En difficulté, Atos perd son directeur général et prévoit une scission

Le directeur général du géant informatique français Atos Rodolphe Belmer. (AFP).
Le directeur général du géant informatique français Atos Rodolphe Belmer. (AFP).
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Publié le Mardi 14 juin 2022

En difficulté, Atos perd son directeur général et prévoit une scission

  • Après avoir perdu près de 11% lundi, le titre Atos reculait de 4% mardi dans les premiers échanges à la Bourse de Paris
  • Selon des sources de presse, les débats ont été vifs au sein du conseil d'administration d'Atos (111.000 salariés) sur les moyens de redresser le groupe, et notamment entre le président du conseil d'administration, Bertrand Meunier, et Rodolphe Belmer

PARIS: Le directeur général du géant informatique français Atos Rodolphe Belmer, arrivé en janvier pour redresser l'entreprise, va laisser les commandes du groupe au plus tard à la fin de l'été, après avoir lancé un projet de scission en deux entités du groupe.

M. Belmer a indiqué mardi aux journalistes, avant une présentation du plan stratégique du groupe aux investisseurs, qu'il comptait partir "au plus tard le 5 septembre", après avoir lancé un plan de scission du groupe en deux entités cotées, dont les deux dirigeants ont déjà été nommés.

M. Belmer, ancien directeur général d'Eutelsat, était arrivé en janvier avec pour mission de redresser le groupe confronté à une forte baisse de son chiffre d'affaires et à une chute de sa valeur.

Selon des sources de presse, les débats ont été vifs au sein du conseil d'administration d'Atos (111.000 salariés) sur les moyens de redresser le groupe, et notamment entre le président du conseil d'administration, Bertrand Meunier, et Rodolphe Belmer, avant que la stratégie présentée mardi ne finisse par être arrêtée.

"La stratégie est une décision souveraine du conseil d'administration" et le directeur général est là "pour l'appliquer", a sobrement indiqué Rodolphe Belmer devant les journalistes qui l'interrogeaient sur ces divergences.

Le chiffre d'affaires d'Atos a reculé de 2,5% en 2021, et le groupe a perdu les trois quarts de sa valeur en Bourse depuis le début de 2021.

Le plan de séparation des activités du groupe dirigé par Thierry Breton jusqu'à l'automne 2019 prévoit de "libérer le potentiel de création de valeur" en scindant les activités historiques d'infogérance (gestion de parc informatique pour le compte d'entreprises) en perte de vitesse, et les activités en forte croissance (conseil en numérisation, cybersécurité, serveurs haute performance et supercalculateurs).

La première entité qui conserverait le nom d'Atos bénéficierait d'un "ambitieux plan" de financement de "1,1 milliard d'euros pour accélérer sa croissance rentable", selon le communiqué du groupe.

Cette entité, qui va subir un "redressement complet", sera dirigée par Nourdine Bihmane.

Vente d'actifs

La deuxième société, Evidian, regroupera les activités à forte croissance du groupe (conseil en numérisation, cybersécurité, serveurs haute performance et supercalculateurs...), et sera dirigée par Philippe Oliva.

Les deux entités représentent aujourd'hui un montant voisin de chiffre d'affaires. Mais leur profil de croissance est très contrasté.

Les activités traditionnelles représentent 5,4 milliards d'euros, en recul de 12% en 2021, avec une marge opérationnelle négative de -1,1%.

A l'inverse les activités d'Evidian, qui pesaient 4,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2021, étaient en croissance de 5%, avec une marge opérationnelle de 7,8%, selon Atos.

Atos compte réaliser 700 millions d'euros de cessions d'actifs pour mener à bien ce projet, a indiqué M. Belmer aux journalistes.

Le groupe est également en "discussions avancées avec deux de ses banques" pour compléter le financement de l'opération.

"Si la décision est prise de mettre en œuvre ce projet", la scission serait mise en oeuvre au cours du second semestre 2023, pour que les actions d'Evidian puissent être distribuées "d'ici la fin de l'année 2023 selon le scénario privilégié à ce stade", a indiqué Atos dans son communiqué.

"La décision définitive concernant ce projet de réorganisation et de cotation séparée ainsi que ses termes et conditions sera prise une fois que l'analyse approfondie en cours sera achevée", a précisé Atos.

Pour 2022, le groupe maintient ses prévisions, avec un chiffre d'affaires évoluant entre -0,5 et +1,5% de croissance, et une marge opérationnelle de 3 à 5%, contre 2,5% en 2021.

Après avoir perdu près de 11% lundi, le titre Atos reculait de 4% mardi dans les premiers échanges à la Bourse de Paris.


