Les inscriptions pour le Hajj sont désormais closes et le tirage au sort par voie électronique commence

Des fidèles musulmans effectuent le rituel de lapidation symbolique de Satan dans le cadre du pèlerinage du Hajj à Mina, près de la Ville sainte de La Mecque, en Arabie saoudite, le 20 juillet 2021. (AFP)
Des fidèles musulmans effectuent le rituel de lapidation symbolique de Satan dans le cadre du pèlerinage du Hajj à Mina, près de la Ville sainte de La Mecque, en Arabie saoudite, le 20 juillet 2021. (AFP)
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Publié le Mercredi 29 juin 2022

Les inscriptions pour le Hajj sont désormais closes et le tirage au sort par voie électronique commence

  • La sélection des candidats se fera par tirage au sort électronique et la priorité sera donnée à ceux qui n’ont pas effectué le Hajj auparavant
  • Cette année, le Hajj aura probablement lieu au cours de la première ou de la deuxième semaine de juillet

RIYAD: Le ministère saoudien du Hajj et de l’Omra a clôturé les inscriptions des pèlerins nationaux à la saison du Hajj de cette année. Il a précisé que les noms seraient annoncés plus tard dans la journée après un tirage au sort. 

Le nombre de personnes qui habitent le royaume d’Arabie saoudite et se sont inscrites au Hajj a atteint plus de 390 000, déclare le porte-parole officiel du ministère, Hicham Saïd. La sélection des candidats se fera par tirage au sort électronique; la priorité est donnée à ceux qui n’ont pas effectué le Hajj auparavant, déclare-t-il. 

EN BREF

  • Le nombre de personnes qui habitent le royaume d’Arabie saoudite et se sont inscrites au Hajj a atteint plus de 390 000. La sélection des candidats se fera par tirage au sort électronique; la priorité est donnée à ceux qui n’ont pas effectué le Hajj auparavant. 

  • Les pèlerins dont la demande est acceptée recevront une confirmation par SMS sur leurs téléphones. 

«Le processus de tri et de tirage au sort commencera à sélectionner les candidats qui répondent aux exigences précédemment annoncées par le ministère», affirme M. Saïd, qui est également sous-ministre adjoint du Hajj et de l’Omra. 

Les pèlerins dont la demande est acceptée recevront un message par SMS sur leurs téléphones qui leur indiquera qu’ils ont été sélectionnés pour effectuer le Hajj, le cinquième pilier de l’islam. 

«Les candidats auront quarante-huit heures pour régler les frais des forfaits sélectionnés, après quoi les permis du Hajj leur seront délivrés», explique-t-il. 

Le ministère a également réduit les prix des trois forfaits d’accueil pour la saison du Hajj cette année. 

Le forfait «Al-Abraj» coûte désormais 13 943,75 riyals saoudiens (SAR), soit 3 716,33 dollars (1 dollar = 0,95 euro) par pèlerin; «Tentes développées» s’élève à 11 970,35 SAR et «Tentes peu développées» coûte 9 098,80 SAR par pèlerin. Ces prix n’incluent ni la taxe sur la valeur ajoutée ni le transport terrestre ou aérien vers La Mecque ou à partir de la Ville sainte, précise le ministère. 

Les inscriptions ont été ouvertes pour les pèlerins nationaux au début du mois de juin via l’application Eatmarna et le site Internet du ministère. 

Le ministère rappelle que ceux qui souhaitent s’inscrire au Hajj, qu’ils soient résidents ou citoyens, ne doivent pas être âgés de plus de 65 ans et qu’il leur faudra disposer d’un schéma de vaccination complet dans l’application Tawakkalna. 

Auparavant, le ministère avait confirmé que les pèlerins en provenance d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Australie pouvaient également s’inscrire par voie électronique pour le Hajj cette année. 

