À la veille du Hajj 2022, le gouvernement saoudien veut fournir les meilleurs services aux pèlerins

Des fleurs, des dattes et des bouteilles d'eau de Zamzam ont été offertes aux pèlerins indonésiens à leur arrivée. (SPA)
Des fleurs, des dattes et des bouteilles d'eau de Zamzam ont été offertes aux pèlerins indonésiens à leur arrivée. (SPA)
Des fleurs, des dattes et des bouteilles d'eau de Zamzam ont été offertes aux pèlerins indonésiens à leur arrivée. (SPA)
Des fleurs, des dattes et des bouteilles d'eau de Zamzam ont été offertes aux pèlerins indonésiens à leur arrivée. (SPA)
100 051 autorisations pour le Hajj ont été accordées à l'Indonésie, ce qui représente le plus grand nombre d'autorisations données à un seul pays. (Photo fournie)
100 051 autorisations pour le Hajj ont été accordées à l'Indonésie, ce qui représente le plus grand nombre d'autorisations données à un seul pays. (Photo fournie)
M. Al-Thaqafi a fait l’éloge du peuple indonésien, qui a la réputation d'être calme et respectueux, comme en témoigne son comportement lors des voyages du Hajj et de l’Omra. (Photo fournie)
M. Al-Thaqafi a fait l’éloge du peuple indonésien, qui a la réputation d'être calme et respectueux, comme en témoigne son comportement lors des voyages du Hajj et de l’Omra. (Photo fournie)
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Publié le Samedi 25 juin 2022

À la veille du Hajj 2022, le gouvernement saoudien veut fournir les meilleurs services aux pèlerins

  • Le premier groupe de pèlerins étrangers à arriver en Arabie saoudite pour accomplir le Hajj venait d'Indonésie
  • Un million de pèlerins pourront effectuer le Hajj cette année après la levée des restrictions strictes imposées depuis 2020 en raison de la pandémie de Covid-19

LA MECQUE: À un mois du Hajj, l'ambassadeur saoudien en Indonésie, Essam al-Thaqafi, a fait part de la volonté du gouvernement saoudien d'offrir le meilleur service aux pèlerins. Ces derniers, venus du monde entier, participeront cette année au Hajj pour la première fois depuis que la pandémie de Covid-19 a éclaté, au début de l'année 2020.

L'ambassadeur a précisé que le personnel de l'ambassade saoudienne à Jakarta s'employait à préparer au mieux l'événement. Comme il a été annoncé auparavant, 100 051 autorisations ont été accordées à l'Indonésie pour le Hajj, ce qui représente le plus grand nombre d'autorisations accordées à un seul pays.

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L'ambassadeur saoudien en Indonésie, Essam Al-Thaqafi, a précisé que le personnel de l'ambassade saoudienne à Jakarta s'employait à préparer au mieux l'événement. (Photo fournie)

Au mois d'avril, les autorités saoudiennes ont annoncé qu'un million de pèlerins pourront effectuer le Hajj cette année après la levée des restrictions strictes imposées au cours des deux dernières années. Ce chiffre correspond à une importante amélioration par rapport à l'année dernière: 600 000 pèlerins, qui vivaient tous dans le Royaume. En revanche, le nombre de pèlerins reste nettement inférieur aux 2, 5 millions prévus en 2019, avant l'apparition de la pandémie.

Selon M. Al-Thaqafi, le peuple indonésien a été enchanté de la décision du Royaume qui a consisté à augmenter le nombre de pèlerins cette année au fur et à mesure que la pandémie se résorbait. L'ambassade saoudienne coopère, selon lui, avec le ministère indonésien des Affaires religieuses et le ministère saoudien du Hajj et de l’Omra afin d’assurer un voyage confortable aux pèlerins venus d'Indonésie. La semaine dernière, plus précisément durant le week-end, le premier groupe de pèlerins étrangers à arriver en Arabie saoudite pour accomplir le Hajj venait d'Indonésie.

