Accident d'hélicoptère en Italie: les condoléances d'Emmanuel Macron à Tamara Tayyah

L'homme d'affaires libanais Tarek Tayyah (à gauche) a été retrouvé mort avec six autres personnes dans un accident d'hélicoptère en Italie samedi, près de deux ans après la disparition de son épouse Hala Tayyah (à droite) dans l'explosion du port de Beyrouth en août 2020. (Twitter)
L'homme d'affaires libanais Tarek Tayyah (à gauche) a été retrouvé mort avec six autres personnes dans un accident d'hélicoptère en Italie samedi, près de deux ans après la disparition de son épouse Hala Tayyah (à droite) dans l'explosion du port de Beyrouth en août 2020. (Twitter)
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Publié le Dimanche 12 juin 2022

Accident d'hélicoptère en Italie: les condoléances d'Emmanuel Macron à Tamara Tayyah

  • Sept personnes, dont deux Libanais, meurent dans un accident d'hélicoptère en Italie
  • L'épouse de l'une des victimes libanaises avait été tuée dans l'explosion du port de Beyrouth en 2020

DUBAΪ : Le sort s’est acharné samedi contre une famille libanaise lorsqu'un de ses membres a été tué dans un accident d'hélicoptère en Italie, près de deux ans après la disparition de sa femme dans l'explosion du port de Beyrouth.

Les médias libanais ont identifié Tarek Tayyah et son compatriote Chadi Kreidi parmi les sept victimes de l'accident.

L'homme d'affaires libanais Tarek Tayyah aurait été retrouvé parmi les sept corps découverts par les sauveteurs italiens, deux jours après que leur hélicoptère ait décollé de Toscane et disparu des écrans radar.

Tayyah est le mari de la créatrice de bijoux Hala Tayyah, tuée lors de l'explosion du port de Beyrouth le 4 août 2020, qui a fait plus de 200 morts.

La fille de la bijoutière, Tamara Tayyah, avait offert au président français Emmanuel Macron, lorsqu'il s'est rendu au Liban quelques jours après l'explosion, un pin en forme de carte du Liban, conçu par sa mère,

Emmanuel Macron a adressé à la jeune fille une lettre de condoléances qu'il a publiée sur sa page Facebook samedi soir, dans laquelle il écrit:

"Le 1er septembre 2020 à Beyrouth, j’ai entendu de nombreux témoignages bouleversants. Il y en a un qui m’a particulièrement touché, c’est celui de la petite Tamara. L’explosion lui a retiré ce qu’elle avait de plus cher, sa maman.

Si je me suis engagé, si je suis resté mobilisé pour le Liban et que je le reste pleinement aujourd’hui, c’est pour Tamara et l’espoir qu’elle incarne, celui de la jeunesse libanaise.

Dans un accident en Italie, Tamara a perdu son papa. Je veux lui dire que je partage sa peine et que mes pensées l’accompagnent dans cette épreuve terrible.

Plus que jamais de tout cœur avec elle."

Selon les médias italiens, l'hélicoptère a décollé jeudi de Lucques, en Toscane, et se dirigeait vers la ville de Trévise, dans le nord du pays, lorsqu'il s'est perdu au-dessus d'une zone éloignée dans de mauvaises conditions météorologiques.

« Les sauveteurs ont retrouvé morts les sept passagers de l'hélicoptère, quatre de nationalité turque et deux de nationalité libanaise, qui étaient en voyage d'affaires en Italie, ainsi que le pilote italien », a déclaré le bureau du préfet de la ville de Modène.

L'hélicoptère a été localisé dans une zone montagneuse à la frontière entre la Toscane et la région Emilia Romagna.

Kreidi était marié et père de quatre enfants. Des collègues de travail, des amis et des membres de la famille de Kreidi et Tayyah ont demandé sur les médias sociaux de prier pour leur sécurité après la disparition de l’appareil des radars jeudi.

Une connaissance de la famille Tayyah a déclaré à Arab News : « Nous espérions que l'hélicoptère serait retrouvé. C'est un tel crève-cœur... Tarek était une âme si joyeuse. La famille ne s'est pas encore remise de la disparition de Hala qu’elle est frappée par cette tragédie. »

« Que leurs âmes reposent en paix », a déclaré ce proche, qui a requis l'anonymat pour préserver la vie privée de la famille.

Les procureurs italiens ont bouclé la zone dans le cadre de l'enquête sur l'incident.

« Nous avons obtenu les coordonnées du lieu, nous sommes allés sur le site et tout avait brûlé. L'hélicoptère se trouve dans une vallée, près d'un ruisseau », a déclaré un secouriste dans une vidéo publiée sur le compte Twitter de l'armée de l'air italienne.

Les hommes d'affaires turcs travaillaient pour Eczacibasi Consumer Products, une filiale du groupe industriel turc Eczacibasi. Ils participaient à un salon des technologies du papier en Italie, a indiqué l'entreprise dans un communiqué.

L'agence de presse ANSA a indiqué que l’hélicoptère appartenait à la société de transport et de maintenance aéronautique Avio Helicopters, basée à Thiene, dans le nord de l'Italie.

Avio Helicopters n'était pas disponible pour un commentaire.

 

(Avec Reuters)

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.