Les pèlerins de ces pays ont pu enregistrer leurs données et soumettre leurs documents officiels, parmi lesquels les passeports et les certificats de vaccination à la Covid-19. Puis ils sont inscrits au processus de tirage au sort relatif au forfait qu’ils ont choisi. Si leur demande est acceptée, ils doivent procéder au paiement en ligne. Les demandes sont envoyées ensuite au ministère des Affaires étrangères afin que soient délivrés des visas, en collaboration avec le centre d’information du ministère. 

Ce dernier précise que les candidats au Hajj et à l’Omra ont la possibilité de s’informer en écrivant à [email protected], en téléphonant au 920002814 ou en consultant le compte officiel, sur Twitter. 

Cette année, le Hajj aura probablement lieu au cours de la première ou de la deuxième semaine de juillet, la date finale devant être confirmée après l’observation de la nouvelle lune de Dhou al-Hijja. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.


Le Premier ministre irakien condamne une « attaque de drone» au-dessus d'Erbil

Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a condamné une "attaque de drones" qui a violé l'espace aérien d'Erbil, dans la région du Kurdistan (nord), a indiqué jeudi son cabinet, après que plusieurs drones ont été abattus. (AFP)
Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a condamné une "attaque de drones" qui a violé l'espace aérien d'Erbil, dans la région du Kurdistan (nord), a indiqué jeudi son cabinet, après que plusieurs drones ont été abattus. (AFP)
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  • Il s'agit des premières attaques de drones signalées près du consulat à Erbil depuis le début d'un fragile cessez-le-feu en avril
  • Les forces kurdes de lutte antiterroriste ont assuré que les forces de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis avaient "abattu et détruit huit drones chargés d'explosifs au-dessus d'Erbil entre 20H53 et 21H20"

ERBIL: La coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis a abattu plusieurs drones mercredi au-dessus d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, ont annoncé les forces kurdes.

Des journalistes de l'AFP ont dit avoir vu des drones survoler Erbil, dans le nord de l'Irak, avant d'être touchés par la défense antiaérienne, provoquant des explosions et une fumée visible près du consulat américain, qui a déjà été la cible d'attaques de drones et de roquettes depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Il s'agit des premières attaques de drones signalées près du consulat à Erbil depuis le début d'un fragile cessez-le-feu en avril.

Les forces kurdes de lutte antiterroriste ont assuré que les forces de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis avaient "abattu et détruit huit drones chargés d'explosifs au-dessus d'Erbil entre 20H53 et 21H20" (17H53 et 18H20 GMT).

Il n'a pas été fait état de victimes.

Aucun groupe n'a revendiqué ces attaques dans l'immédiat. Elles coïncident avec la visite du nouveau Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi à Washington, où il a rencontré le président américain Donald Trump.

Le Kurdistan irakien, une région riche en pétrole où sont présentes des forces américaines, a été visé depuis le début de la guerre déclenchée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël le 28 février. Des groupes armés irakiens pro-iraniens ont été à l'origine de la plupart de ces attaques.

Ceux-ci ont pris pour cible plus de 600 fois des installations américaines en Irak.

L'Iran a également procédé à des frappes contre des rebelles kurdes iraniens basés au Kurdistan irakien pendant la guerre et même après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

 


L'Iran menace de réduire à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées 

L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques. (AFP)
L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques. (AFP)
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  • "Toutes les infrastructures de la région seront écrasées sous les coups d'acier des puissantes forces armées de la République islamique d'Iran, à tel point qu'il n'en restera aucune trace, comme si elles n'avaient jamais existé"
  • Donald Trump a affirmé mardi sur la chaîne Fox News qu'il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine, à moins que les Iraniens ne "s'assoient à la table des négociations"

TEHERAN: L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques.

"Toutes les infrastructures de la région seront écrasées sous les coups d'acier des puissantes forces armées de la République islamique d'Iran, à tel point qu'il n'en restera aucune trace, comme si elles n'avaient jamais existé", a affirmé le commandement interarmées iranien dans un communiqué réagissant aux menaces proférées par le président américain.

Donald Trump a affirmé mardi sur la chaîne Fox News qu'il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine, à moins que les Iraniens ne "s'assoient à la table des négociations".