Arrestation au Maroc d'un baron de la drogue français recherché par Interpol

 Le logo de l'Organisation internationale de police criminelle, Interpol (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 08 juin 2022

Arrestation au Maroc d'un baron de la drogue français recherché par Interpol

  • Selon des médias marocains, il s'agit de «Noureddine B.», un baron de la drogue en cavale depuis plusieurs années
  • La justice marocaine devrait se prononcer prochainement sur son extradition

RABAT: Un trafiquant de drogue français, impliqué dans un réseau international et recherché par Interpol, a été arrêté vendredi à Casablanca, au Maroc, a-t-on appris mardi auprès de la police marocaine.

"Un citoyen français d'origine algérienne qui faisait l'objet d'une notice rouge émise par Interpol a été arrêté à l'aéroport Mohammed V de Casablanca", a indiqué la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).

L'homme -- dont l'identité n'a pas été dévoilée par la DGSN -- a été interpellé "pour ses liens avec un réseau criminel de trafic international de drogues dures entre la Belgique, la France et les Pays-Bas", précise le communiqué, sans autre détail.

Selon des médias marocains, il s'agit de "Noureddine B.", un baron de la drogue en cavale depuis plusieurs années.

La notice rouge d'Interpol a été diffusée en avril dernier à la demande des autorités judiciaires françaises pour association de malfaiteurs et trafic de stupéfiants, précise le site d'information Le Desk, citant une source autorisée au sein de la DGSN.

Décrit comme un "gros poisson" du trafic de drogue, le suspect, âgé de 33 ans, serait impliqué dans plusieurs opérations de trafic d'héroïne et de cocaïne entre la France, la Belgique et les Pays-Bas.

Son nom est réapparu récemment comme commanditaire lors d'une opération policière antidrogue dans la région d'Orléans, près de Paris, d'où il est originaire, rapportent des médias marocains.

En 2018, cet homme avait été impliqué dans une affaire d'importation de 200 kilos de cocaïne dans le port du Havre (nord-ouest).

Il était réapparu en 2019 dans une histoire d'importation de stupéfiants à Grenoble (sud-est) par "go fast" depuis le Maghreb via l'Espagne.

En fuite, il avait ensuite été interpellé à Villeurbanne, près de Lyon, en juin 2020. Sa trace avait été perdue depuis.

Suivant la procédure d'usage, la justice marocaine devrait se prononcer prochainement sur son extradition.

En octobre dernier, un des gros barons de la drogue français, Sophiane Hambli, âgé de 46 ans et d'origine algérienne, avait été arrêté dans une clinique de Tanger (nord du Maroc).


Le roi Salmane et le prince héritier saoudien reçoivent le roi de Bahreïn

Le roi Salmane d’Arabie saoudite reçoit son homologue bahreïni au Palais d’Al-Salam à Djeddah dimanche (Photo, SPA).
Le roi Salmane d’Arabie saoudite reçoit son homologue bahreïni au Palais d’Al-Salam à Djeddah dimanche (Photo, SPA).
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  • Etaient également présents plusieurs responsables parmi lesquels le ministre d’Etat Turki ben Mohammed et l’ambassadeur du Bahreïn en Arabie saoudite
  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a ensuite rencontré le roi au palais, organisant un diner pour ce dernier

DJEDDAH: Le roi Salmane d’Arabie saoudite a reçu son homologue bahreïni pour un déjeuner en son honneur au Palais d’Al-Salam à Djeddah ce dimanche.

Le roi Salmane d’Arabie saoudite reçoit son homologue bahreïni au Palais d’Al-Salam à Djeddah dimanche (Photo, SPA).

Etaient également présents plusieurs responsables parmi lesquels le ministre d’Etat Turki ben Mohammed et l’ambassadeur du Bahreïn en Arabie saoudite Cheikh Ali ben Abdulrahmane Ali Al-Khalifa.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a ensuite rencontré le roi au palais, organisant un diner pour ce dernier.

Le roi du Bahreïn est arrivé à Djeddah plus tôt dans la journée et a été reçu par le gouverneur de La Mecque Khalid Al-Faisal et le ministre d’Etat Turki ben Mohammed.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Tebboune réitère l’intérêt de l’Algérie à rejoindre les BRICS

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune (Photo, AFP).
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune (Photo, AFP).
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  • Tebboune avait participé au sommet des BRICS par liaison vidéo à la fin du mois de juin
  • En 2018, la production totale des cinq pays membres s'élevait à approximativement 23,2% du produit brut mondial

ALGER : À une ère de conflits où toutes les nations sont sommées de choisir un camp, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a de nouveau évoqué, ce dimanche soir, la possibilité d’adhésion de l'Algérie aux BRICS, constitués du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique du Sud.

