Soudan: plus de 125 morts et 50 000 déplacés par les violences au Darfour, selon l'ONU

«La situation reste tendue» dans les villages de la région de Kolbous, avait dit Ibrahim Hachem, un chef de la tribu Gimir. (Photo, AFP)
«La situation reste tendue» dans les villages de la région de Kolbous, avait dit Ibrahim Hachem, un chef de la tribu Gimir. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 14 juin 2022

Soudan: plus de 125 morts et 50 000 déplacés par les violences au Darfour, selon l'ONU

«La situation reste tendue» dans les villages de la région de Kolbous, avait dit Ibrahim Hachem, un chef de la tribu Gimir. (Photo, AFP)
  • «Plus de 125 personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées» entre le 6 et le 11 juin, a indiqué mardi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU
  • Les combats ont éclaté le 6 juin entre des membres de la tribu non arabe des Gimir et la tribu arabe des Rizeigat dans la région de Kolbous, à près de 160 kilomètres au nord d'El-Geneina, la capitale du Darfour-Ouest

KHARTOUM: Le bilan des récentes violences au Darfour, dans l'ouest du Soudan, s'élève à plus de 125 morts et 50 000 personnes déplacées, affirme l'ONU dans un communiqué publié mardi. 

Les combats ont éclaté le 6 juin entre des membres de la tribu non arabe des Gimir et la tribu arabe des Rizeigat dans la région de Kolbous, à près de 160 kilomètres au nord d'El-Geneina, la capitale du Darfour-Ouest. 

C'est un conflit foncier opposant un membre des Rizeigat à un autre des Gimir qui a déclenché les violences dans cette région aride frontalière du Tchad qui a déjà été le théâtre ces derniers mois de violences meurtrières. 

« Plus de 125 personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées » entre le 6 et le 11 juin, a indiqué mardi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha). 

Plus de 25 villages Gimir « ont été attaqués, pillés et incendiés » et «50 000 personnes ont fui Kolbous pour se réfugier dans les localités voisines de Sirba, Jebel Moon et Sarfa Omra », a-t-il ajouté dans un communiqué. 

Selon l'ONU, 101 morts appartiennent à la tribu Gimir et 25 à celle des Rizeigat. 

Ibrahim Hachem, un chef de la tribu Gimir, avait fait état lundi d'un bilan de plus de 110 morts dans les combats des derniers jours. 

« La situation reste tendue » dans les villages de la région de Kolbous, avait-il dit. 

M. Hachem notait également le déploiement par le gouvernement du groupe paramilitaire des Forces de soutien rapide (FSR) à proximité des villages Gimir. 

Les FSR sont largement composées de nomades arabes de la milice armée des Janjawids, accusés d'avoir commis des atrocités au Darfour. 

Cette vaste région a été ravagée par une guerre civile déclenchée en 2003 entre le régime à majorité arabe d'Omar el-Béchir de l'époque et les insurgés issus de minorités ethniques dénonçant des discriminations. 

Omar el-Béchir avait envoyé la milice armée des Janjawids pour mater la rébellion. Il a depuis été renversé en 2019 puis emprisonné. 

Environ 300 000 personnes sont mortes et près de 2,5 millions déplacées durant les premières années de violences au Darfour, d'après l'ONU. 

De nombreuses armes circulent encore au Darfour qui reste englué dans les violences malgré un accord conclu en 2020 entre les autorités à Khartoum et les principaux groupes rebelles, dont ceux du Darfour. 

Sorti en 2019 de trente années de dictature militaro-islamiste, le Soudan ne cesse de s'enfoncer dans le marasme politique et économique. 