Le porte-avions français passe le canal de Suez, en route vers la région du Golfe

Le canal de Suez, photo d'illustration. (AFP)
Le canal de Suez, photo d'illustration. (AFP)
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  • Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut "neutre" et "bien distincte des belligérants" avait affirmé mi-avril le président français
  • Les "plus de 40 pays" qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres, selon le ministère des Armées

PARIS: Le porte-avions français Charles-De-Gaulle et son escorte franchissent, mercredi, le canal de Suez pour se prépositionner dans la région du Golfe en cas de déclenchement d'une mission, promue par Londres et Paris, pour rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz, a annoncé le ministère des Armées.

"Le porte-avions Charles-De-Gaulle et ses escorteurs franchissent le canal de Suez mercredi 6 mai 2026, en route vers le sud de la mer Rouge", affirme le ministère dans un communiqué.

Cette décision vise "à réduire les délais de mise en œuvre de cette initiative dès que les circonstances le permettront", ajoute-il.

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer sont à l'origine d'une initiative pour sécuriser la navigation dans le détroit, bloqué depuis le début du conflit opposant l'Iran aux Etats-Unis et à Israël le 28 février.

Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut "neutre" et "bien distincte des belligérants" avait affirmé mi-avril le président français.

Les "plus de 40 pays" qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres, selon le ministère des Armées.

"Le mouvement du groupe aéronaval est distinct des opérations militaires initiées dans la région et complète le dispositif sécuritaire", a réaffirmé mercredi le ministère.

Sa présence à proximité du Golfe va permettre "d'évaluer l'environnement opérationnel régional par anticipation du déclenchement de l’initiative" et "d'offrir des options supplémentaires de sortie de crise pour renforcer la sécurité de la région", selon lui.

Le groupe aéronaval français doit également permettre d'"intégrer les moyens des pays qui veulent inscrire leur action dans un dispositif défensif et adapté, respectueux de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer", ajoute-t-il.

Le porte-avions, qui embarque une vingtaine d'avions de combat Rafale et est escorté de plusieurs frégates, a appareillé fin janvier de Toulon pour un déploiement dans l'Atlantique Nord.

Il a été redirigé le 3 mars vers la Méditerranée orientale, où il se trouvait depuis, pour défendre les intérêts français et les pays alliés frappés par la riposte iranienne aux attaques israélo-américaines.

Le blocage du détroit d'Ormuz a continué malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril. Washington a en retour imposé un blocus des ports iraniens puis lancé lundi l'opération Project Freedom ("Projet Liberté") pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit. Cette opération a été suspendue mercredi.


CMA CGM confirme qu'un de ses porte-conteneurs a été touché dans le détroit d'Ormuz

 Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
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  • L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier
  • L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage

PARIS: Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM.

L'attaque a fait des "blessés parmi les membres d'équipage" qui ont été "évacués et soignés", et a occasionné des "dommages" au navire, a ajouté CMA CGM dans un bref communiqué à l'AFP.

L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier.

L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage.

L'attaque a eu lieu au lendemain du "projet Liberté" lancé par Donald Trump pour escorter les navires bloqués dans le Golfe afin de les aider à quitter le détroit d'Ormuz.

Mais l'opération d'escorte a été arrêtée dès mardi au bout d'un jour seulement par le même Donald Trump, dans le but de parvenir à un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social que "de grands progrès" avaient été réalisés dans les négociations, et que le "Projet liberté" serait suspendu "pendant une courte période" pour voir si un accord pouvait "être finalisé et signé".


Pour Glucksmann, «il est bien trop tôt pour se déclarer candidat»

Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
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  • Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé
  • Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure

PARIS: Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat".

"Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat. Ce qui m'obsède, c'est que la ligne politique que je porte soit capable de gagner l'élection présidentielle", a déclaré mercredi sur France 2 l'eurodéputé Place publique, le mieux placé selon les sondages pour porter une candidature de centre-gauche.

Il a défendu la démarche de "rassemblement" initiée par une quarantaine d'élus de la gauche et des écologistes, dont le patron des députés PS Boris Vallaud et l'écologiste Yannick Jadot.

Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé.

Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure.

"La malédiction de la gauche, c'est de ne parler qu'à la gauche", a-t-il expliqué. Pendant que la gauche fait une primaire, "Jean-Luc Mélenchon parlera aux Français, Jordan Bardella parlera aux Français".

Il a jugé "parfaitement normale" la candidature du leader insoumis "parce qu'en fait, nous incarnons des lignes totalement différentes".

"Donc il n'y aura pas de cris d'orfraie de ma part. C'est tout à fait logique qu'il y ait deux offres politiques qui s'affrontent quand il y a deux visions du monde qui s'affrontent", a-t-il estimé.