. Le problème persiste cependant dans le cas des femmes qui veulent accéder à des postes de direction, comme les PDG et les membres de conseils d'administration », déclare-t-elle lors d'une séance intitulée « Les politiques du G20 : Catalyser l'autonomisation économique des femmes ».

Depuis plus de sept ans, l'agence de Mme Lyons collecte chaque année des données auprès de toutes les organisations du secteur privé qui comptent plus de 100 employés. Ces données lui permettent de dresser un tableau précis de la situation en matière d'égalité des sexes. « Nous devons collecter des données standardisées pour suivre nos actions et les évaluer », souligne-t-elle.

Selon Mme Lyons, les entreprises privées en Australie sont à l'origine de ce changement, facilité par le gouvernement, ce qui constitue un modèle unique. « Je pense que c'est une leçon pour nous tous ».

Abordant les principaux engagements du G20 au cours des cinq dernières années, Wendy Teleki, à la tête du secrétariat de We-Fi, explique que We-Fi a été fondé en 2017 lors du sommet du G20 à Hambourg, avec pour objectif de soutenir les entrepreneurs du monde entier.

« Depuis lors, We-Fi a alloué, par l'intermédiaire de ses partenaires, 300 millions de dollars à des programmes qui devraient être bénéfiques à plus de 130 000 femmes », ajoute-t-elle.

Autre sujet de discussion est l'alliance du secteur privé, l'autonomisation des femmes et la progression de la représentation économique des femmes, qui a été établie l'année dernière au Japon comme un moyen de promouvoir la promotion des femmes dans le secteur privé. A ce sujet, Tomoko Hayashi, directrice générale du Bureau de l'égalité des sexes au sein du bureau du Cabinet (Cabinet Office), déclare que « le projet Empower... vise à accroître le nombre de femmes ayant accès à des postes de direction. Il conçoit également des plans d'action pour améliorer la culture numérique des femmes dans les pays en voie de développement ».

Mme Hayashi ajoute que « le Covid-19 a eu un impact considérable sur les femmes, notamment en faisant augmenter les taux de chômage et de violence domestique. Dans le même temps, la pandémie a offert aux femmes une grande opportunité de changer les règles du jeu ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée américaine tire sur un pétrolier au large d'Oman, trois Indiens portés disparus

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  • "Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué
  • L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien

DUBAI: Trois membres d'équipage indiens sont portés disparus mercredi, après une attaque revendiquée par l'armée américaine contre un pétrolier au large d'Oman qui tentait, selon Washington, d'exporter du pétrole d'Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, a précisé sur X que l'un de ses avions de combat avait tiré sur "la salle des machines" du Settebello, qui bat pavillon des Palaos, "après que l'équipage a refusé d'obtempérer aux ordres des forces américaines"

"Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué.

L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien.

Il s'agit du huitième navire neutralisé depuis le début du blocus imposé par les Etats-Unis contre les ports iraniens, d'après le décompte de l'armée américaine.

Le sultanat d'Oman est situé à l'entrée du détroit d'Ormuz, où le trafic maritime est quasiment paralysé depuis le début fin février du conflit opposant les Etats-Unis et Israël à l'Iran. Près d'un cinquième des livraisons mondiales de pétrole et de gaz transitent par cette voie.

La compagnie de sécurité maritime britannique Vanguard a indiqué avoir été informée que le Settebello avait "transmis un appel de détresse indiquant que sa salle des machines avait été touchée par un missile" au large de Sohar, dans le golfe d'Oman et qu'un incendie s'était déclaré à bord.

L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO a spécifié que les faits s'étaient produits à 20 miles nautiques au nord-est de la ville omanaise de Sohar.

"Les autorités locales ont indiqué qu'un pétrolier avait signalé un feu dans sa salle des machines, et qu'elles se trouvaient sur place pour aider à l'évacuation de l'équipage", selon le communiqué de l'UKMTO.