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Des fleurs, des dattes et des bouteilles d'eau de Zamzam ont été offertes aux pèlerins indonésiens à leur arrivée. (Photo fournie).

M. Al-Thaqafi a en outre fait l'éloge de l'initiative intitulée «Route de La Mecque». Il a également salué le soutien apporté à cette initiative par l'ambassade saoudienne à Jakarta. C'est en 2019 que le ministère saoudien de l'Intérieur avait lancé ce projet dans cinq pays (l'Indonésie, le Pakistan, la Malaisie, le Maroc et le Bangladesh). Elle est destinée à simplifier les formalités à accomplir par les pèlerins et à leur permettre de voyager facilement de leur pays d'origine jusqu'à leur lieu d'hébergement lors du Hajj. Selon l'ambassadeur, plus de soixante fonctionnaires saoudiens sont en poste à l'aéroport de Soekarno-Hatta, en Indonésie, pour assurer les services aux pèlerins.

Certains citoyens indonésiens doivent attendre plus de trente ans avant d’obtenir une autorisation pour accomplir le Hajj, explique M. Al-Thaqafi. C’est pourquoi ce pèlerinage s’apparente à un voyage que l’on accomplit une seule fois dans sa vie. Il a fait l’éloge du peuple indonésien, qui a la réputation d'être calme et respectueux, comme en témoigne son comportement lors des voyages du Hajj et de l’Omra.

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Des fleurs, des dattes et des bouteilles d'eau de Zamzam ont été offertes aux pèlerins indonésiens à leur arrivée. (Photo fournie)

«Le monde entier a vu le premier groupe de pèlerins indonésiens arriver à Médine il y a quelques jours. Nous avons été ravis de constater à quel point ils étaient organisés», a observé M. Al-Thaqafi. Il a par ailleurs salué le personnel saoudien qui accompagnera les pèlerins pendant le Hajj.

C'est le 4 juin que l’avion qui transporte le premier groupe de pèlerins indonésiens (trois cent cinquante-huit personnes) est arrivé à Médine. Ils ont été accueillis par Mohammed al-Bijawe, sous-secrétaire aux affaires des voyages au sein du ministère du Hajj et de l’Omra, Abdelaziz Ahmed, ambassadeur d'Indonésie en Arabie saoudite, ainsi que par d'autres officiels. Des fleurs, des dattes et des bouteilles d'eau de Zamzam ont été offertes aux pèlerins indonésiens à leur arrivée.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël: Netanyahu a accepté une invitation à siéger au «Conseil de paix» de Trump

Benjamin Netanyahu a accepté une invitation du président américain Donald Trump à siéger à son "Conseil de paix", a annoncé mercredi le bureau du Premier ministre israélien. (AFP)
Benjamin Netanyahu a accepté une invitation du président américain Donald Trump à siéger à son "Conseil de paix", a annoncé mercredi le bureau du Premier ministre israélien. (AFP)
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  • "Benjamin Netanyahu a (...) accepté l'invitation du président américain Donald Trump (à) rejoindre, en tant que membre, le Conseil de paix"
  • Le "Conseil de paix" avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans de guerre entre Israël et le mouvements islamiste palestinien Hamas

JERUSALEM: Benjamin Netanyahu a accepté une invitation du président américain Donald Trump à siéger à son "Conseil de paix", a annoncé mercredi le bureau du Premier ministre israélien.

"Benjamin Netanyahu a (...) accepté l'invitation du président américain Donald Trump (à) rejoindre, en tant que membre, le Conseil de paix", qui sera composé de dirigeants de pays du monde entier", indique un bref communiqué de son bureau.

Le "Conseil de paix" avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans de guerre entre Israël et le mouvements islamiste palestinien Hamas.

Mais le projet de "charte" présenté par M. Trump accorde à ce dernier, en tant que président de cet organisme, des pouvoirs très étendus et révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question du territoire palestinien : celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.

