Lac Tchad: Plus de 800 djihadistes tués en deux mois selon la Force multinationale

Des soldats de l'armée tchadienne se tiennent à côté d'un Land Cruiser, sous le regard de passants, à 25 km de N'Djamena, le 3 janvier 2020 (Photo, AFP).
Des soldats de l'armée tchadienne se tiennent à côté d'un Land Cruiser, sous le regard de passants, à 25 km de N'Djamena, le 3 janvier 2020 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 08 juin 2022

Lac Tchad: Plus de 800 djihadistes tués en deux mois selon la Force multinationale

  • La FMM déplore une vingtaine de blessés par des EEI dans les rangs de l'armée nigérienne
  • L'insurrection de Boko Haram est apparue en 2009 au Nigeria

NIAMEY: Plus de 800 djihadistes ont été tués en deux mois sur des îles du Lac Tchad, aux confins du Nigeria, du Niger, du Cameroun et du Tchad, dans des opérations de la Force conjointe (FMM) de ces pays, a assuré mardi cette force.

Du 28 mars au 4 juin, la FMM a conduit une opération conjointe dénommée "Lac Sanity" (Intégrité du Lac) dans les îles du Lac Tchad et des localités voisines en vue de "neutraliser" des "terroristes de Boko Haram et de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap)", explique un rapport de la FMM reçu mardi par l'AFP.

Selon la FMM, l'opération a été "un succès retentissant (avec) sur l'ensemble de l'opération (avec) 805 terroristes neutralisés (tués), la destruction ou la capture de 44 véhicules, 22 motos et une multitude d'armes lourdes et légères".

Près de 3.000 soldats ont été engagés dans ces actions aériennes, terrestres et navales, lancées dans un premier temps par le Cameroun, le Niger et le Nigeria qui ont été rejoints par le Tchad "45 jours" après son déclenchement, précise le document.

Une "importante" quantité de munitions a été également saisie et "des lieux de fabrication" d'engins explosifs improvisés (EEI) ont été "détruits".

La FMM déplore une vingtaine de blessés par des EEI dans les rangs de l'armée nigérienne, dont un dans un état grave.

Le bassin du lac Tchad, qui étire ses rives entre le Nigeria, le Niger, le Cameroun et le Tchad est une vaste étendue d'eau et de marécages où les groupes djihadistes Boko Haram et son rival Iswap ont installé des repaires dans les innombrables îlots dont il est parsemé.

Pour les combattre, en 2015, les armées de ces quatre pays ainsi que celle du Bénin, ont réactivé une Force multinationale mixte (FMM), créée en 1994.

L'insurrection de Boko Haram est apparue en 2009 au Nigeria avant de se propager dans les pays voisins.

Depuis, plus de 36.000 personnes - principalement au Nigeria - ont été tuées, et 3 millions ont dû fuir leur domicile, selon l'ONU.


Variole du singe : 2 889 cas confirmés et plus de 100 000 doses livrées

Le nombre de nouveaux cas enregistrés en une semaine diminue légèrement par rapport à celui de la semaine précédente (216 contre 250). (Photo, AFP)
Le nombre de nouveaux cas enregistrés en une semaine diminue légèrement par rapport à celui de la semaine précédente (216 contre 250). (Photo, AFP)
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  • 2 889 cas confirmés de variole du singe avaient été recensés jeudi en France, rapporte l'agence sanitaire dans un point de situation
  • Pour contrer l'épidémie, 189 lieux de vaccination (centres, pharmacies...) ont été ouverts sur le territoire et 103 000 doses de vaccin y avaient été livrées au total à la date de jeudi

PARIS : La campagne de vaccination contre la variole du singe commence à monter en puissance en France avec plus de 100 000 doses livrées dans les centres alors que le nombre de cas confirmés poursuit sa progression, indique vendredi Santé publique France.

2 889 cas confirmés de variole du singe avaient été recensés jeudi en France, rapporte l'agence sanitaire dans un point de situation. Tous concernaient des adultes de sexe masculin à l'exception de 34 femmes et 7 enfants, précise SpF. Soit trois enfants supplémentaires depuis le bilan précédent publié mercredi.

Par ailleurs, la contamination d'un chien par ses maîtres à Paris a été rapportée la semaine dernière dans la revue médicale The Lancet.