Les forces saoudiennes et les Marines américains débutent un exercice d'entraînement conjoint à Yanbu

L'exercice baptisé «Outrageous Anger 22» a été lancé par les Forces armées royales saoudiennes et le corps des Marines américains. (Twitter/@modgovksa)
L'exercice baptisé «Outrageous Anger 22» a été lancé par les Forces armées royales saoudiennes et le corps des Marines américains. (Twitter/@modgovksa)
L'exercice baptisé «Outrageous Anger 22» a été lancé par les Forces armées royales saoudiennes et le corps des Marines américains. (Twitter/@modgovksa)
L'exercice baptisé «Outrageous Anger 22» a été lancé par les Forces armées royales saoudiennes et le corps des Marines américains. (Twitter/@modgovksa)
L'exercice baptisé «Outrageous Anger 22» a été lancé par les Forces armées royales saoudiennes et le corps des Marines américains. (Twitter/@modgovksa)
L'exercice baptisé «Outrageous Anger 22» a été lancé par les Forces armées royales saoudiennes et le corps des Marines américains. (Twitter/@modgovksa)
L'exercice baptisé «Outrageous Anger 22» a été lancé par les Forces armées royales saoudiennes et le corps des Marines américains. (Twitter/@modgovksa)
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  • Une visite d'inspection a permis de découvrir les sites où les deux forces mèneront leurs opérations conjointes
  • L'exercice, qui s'étend sur un mois, comprend des manœuvres logistiques et des opérations avec des munitions réelles

RIYAD: Les Forces armées royales saoudiennes et le corps des Marines américains ont lancé samedi un exercice d'entraînement conjoint le long de la côte de la mer Rouge dans la ville occidentale de Yanbu, a déclaré le ministère de la Défense du Royaume.

L’exercice baptisé «Outrageous Anger 22» (Colère 22) a été inauguré en présence du commandant du secteur occidental, le général de division Ahmed al-Dibais, du commandant de la marine américaine, le général de division Paul Rock, et des officiers supérieurs des deux parties.

Une visite d'inspection a permis de découvrir les sites où les deux forces mèneront leurs opérations conjointes.

Le colonel Saoud al-Aqili a indiqué que le but de l'exercice qu'il commande lui-même était de s'entraîner à la mise en œuvre des plans opérationnels et logistiques bilatéraux, de faire un échange d'expertise entre les deux parties et de développer un travail complémentaire avec les autorités civiles.

Par ailleurs, le colonel Matthew Hakula, commandant des forces américaines, a précisé que les manœuvres conjointes permettraient d'améliorer la préparation au combat et de renforcer la compatibilité entre les troupes saoudiennes et américaines.

L'exercice, qui s'étend sur un mois, comprend des manœuvres logistiques et des opérations avec des munitions réelles.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Incendie dans une église au Caire, le bilan monte à 41 morts selon l'Église copte égyptienne

Intérieur de la cathédrale copte orthodoxe Saint-Marc, Abbassiyya, Le Caire, 2009 (image, Library on Congress loc.gov)
Intérieur de la cathédrale copte orthodoxe Saint-Marc, Abbassiyya, Le Caire, 2009 (image, Library on Congress loc.gov)
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  • Cet incendie, dont l'origine n'a jusqu'ici pas été éclaircie, fait encore rage, selon les autorités, à l'église Abou Sifine du quartier populaire d'Imbaba
  • Le président Sissi présente ses condoléances «aux familles des victimes innocentes»

LE CAIRE : Un incendie qui s'est déclenché dimanche au beau milieu d'une messe dans une église d'un quartier populaire du Caire a fait 41 morts, endeuillant la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient avec 10 à 15 des 103 millions d'Egyptiens.

L'Eglise copte égyptienne a fait état de "41 morts et 14 blessés" en citant "des sources au sein du ministère de la Santé", dans un communiqué publié sur son compte Facebook.

Cet incendie, dont l'origine n'a jusqu'ici pas été éclaircie, fait encore rage, selon les autorités, à l'église Abou Sifine du quartier populaire d'Imbaba

L'incident a incité le président Abdel Fattah el-Sisi à demander aux services d'urgence de la région de prendre toutes les mesures nécessaires.

Au moins 30 ambulances ont transféré les blessés vers les hôpitaux locaux, a déclaré le porte-parole du ministère de la santé, Hossam Abdel Ghaffar, cité dans un rapport du site d'information public Ahram.

