«Consterné», Boris Johnson cherche avec Kiev à libérer deux Britanniques condamnés à morts

Le Premier ministre britannique Boris Johnson prononce un discours à Blackpool, en Angleterre, le 9 juin 2022 (Photo, AFP).
Le Premier ministre britannique Boris Johnson prononce un discours à Blackpool, en Angleterre, le 9 juin 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 11 juin 2022

«Consterné», Boris Johnson cherche avec Kiev à libérer deux Britanniques condamnés à morts

  • Les Britanniques Aiden Aslin et Shaun Pinner et le Marocain Brahim Saadoun ont été condamnés à mort
  • «Ce sont des prisonniers de guerre et devraient être traités comme tels»

LONDRES: Le Premier ministre britannique Boris Johnson est "consterné" par la condamnation à mort de deux Britanniques par des séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, a indiqué vendredi Downing Street, disant travailler avec Kiev à leur libération.

Les Britanniques Aiden Aslin et Shaun Pinner et le Marocain Brahim Saadoun, faits prisonniers en Ukraine où ils combattaient pour Kiev, ont été condamnés à mort jeudi pour mercenariat par la justice des autorités séparatistes de Donetsk.

"Le Premier ministre est consterné par la condamnation de ces hommes", a déclaré son porte-parole à la presse, insistant que Londres "soutient l'Ukraine dans ses efforts pour les libérer".

"Clairement, ils servaient dans les forces armées ukrainiennes et sont des prisonniers de guerre", et non des mercenaires, a-t-il ajouté, rejetant l'accusation de mercenariat.

La cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss - qui avait qualifié jeudi le verdict de "simulacre de jugement sans légitimité" - s'est entretenue vendredi matin avec son homologue ukrainien Dmytro Kouleba.

Elle a dit sur Twitter avoir discuté avec lui "des efforts pour sécuriser la libération des prisonniers de guerre retenus par les pro-russes. Le jugement à leur encontre est une infraction flagrante à la convention de Genève".

Berlin a également jugé "choquante" vendredi la condamnation à mort de ces combattants étrangers, tandis que Paris s'est déclaré "extrêmement préoccupé".

"Ces personnes doivent être traitées dans le respect du droit international humanitaire", a affirmé le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué, appelant "la Russie et ses supplétifs en Ukraine à respecter leurs obligations à cet égard".

«Prix» d'un échange

La famille d'Aiden Aslin avait expliqué fin avril que ce dernier avait déménagé en 2018 en Ukraine, où il avait rencontré sa compagne et s'était installé à Mykolaïv (sud). Il avait décidé de rejoindre les Marines ukrainiens et a servi dans cette unité pendant près de quatre ans.

La famille de Shaun Pinner avait elle indiqué que celui-ci n'était "ni un volontaire ni un mercenaire, mais sert officiellement dans l'armée ukrainienne conformément à la législation ukrainienne". Il s'était, lui aussi, installé en 2018 en Ukraine et a épousé une Ukrainienne.

Interrogé sur la BBC sur la manière possible de les libérer, l'ambassadeur d'Ukraine à Londres, Vadym Prystaïko, a précisé que "ce sera un échange": "La question c'est quel sera le prix, parce que les Russes parlent d'un échange avec des députés ukrainiens" ayant travaillé au profit de la Russie.

Il a rappelé que ces combattants britanniques avaient "des contrats avec les forces armées (ukrainiennes), ils vivaient en Ukraine avant".

"Ce sont des prisonniers de guerre et devraient être traités comme tels, de la même manière dont nous traitons les Russes en captivité", a-t-il plaidé.

Le député et ancien ministre conservateur Robert Jenrick, qui représente la circonscription de M. Aslin, a appelé le Foreign Office à convoquer l'ambassadeur russe au Royaume-Uni. Il a affirmé avoir reçu des garanties des autorités ukrainiennes que MM. Aslin et Pinner seraient libérés en priorité dans l'optique d'échange de prisonniers entre Kiev et Moscou.

Vendredi, l'ONU a exprimé son "inquiétude" après les condamnations à mort des trois combattants étrangers.

"Selon le commandant en chef de l'Ukraine, tous ces hommes faisaient partie des forces armées ukrainiennes. Si c'est le cas, ils ne devraient pas être considérés comme des mercenaires", a indiqué une porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, Ravina Shamdasani.

Quatre militaires volontaires étrangers, dont un Français, ont été tués en combattant l'invasion russe en Ukraine, a annoncé la Lidu, organisme officiel des combattants volontaires étrangers.

La Russie a,pour sa part, affirmé cette semaine avoir tué "des centaines" de combattants étrangers en Ukraine depuis le début de son offensive le 24 février, parvenant, selon elle, à endiguer le flux de nouveaux arrivants.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.