La création du "Conseil de paix" prévu par le plan de M. Trump pour Gaza a bien été endossée, comme le reste de cette initiative, par le Conseil de sécurité des Nations unies, mais "strictement à cette fin", a rappelé lundi Farhan Haq, porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

Sous la pression des Etats-Unis, un cessez-le-feu très fragile est entré en vigueur le 10 octobre, un peu plus de deux ans après le début de la guerre de Gaza déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023.

Les Etats-Unis ont annoncé mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan de M. Trump censé mettre fin à la guerre, alors que les deux belligérants s'accusent mutuellement de violer la trêve de façon quotidienne.

Le gouvernement de M. Netanyahu menace régulièrement de reprendre l'offensive si le Hamas n'accepte pas de désarmer conformément à ses exigences.

Outre le désarmement du Hamas, la deuxième phase du plan Trump prévoit un retrait israélien graduel de la bande de Gaza et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.

M. Netanyahu répète régulièrement son opposition à la création d'un Etat palestinien, allant ainsi à l'encontre du consensus onusien selon lequel la solution de paix dite à deux Etats est la seule à même de mettre un terme définitif au conflit israélo-palestinien.


Des bulldozers israéliens démolissent des bâtiments au siège de l'Unrwa à Jérusalem-Est

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JERUSALEM: Des bulldozers israéliens ont démoli mardi sans avertissement préalable des bâtiments du siège de l'Unrwa à Jérusalem-Est, l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens dénonçant une "attaque sans précédent".

Des forces israéliennes ont "pris d'assaut" le complexe peu après 07H00 (05H00 GMT), a dit à l'AFP un porte-parole de l'Unrwa, Jonathan Fowler, précisant qu'elles avaient forcé les gardes de sécurité à partir.

Le site n'est plus occupé par l'Unrwa depuis l'interdiction il y a un an de ses activités par Israël, qui accuse cette agence de liens avec le Hamas.

Israël considère que cette interdiction s'applique aussi à Jérusalem-Est, la partie de la ville qu'il occupe depuis 1967 puis a annexée, en violation selon l'ONU du droit international.

Un photographe de l'AFP a vu des engins de chantier démolir au moins un bâtiment du complexe, au-dessus duquel flottait un drapeau israélien, en présence de responsables politiques israéliens.

"Il s'agit d'une attaque sans précédent contre l'Unrwa et ses locaux, elle constitue une violation grave du droit international et des privilèges et immunités des Nations unies", a dénoncé M. Fowler.

"Cela devrait nous servir de signal d'alarme", a-t-il ajouté, "ce qui arrive aujourd'hui à l'Unrwa peut arriver demain à n'importe quelle autre organisation internationale ou mission diplomatique".

Interrogé par l'AFP, le directeur de l'Unrwa en Cisjordanie occupée (dont dépend Jérusalem-Est), Roland Friedrich, a discerné une "probable intention" israélienne de "s'emparer des terrains pour construire des colonies", alors que le siège de l'organisation est déjà entouré de quartiers de colonisation.

Immunité en question 

Le ministère des Affaires étrangères israélien a défendu une "mise en oeuvre de la législation israélienne existante concernant +l'Unrwa-Hamas+".

Les autorités israéliennes ont accusé des employés de l'agence d'avoir participé à l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza.

L'ONU avait annoncé en août 2024 avoir limogé neuf de ses employés à Gaza, indiquant qu'ils pourraient avoir été impliqués, tout en précisant que leur commission d'enquête n'avait pas pu authentifier les renseignements utilisés par Israël pour fonder ses allégations.

Le complexe "ne bénéficie d'aucune immunité et sa saisie par les autorités israéliennes a été effectuée conformément au droit israélien et international", a aussi soutenu la diplomatie israélienne, affirmant qu'il "appartenait à l'Etat d'Israël".

Il s'agit "d'une installation des Nations Unies (...) donc inviolable en vertu de la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies, que tous les Etats membres de l'ONU sont tenus de respecter", a objecté M. Fowler.

