L'accord sur les armes à feu au Sénat américain engrange du soutien malgré ses lacunes

Les mesures proposées sont modestes, loin de celles réclamées par le président Joe Biden après la tuerie d'Uvalde et le massacre raciste dans un supermarché de Buffalo où 10 Afro-Américains ont péri. (AFP)
Les mesures proposées sont modestes, loin de celles réclamées par le président Joe Biden après la tuerie d'Uvalde et le massacre raciste dans un supermarché de Buffalo où 10 Afro-Américains ont péri. (AFP)
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Publié le Mardi 14 juin 2022

L'accord sur les armes à feu au Sénat américain engrange du soutien malgré ses lacunes

  • L'accord annoncé dimanche cherche à limiter l'accès aux armes pour des personnes jugées dangereuses et prévoit le financement de programmes dédiés à la santé mentale
  • Le ralliement au projet de dix sénateurs républicains suggère qu'une telle proposition de loi a de réelles chances de passer au Sénat, si l'ensemble des 50 élus démocrates y est favorable

WASHINGTON: L'horreur suscitée par deux récentes tueries aux Etats-Unis a permis à des sénateurs républicains et démocrates de s'accorder sur une série de mesures visant à restreindre l'accès aux armes à feu dans le pays, une avancée rare qui malgré ses lacunes bénéficie du soutien de militants anti-armes.

L'accord annoncé dimanche entre vingt sénateurs cherche notamment à limiter l'accès aux armes pour des personnes jugées dangereuses et prévoit le financement de programmes dédiés à la santé mentale.

Le ralliement au projet de dix sénateurs républicains suggère qu'une telle proposition de loi a de réelles chances de passer au Sénat, si l'ensemble des 50 élus démocrates y est favorable.

Une majorité qualifiée de 60 voix sur 100 sénateurs est en effet nécessaire pour son adoption, ce qui a bloqué jusqu'ici toute avancée majeure vers un meilleur encadrement des armes à feu, en raison de l'opposition des conservateurs.

"Ce projet va sauver des vies. S'il passe et devient loi, il réduira les risques de tueries et de faits de violence mortelle dans les familles", a affirmé le sénateur démocrate Chris Coons, l'un des meneurs de cette initiative parlementaire lancée après le massacre d'Uvalde, qui a fait 21 morts dont 19 enfants dans une école primaire du Texas fin mai.

Selon M. Coons, le projet de loi pourrait être soumis au Congrès dans quelques jours et adopté début juillet.

Mesures a minima 

Les mesures proposées sont modestes, loin de celles réclamées par le président Joe Biden après la tuerie d'Uvalde et le massacre raciste dans un supermarché de Buffalo où 10 Afro-Américains ont péri.

Elles incluent le renforcement de la vérification des antécédents judiciaires et psychologiques pour les acheteurs d'armes âgés de 18 à 21 ans; un meilleur contrôle de la vente illégale d'armes; le financement de divers programmes de soutien et d'aide psychologiques; une sécurité accrue dans les écoles, notamment par la formation des enseignants; et le soutien du gouvernement fédéral à des lois, Etat par Etat, qui permettraient de retirer des mains de personnes jugées dangereuses les armes qu'elles possèdent.

Elles sont loin de répondre aux attentes des militants pour un meilleur encadrement des armes à feu, qui plaident pour le retour de l'interdiction des fusils d'assaut - en vigueur de 1994 à 2004 -, l'interdiction des chargeurs à grande capacité et de la vente d'armes aux moins de 21 ans ou encore l'obligation pour les particuliers de garder leurs armes sous clé.

Par ailleurs, quels que soient les acquis de cette nouvelle législation, ils pourraient être remis en cause par une décision de la Cour suprême attendue avant la fin juin.

Celle-ci pourrait ainsi affirmer que les Américains disposent d'un droit à porter une arme à feu en dehors de leur domicile, compliquant les efforts des Etats qui tentent de limiter leur circulation dans les espaces publics.

«Sortir de l'impasse»

Les associations pour une réglementation plus stricte des armes à feu ont tout de même salué les mesures envisagées.

"Nous applaudissons cette avancée historique dans la prévention de la violence par arme à feu - née du constat que ce pays a besoin de changement et d'actes pour sauver les vies des Américains d'une violence évitable", a déclaré Kris Brown, présidente de la Campagne Brady.

"Nous sortons de l'impasse au Congrès", a abondé Shannon Watts, la fondatrice de l'organisation Moms Demand Action.

Les partisans du projet de loi ont toutefois des doutes sur son adoption, qui peut être bloquée si moins de 10 des 50 sénateurs républicains le soutiennent.

Mais le fait qu'aucun des dix républicains ayant signé l'accord dimanche ne se représente aux élections législatives de novembre joue en faveur du texte.

Les vingt sénateurs "sont engagés les uns envers les autres et envers ce projet", a souligné Chris Coons.

Le très puissant lobby des armes, la National Rifle Association (NRA), qui a une forte influence sur le parti républicain, a de son côté fait savoir son opposition totale à ces mesures.

"La NRA continuera à s'opposer à tous les efforts pour insérer des restrictions sur l'accès aux armes (...) et pour priver les citoyens respectueux de la loi de leur droit fondamental à se protéger dans cette loi ou n'importe quelle autre", a affirmé l'organisation.


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.