Concernant la répartition géographique des cas selon le lieu de résidence ou de signalement, l'Île-de-France reste largement en tête avec près de 1.700 cas recensés, suivie de l'Occitanie, d'Auvergne-Rhône-Alpes et de Provence-Alpes-Côte d'Azur avec respectivement 251, 217 et 203 cas.

Le nombre de nouveaux cas enregistrés en une semaine diminue légèrement par rapport à celui de la semaine précédente (216 contre 250). Mais cela ne traduit pas forcément un ralentissement de l'épidémie car les personnes cas contact ayant des signes cliniques évocateurs ne sont pas nécessairement testées.

Pour contrer l'épidémie, 189 lieux de vaccination (centres, pharmacies...) ont été ouverts sur le territoire et 103 000 doses de vaccin y avaient été livrées au total à la date de jeudi, soit 46 475 doses supplémentaires en une semaine.

Au 17 août, 43 767 doses avaient été administrées, rapporte le ministère de la Santé.

Un chiffre encore éloigné des 37 000 vaccinations hebdomadaires demandées la semaine dernière par des associations afin de permettre la vaccination avant la fin de l'été de l'ensemble du public jugé à risque de contamination.

 


Le métro de Londres quasi paralysé par une grève face à l'inflation

Des passagers attendent des taxis à l'extérieur de la gare Victoria de Londres, le 19 août 2022, alors que la grève des bus, du National Rail et du métro de Londres affecte les services. (Photo, AFP)
Des passagers attendent des taxis à l'extérieur de la gare Victoria de Londres, le 19 août 2022, alors que la grève des bus, du National Rail et du métro de Londres affecte les services. (Photo, AFP)
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  • « Il n'y a pratiquement aucun service» dans le métro de Londres, même si « deux lignes offrent une circulation réduite» avec un train toutes les 15 minutes environ
  • Le très étendu métro de la capitale britannique transporte en temps ordinaire jusqu'à 5 millions de passagers par jour, qui cherchaient vendredi d'autres façons de se déplacer pour ceux forcés d'aller travailler

LONDRES : Le métro de Londres était quasi paralysé vendredi et le reste du réseau de transports en commun très perturbé par une grève pour les salaires, face à une inflation qui s'emballe au Royaume-Uni, au lendemain d'un débrayage massif de cheminots.

"Il n'y a pratiquement aucun service" dans le métro de Londres, même si "deux lignes offrent une circulation réduite" avec un train toutes les 15 minutes environ, a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'opérateur de transports publics TfL.

Le très étendu métro de la capitale britannique transporte en temps ordinaire jusqu'à 5 millions de passagers par jour, qui cherchaient vendredi d'autres façons de se déplacer pour ceux forcés d'aller travailler.

Les bus, dont le trafic était aussi perturbé, étaient surchargés en raison du repli de nombreux Londoniens sur ce mode de transport, et la capitale britannique était en proie aux embouteillages en raison d'un nombre d'automobilistes plus important que d'ordinaire.

Devant la station Blackhorse Road (Nord-Est de Londres), un employé non-gréviste criait à la cantonade: "pas de métro, overground seulement", faisant référence au réseau de banlieue qui fonctionne vendredi en service réduit.

Beaucoup d'usagers n'avaient pas anticipé la grève: "je vais être en retard au travail, je dois me rendre dans le centre de Londres", lançait ainsi en début de matinée une jeune femme, sortant en courant de la station et se précipitant vers les arrêts de bus attenants.

Si de nombreux usagers des trains jeudi se montraient compréhensifs envers les grévistes du rail, certains Londoniens en retard se montraient moins cléments vendredi.

"Je comprends le message (que les grévistes) veulent faire passer à leurs patrons, mais (...) Londres est une grande ville et de nombreuses personnes ont besoin de se rendre à leur travail", critique Catherine Ondo, une vendeuse âgée de 25 ans.

Impasse

"Je ne sais pas comment je vais me rendre au travail", se désole Greg Skalski, 43 ans, employé dans la construction. Il dénonce "les tarifs de TfL qui ont fortement augmenté" et estime que les salaires de l'opérateur public sont déjà au-dessus de la moyenne du pays.

Le Royaume-Uni connaît ces jours-ci une nouvelle salve de débrayages massifs dans les transports, la poste, les ports...

