Le gouvernement yéménite appelle à la levée du siège de Taïz par les Houthis

La levée du siège autour de Taïz et d’autres provinces faisait partie d’une trêve négociée par l’ONU. (AFP)
La levée du siège autour de Taïz et d’autres provinces faisait partie d’une trêve négociée par l’ONU. (AFP)
Short Url
Publié le Mardi 07 juin 2022

Le gouvernement yéménite appelle à la levée du siège de Taïz par les Houthis

  • Les négociateurs yéménites appellent toutes les parties à honorer la proposition d’ouvrir les routes à Taïz
  • La levée du siège autour de Taïz, la troisième plus grande ville du Yémen, et d’autres régions du pays faisait partie d’une trêve négociée par l’ONU au début du mois d’avril

AMMAN: Les négociateurs du gouvernement yéménite appellent la communauté internationale à exercer davantage de pression sur les Houthis pour la réouverture des routes à Taïz et dans d’autres provinces. 

Dans un communiqué publié mardi par l’Agence de presse yéménite (Saba), l’équipe exhorte toutes les parties à honorer la proposition soumise par l’envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, à ouvrir cinq routes dans le gouvernorat de Taïz et dans d’autres provinces.

«[Cette proposition] représente les demandes minimales de la population de Taïz», ajoute l’équipe de négociateurs. Le gouvernement internationalement reconnu et les Houthis, soutenus par l’Iran, ont accepté jeudi de renouveler la trêve de deux mois supplémentaires, après une pression concertée de l’ONU et des organisations humanitaires internationales.

La levée du siège autour de Taïz, la troisième plus grande ville du Yémen, et d’autres régions du pays faisait partie d’une trêve négociée par l’ONU au début du mois d’avril. Les négociateurs du gouvernement yéménite indiquent qu’après plus de deux semaines de négociations dans la capitale jordanienne, Amman, les Houthis résistent toujours à l’idée d’ouvrir les routes principales de Taïz et proposent plutôt d’ouvrir une nouvelle «route de terre» étroite qui «ne permettrait pas d’atteindre l’objectif de lever le siège et d’alléger les souffrances de la population».

«La milice houthie agit de manière unilatérale pour imposer des routes qui n’ont pas encore été convenues et qui sont éloignées des négociations, ce qui a conduit à l’arrêt des négociations à ce stade», ajoute l’équipe. Les négociateurs exhortent M. Grundberg à exercer la pression nécessaire sur la milice et à l’empêcher de gaspiller la seconde trêve sans respecter l’accord «qui doit être pleinement, et non partiellement, mis en œuvre». 

Les Houthis assiègent la ville de Taïz, capitale de la province du même nom, contrôlée par le gouvernement, depuis mars 2016.

Dimanche, les deux parties ont entamé le deuxième cycle de négociations directes à Amman, après avoir échoué à trouver un accord sur la levée du blocus de Taïz par la milice lors du premier cycle de discussions à la fin du mois dernier.

 Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Short Url
  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Short Url
  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Short Url
  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.