Le président algérien a déclaré lors de sa dernière conférence de presse que l’Algérie tend à réaliser ce projet étant donné que cette organisation représente une « puissance économique et politique », considérable et espère que l'adhésion à ce groupe préservera le pays de « l'extrême polarisation du monde ». 

Tebboune avait précédemment participé au sommet des BRICS par liaison vidéo à la fin du mois de juin.

Dans ce contexte, Tebboune a souligné, sans « anticiper les événements », que « l'Algérie remplit, dans une large mesure, les conditions nécessaires afin de rejoindre le groupe des BRICS ».

Le Chef de l’État algérien, a, par ailleurs, affirmé que l’économie algérienne « commence aujourd’hui à se redresser » ajoutant que l’objectif « est de développer notre revenu national d’une manière qui nous permettra d’entrer dans le groupe des BRICS. ». 
 

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Les présidents chinois Xi Jinping, russe Vladimir Poutine, brésilien Jair Bolsonaro, sud-africain Cyril Ramaphosa et le Premier ministre indien Narendra Modi, assistent à une réunion lors du sommet des BRICS à Brasilia (Photo, AFP).

Des rapports précédents parlaient de la possibilité que de nouveaux pays, à savoir l'Égypte et la Turquie, puissent rejoindre l'organisation.

Ces pays réunis, leur population représenterait environ 3 milliards d'habitants, soit plus de 41 % de la population mondiale.

En 2018, la production totale des cinq pays membres s'élevait à approximativement 23,2% du produit brut mondial.

Un nouvel ordre mondial 

Abdelmadjid Tebboune avait également évoqué "l'approche de l'Algérie face à la nécessité de s'efforcer d'établir un nouveau système économique qui garantisse la parité et l'égalité entre les différents pays", selon ce qui a été cité par l'agence de presse officielle algérienne.

En juin, s’adressant par vidéo conférence au dirigeant chinois qui présidait la réunion des BRICS, ce dernier avait déclaré que  « les tensions et les soubresauts qui secouent les relations internationales aujourd’hui nous interpellent tous, non seulement au vu du volume de la gouvernance mondiale et des défis de l’heure, qui se posent aux efforts visant à instaurer la paix, mettre fin aux conflits et impulser la roue du développement, mais aussi pour les dangers de la polarisation qui augure d’un changement des rapports de force sur la scène internationale et présage les contours du nouvel ordre mondial » faisant référence à l’inexorable division du monde déclenchée par la guerre entre l’Ukraine et la Russie.


Iran: L'UE juge «inacceptable» la répression des manifestations selon Borrell

Manifestation contre la mort de Mahsa Amin à Téhéran (Photo, Reuters).
Manifestation contre la mort de Mahsa Amin à Téhéran (Photo, Reuters).
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  • Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell condamne aussi la décision des autorités iraniennes de restreindre drastiquement l'accès à internet
  • Les manifestations ont commencé le 16 septembre, le jour du décès de Mahsa Amini, arrêtée le 13 septembre à Téhéran pour port inapproprié de vêtements

BRUXELLES: L'Union européenne a jugé dimanche "injustifiable et inacceptable" l'usage "généralisé et disproportionné de la force" contre les manifestants en Iran, après neuf jours de protestations contre la mort d'une jeune femme détenue par la police des moeurs, qui ont fait 41 morts.

Dans une déclaration au nom de l'UE, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell condamne aussi "la décision des autorités iraniennes de restreindre drastiquement l'accès à internet et de bloquer les plateformes de messagerie instantanée", qui "constitue une violation flagrante de la liberté d'expression".

"L'Union européenne continuera à examiner toutes les options à sa disposition, avant le prochain Conseil (des ministres des) Affaires étrangères, face à la mort de Mahsa Amini et à la façon dont les forces de sécurité iraniennes ont répondu aux manifestations qui ont suivi", a averti M. Borrell, sans plus de précision.

Les manifestations ont commencé le 16 septembre, le jour du décès de Mahsa Amini, arrêtée le 13 septembre à Téhéran pour "port inapproprié de vêtements" dans la République islamique où le code vestimentaire pour les femmes est strict.

"Nous attendons de l'Iran qu'il cesse immédiatement la répression violente des manifestations et permette l'accès à internet, ainsi que la libre circulation des informations", ajoute le haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères.

Il a aussi appelé Téhéran à "clarifier le nombre de morts et de personnes arrêtées, à libérer tous les manifestants non-violents".

"La mort de Mahsa Amini doit faire l'objet d'une enquête en bonne et dûe forme, et tout responsable avéré de sa mort doit rendre des comptes", poursuit-il, prenant "note à cet égard de la déclaration du président iranien" Ebrahim Raïssi.

Selon le bilan officiel iranien non détaillé incluant manifestants et forces de l'ordre, 41 personnes ont été tuées en neuf jours de protestations.

Mais le bilan pourrait être plus lourd, l'ONG Iran Human Rights basée à Oslo faisant état d'au moins 54 manifestants tués.