C'est le plus gros mouvement de grève depuis des décennies face à l'inflation, qui a atteint en juillet 10,1% sur un an et pourrait dépasser 13% en octobre, le niveau le plus élevé d'un pays du G7.

Dans les transports publics londoniens, plombés par la pandémie et qui cherchent des solutions de financement pérennes, les salariés font aussi grève pour s'assurer que les emplois, le régime de raite et les conditions de travail seront maintenus.

Un nouveau jour de débrayage est prévu dans les trains samedi, alors que les négociations avec la multitude d'opérateurs ferroviaires privés du secteur sont dans l'impasse.

Le ministre des Transports Grant Shapps, accusé de bloquer la situation, reproche de son côté aux organisations syndicales de refuser des réformes pour moderniser le rail et a assuré vendredi qu'il pourrait passer en force.

Liz Truss, la favorite dans la course à la succession de Boris Johnson à Downing Street, a aussi fait preuve de fermeté envers les syndicats sur Twitter. "En tant que Premier ministre, je ne laisserai pas notre pays être rançonné par des syndicalistes militants", a-t-elle écrit.

Le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, qui a autorité sur les transports londoniens et qui est engagé depuis des mois dans un bras de fer sur leur financement avec l'exécutif, s'est dit de son côté "inquiet que le gouvernement ne pousse délibérément (les syndicats) à la grève à Londres", dans des déclarations à Sky News.


Au moins 22 millions de personnes menacées par la faim dans la Corne de l'Afrique, selon le PAM

Une famille déplacée évacuée d'une zone inondée après le débordement du Nil suite aux fortes pluies continues qui ont provoqué le déplacement de milliers de personnes à Bor, dans le centre du Soudan du Sud, le 9 août 2020. (AFP).
Une famille déplacée évacuée d'une zone inondée après le débordement du Nil suite aux fortes pluies continues qui ont provoqué le déplacement de milliers de personnes à Bor, dans le centre du Soudan du Sud, le 9 août 2020. (AFP).
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  • Début 2022, le PAM avait appelé à la mobilisation de fonds pour venir en aide aux 13 millions de personnes alors menacées par la faim dans la Corne de l'Afrique
  • Ce nombre atteindra «au moins 22 millions d'ici septembre», souligne le PAM dans un communiqué

NAIROBI : Au moins 22 millions de personnes seront menacées par la faim d'ici septembre dans la Corne de l'Afrique, où le risque d'une famine grandit en raison d'une sécheresse historique, a déclaré vendredi le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.

Quatre saisons de pluies défaillantes depuis fin 2020 ont provoqué la pire sécheresse depuis au moins 40 ans, tuant des millions de têtes de bétail, détruisant les récoltes et plongeant des régions du Kenya, de Somalie et d'Éthiopie dans des conditions proches de la famine.

Plus d'un million de personnes ont quitté leurs foyers à la recherche de nourriture et d'eau.

Début 2022, le PAM avait appelé à la mobilisation de fonds pour venir en aide aux 13 millions de personnes alors menacées par la faim dans la Corne de l'Afrique.

Mi-2022, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie qui a capté l'attention des donateurs mondiaux et fait exploser les prix des denrées alimentaires et du carburant, le PAM estimait que 20 millions de personnes nécessitaient une aide urgente dans la région.

Ce nombre atteindra "au moins 22 millions d'ici septembre", souligne le PAM dans un communiqué.

Il "continuera d'augmenter et la faim s'aggravera si la prochaine saison des pluies (d'octobre à décembre) échoue et que les personnes les plus vulnérables ne reçoivent pas d'aide humanitaire", ajoute l'agence onusienne, estimant que "la famine est désormais un risque sérieux, en particulier en Somalie".

"Il n'y a toujours pas de fin en vue à cette crise de la sécheresse (...) Le monde doit agir maintenant pour protéger les communautés les plus vulnérables de la menace d'une famine généralisée dans la Corne de l'Afrique", exhorte le directeur exécutif du PAM, David Beasley, dans le communiqué.

Selon le PAM, 418 millions de dollars sont nécessaires sur les six prochains mois venir en aide aux populations les plus touchées.

Le mois dernier, les États-Unis ont annoncé débloquer 1,2 milliard de dollars de nourriture et de traitements contre la malnutrition pour endiguer le risque de famine dans la Corne de l'Afrique et exhorté les autres pays à se joindre à cet effort.