VivaTech: métavers et cryptomonnaies au menu de la sixième édition

Une femme visite l'exposition organisée et présentée sur le stand de la société française de cosmétiques L'Oréal lors du salon des startups et de l'innovation Vivatech, à Paris le 16 mai 2019. (AFP)
Une femme visite l'exposition organisée et présentée sur le stand de la société française de cosmétiques L'Oréal lors du salon des startups et de l'innovation Vivatech, à Paris le 16 mai 2019. (AFP)
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Publié le Lundi 13 juin 2022

VivaTech: métavers et cryptomonnaies au menu de la sixième édition

  • VivaTech proposera encore cette année un site internet donnant accès à toutes les conférences en ligne et à des stands virtuels
  • Dans les thématiques mises en valeur figurent les incontournables métavers et «web3», ces nouveaux concepts qui agitent le monde de la tech

PARIS: Le salon VivaTech, rendez-vous majeur du numérique en France, met l'accent sur le métavers pour sa sixième édition qui débute mercredi et où sont attendues plusieurs têtes d'affiches de la "tech" ainsi que des patrons de grands groupes français.

"Cette édition sonne notre retour, j'espère en fanfare, mais sans tenter d'égaler notre record atteint en 2019", soit 124.000 visiteurs, prévient Maurice Lévy, président du conseil de surveillance de Publicis qui organise le salon avec le groupe Le Parisien-Les Échos.

En 2020, le salon avait été annulé du fait de la pandémie et l'édition 2021 avait eu lieu en format hybride, avec une limitation de la jauge physique (5 000 personnes maximum en même temps). Au total, 140 000 personnes avaient participé, dont 26 000 en présentiel.

VivaTech proposera encore cette année un site internet donnant accès à toutes les conférences en ligne et à des stands virtuels.

Parmi les têtes d'affiche annoncées, VivaTech accueillera Changpeng Zhao, le patron de Binance, la plus grande plateforme mondiale d'échanges de cryptomonnaies, Ryan Roslansky, le patron du réseau social LinkedIn, ainsi que plusieurs dirigeants des géants de la tech, du CAC40 (LVMH, Renault, Orange, Bouygues...) et représentants des principales startup françaises.

L'Inde à l'honneur

Dans les thématiques mises en valeur figurent les incontournables métavers et "web3", ces nouveaux concepts qui agitent le monde de la tech, avec plusieurs démonstrations notamment de Meta (Facebook) et des conférences.

Le métavers désigne un univers numérique immersif, censé prolonger la réalité physique via la réalité augmentée ou virtuelle et faire passer le web de la 2D à la 3D, tandis que le "web3" est l'appellation donnée à la nouvelle version décentralisée d'internet.

"Tous les ans, nous mettons un +focus+ sur une technologie qui nous semble particulièrement intéressante et prometteuse. Pour 2022, on ne pouvait pas faire l'impasse sur +web3+ et métavers avec toutes les promesses et les discussions (qu'ils suscitent), mais parfois aussi des doutes voire des déceptions", souligne François Bitouzet, successeur de Julie Ranty au poste de directeur général de VivaTech à partir du 1er juillet prochain.

"On invite cette année à rentrer dans le coeur du sujet, à expérimenter et décrypter pour que chacun puisse se faire un avis concret sur là où on en est après les effets d'annonces", ajoute-t-il.

L'environnement et l'enjeu de la décarbonation seront aussi des thèmes centraux, avec la présentation de plusieurs innovations comme Bioo (Espagne, décomposition organique naturelle des plantes transformée en source d'énergie) ou Pentaform (Royaume-Uni, ordinateur en plastique recyclé à consommation réduite d'électricité).

Au rayon "mobilité", le salon verra pour la première fois la présence de Tesla, qui présentera le premier modèle issu de sa "Gigafactory" de Berlin, ou encore celle de Robert Miller, l'un des dirigeants de "Hyperloop TT", l'autre projet d'Elon Musk dans ce secteur (des capsules pressurisées circulant à très grande vitesse dans des tubes).

Parmi les innovations à suivre dans ce domaine: Jetson, le drone volant capable de transporter une personne, ou encore Poimo, le scooter électrique japonais qui peut se dégonfler pour tenir dans un sac à dos.

L'Inde sera mise à l'honneur à l'occasion du 75e anniversaire de son indépendance, dans un salon qui renforce son ancrage international avec la présence de 30 pays, dont sept africains, contre 22 en 2019.


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.