Les blessés, selon le rapport, ont été transférés à l'hôpital général d'Imbaba et à l'hôpital d'Agouza.

Sisi a déclaré sur un post facebook qu'il suivait de près les développements de cet "accident tragique" et a ordonné à toutes les agences et institutions étatiques concernées de prendre les mesures nécessaires.

"Je présente mes sincères condoléances aux familles des victimes innocentes", a déclaré le président égyptien. (Avec agences)


Irak: sommée par Sadr, la justice se dit incompétente pour dissoudre le Parlement

Des partisans portent des portraits du religieux chiite Moqtada Sadr alors qu'ils se rassemblent dans la ville de Nasiriyah, dans la province de Dhi Qar, dans le sud de l'Irak, le 12 août 2022, pour protester contre la nomination au poste de Premier ministre d'un membre d’une faction chiite rivale. (Photo par Asaad NIAZI / AFP)
Des partisans portent des portraits du religieux chiite Moqtada Sadr alors qu'ils se rassemblent dans la ville de Nasiriyah, dans la province de Dhi Qar, dans le sud de l'Irak, le 12 août 2022, pour protester contre la nomination au poste de Premier ministre d'un membre d’une faction chiite rivale. (Photo par Asaad NIAZI / AFP)
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  • L'impasse actuelle a débuté quand le Courant sadriste a refusé fin juillet une candidature au poste de Premier ministre présentée par le Cadre de coordination
  • Chaque camp poursuit désormais son propre sit-in à Bagdad pour faire pression sur la partie adverse

BAGDAD : La justice irakienne a assuré dimanche dans un communiqué ne pas avoir le droit de dissoudre le Parlement, comme le réclame l'influent leader chiite Moqtada Sadr, qui lui avait fixé un délai d'une semaine et poursuit son bras de fer politique avec ses adversaires.

M. Sadr a sommé la justice de dissoudre le Parlement d'ici la fin de la semaine pour ouvrir la voie à des législatives anticipées, alors que ses partisans campent depuis fin juillet aux abords du Parlement pour faire pression sur ses rivaux, les influentes factions chiites pro-Iran du Cadre de coordination.

M. Sadr avait justifié cet appel à la justice en rappelant que tous les délais impartis par la Constitution pour nommer un nouveau président et un nouveau chef du gouvernement n'avaient pas été respectés après les dernières législatives d'octobre 2021.

«Le Conseil suprême de la magistrature n'est pas compétent pour dissoudre le Parlement», a annoncé l'institution judiciaire dans un communiqué, précisant que ses prérogatives «ne l'autorisent pas à s'ingérer dans les affaires des deux pouvoirs législatif et exécutif, en application du principe de séparation des pouvoirs».

Selon la Constitution, une dissolution du Parlement doit être actée par un vote à la majorité absolue. Elle peut être demandée par un tiers des députés, ou par le Premier ministre avec accord du président de la République.

Le Conseil suprême de la magistrature est d'accord avec les critiques de M. Sadr, concernant «les violations constitutionnelles» que représentent «la non-élection d'un président de la république, d'un Premier ministre et l'absence de gouvernement formé dans les délais constitutionnels impartis».

«C'est une situation inacceptable à laquelle il faut remédier et qui ne doit pas être répétée», ajoute le communiqué.

L'impasse actuelle a débuté quand le Courant sadriste a refusé fin juillet une candidature au poste de Premier ministre présentée par le Cadre de coordination.

Chaque camp poursuit désormais son propre sit-in à Bagdad pour faire pression sur la partie adverse, sans toutefois jamais laisser la situation basculer dans la violence.

Evoquant sur Twitter ces deux sit-in, un proche de M. Sadr, Saleh Mohamed al-Iraqi, a estimé qu'il était temps de montrer «lequel des deux camps a le plus grand nombre» de soutiens parmi le peuple.

Il a appelé tous les partisans de M. Sadr à travers le pays à rallier Bagdad pour une «manifestation d'un million d'hommes» dont la date n'a pas encore été dévoilée.