"Le navire a fait état d'une victime et de deux membres d'équipage portés disparus. Aucun impact sur l'environnement n'a été signalé", a-t-elle ajouté.

Lundi, les secours omanais avaient évacué par hélicoptère 24 marins indiens d'un pétrolier en feu au large des côtes du sultanat d'Oman, selon les autorités indiennes, qui n'avaient pas précisé les causes de l'incendie. Le sinistre était survenu sur le MT Marivex, un navire battant également pavillon des îles Palaos

Le tir américain contre le Settebello est intervenu alors que l'Iran a revendiqué mercredi matin des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par la destruction d'un hélicoptère américain lundi.


Trump affirme que les Etats-Unis vont «attaquer très durement» l'Iran

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  • "On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous"
  • L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé mercredi qu'il allait "attaquer très durement" l'Iran, y compris potentiellement en visant des centrales électriques ou des ponts, et dénoncé les "tergiversations" de Téhéran concernant un accord.

Il a aussi annoncé que les forces américaines avaient mené une "mission secrète" qui avait permis de faire transiter 100 millions de barils de pétrole par le détroit d'Ormuz.

"On va les attaquer, les attaquer très durement", a déclaré le président américain à la presse dans le Bureau ovale, ajoutant que ce serait dès "aujourd'hui" (mercredi).

"On verra bien ce qui va se passer, mais on les a frappés durement hier, et on va les frapper durement aujourd'hui, (...) au cas où vous n'allumeriez pas votre télé", a-t-il dit.

Il a précisé être en droit de le faire après la destruction lundi d'un hélicoptère américain attribuée à Téhéran.

L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère.

Ces frappes américaines en représailles à l'attaque de l'hélicoptère - qui survolait le détroit d'Ormuz, toujours verrouillé par l'Iran - ont notamment ciblé dans la nuit de mardi à mercredi les villes de Jask et Sirik et l'île de Qeshm, sur la côte sud de l'Iran.

"On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous", a poursuivi Donald Trump.

"Tout a été négocié. Nous avons un accord entièrement négocié, mais ils tergiversent sans cesse", a ajouté le dirigeant républicain.

Plus tôt, il avait estimé que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix".

"MORT!!!" 

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", avait écrit le président américain sur son réseau Truth Social. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"

Donald Trump a aussi affirmé à Fox News qu'il envisageait de plus en plus de mener des frappes contre des centrales électriques et des ponts iraniens.

Interrogé à ce sujet à la Maison Blanche par un journaliste de l'AFP, il a répondu: "Je ne vais pas vous le dire mais je peux le faire".

Sur son réseau Truth Social, il a par ailleurs écrit que l'armée américaine avait mené "une mission secrète en soutien des pétroliers et autres navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz".

"Ces efforts ont permis de faire passer 100 MILLIONS de barils de pétrole par le détroit", a-t-il ajouté, en précisant que "plus de 200 navires" avaient pu franchir le passage.

Cette "mission secrète" évoque le "Project Freedom", un projet d'escorte de navires annoncé début mai puis très rapidement suspendu par Donald Trump en raison, à l'époque, de "grands progrès" dans les discussions avec Téhéran.

Depuis l'entrée en vigueur de la trêve début avril, le dirigeant républicain multiplie les déclarations contradictoires, entre espoir d'un compromis tout proche et menace de reprise des hostilités.

Donald Trump affirmait encore mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue d'un accord avec Téhéran, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour sa conclusion.

Il a par ailleurs affirmé, dans un autre message mercredi, que le blocus américain des ports iraniens était "le plus réussi" de l'histoire, allant selon lui jusqu'à empêcher Téhéran de payer la solde de ses militaires.

Peu après les propos de M. Trump à la Maison Blanche, l'armée américaine a annoncé qu'un de ses avions de combat avait mis hors service un pétrolier dans le Golfe d'Oman qui tentait d'apporter du pétrole en Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
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  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"