Selon lui, l'Unrwa loue son siège de Jérusalem-Est à la Jordanie depuis 1952 via un bail ininterrompu.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, "considère comme totalement inacceptable l'escalade persistante des actions contre l'Unrwa, qui sont incompatibles avec les obligations claires d'Israël au regard du droit international".

"Historique" 

L'Autorité palestinienne a mis en garde contre "une escalade délibérée (...) dans le cadre d'une attaque systématique" contre l'Unrwa et "d'une tentative de saper le système international de protection des réfugiés palestiniens".

A ce statut de réfugié, transmis de génération en génération, est associé le droit au retour, que conteste Israël, l'un des points les plus litigieux du conflit israélo-palestinien.

Créée en 1949, l'Unrwa gère des centres de santé et des écoles destinés aux réfugiés palestiniens dans les Territoires palestiniens, au Liban, en Syrie et en Jordanie.

Le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, s'est rendu sur place pour saluer "un jour historique (...) très important pour la gouvernance à Jérusalem".

"Pendant des années, ces soutiens au terrorisme étaient ici, et aujourd'hui ils sont chassés (...) C'est ce qui arrivera à quiconque soutient le terrorisme", a ajouté cette figure de l'extrême droite sur Telegram.

Début décembre, l'Unrwa avait déjà dénoncé la saisie par les autorités israéliennes de biens sur le même site. La police avait indiqué à l'AFP que l'opération relevait d'un recouvrement de dettes.

Après le début de la guerre à Gaza, les autorités israéliennes ont déclaré Antonio Guterres et le chef de l'Unrwa, Philippe Lazzarini, personae non gratae en Israël.


Les ministres saoudiens saluent la prochaine phase du plan pour Gaza et le Conseil de la paix de Trump

La session s'est tenue mardi à Riyad et était présidée par le roi Salmane. (SPA)
La session s'est tenue mardi à Riyad et était présidée par le roi Salmane. (SPA)
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  • Les responsables soulignent l’urgence d’un cessez-le-feu et de l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza
  • Le Conseil des ministres du Royaume réaffirme son soutien à l’accord de cessez-le-feu et à l’intégration des Forces démocratiques syriennes au sein de l’État syrien

​​​​​​RIYAD : Le Conseil des ministres saoudien a salué la deuxième phase du plan de paix pour la bande de Gaza, soutenant la création d’un comité palestinien chargé de l’administration du territoire ainsi que l’annonce du Conseil de la paix par le président américain Donald Trump.

La session s’est tenue mardi à Riyad et a été présidée par le roi Salmane, selon l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Les ministres ont mis en avant la nécessité urgente d’un cessez-le-feu et de l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza. Ils ont appelé au retour de l’Autorité palestinienne dans le territoire et à la fin de l’occupation israélienne, afin d’établir un État palestinien indépendant conformément aux résolutions de l’ONU, à l’Initiative de paix arabe et à la solution à deux États.

Le Conseil des ministres a également soutenu l’accord de cessez-le-feu et l’intégration des Forces démocratiques syriennes au sein de l’État syrien, réaffirmant son attachement à la paix civile et à la souveraineté de la Syrie.

Concernant le Yémen, les ministres ont indiqué que l’Arabie saoudite poursuit ses efforts pour mettre fin à la crise et a lancé un ensemble de projets et de programmes d’une valeur de 507 millions de dollars pour développer des secteurs clés tels que la santé, l’éducation et les infrastructures.

En 2025, l’Arabie saoudite s’est classée première parmi les pays arabes et deuxième au niveau mondial sur la liste des donateurs au Yémen établie par les Nations unies, a ajouté la SPA.

Les ministres ont également souligné que la majorité des activités non pétrolières du Royaume ont enregistré des taux de croissance annuels compris entre 5 % et 10 % au cours des cinq dernières années, en ligne avec les objectifs de durabilité et la Vision 2030.

Ils ont enfin examiné et approuvé plusieurs protocoles d’accord signés avec le Pakistan, l’Irak et le Kirghizistan, ainsi que la promotion de plusieurs responsables saoudiens à des postes de haut niveau au sein de différents ministères. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com