France : Mélenchon promet de naturaliser Julian Assange s'il est nommé Premier ministre

Le leader de l'opposition de gauche en France Jean-Luc Mélenchon a affirmé vendredi qu'il naturaliserait Français Julian Assange, s'il était nommé Premier ministre. (AFP)
Le leader de l'opposition de gauche en France Jean-Luc Mélenchon a affirmé vendredi qu'il naturaliserait Français Julian Assange, s'il était nommé Premier ministre. (AFP)
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Publié le Vendredi 17 juin 2022

France : Mélenchon promet de naturaliser Julian Assange s'il est nommé Premier ministre

  • «Si je suis Premier ministre lundi, monsieur Julian Assange... sera naturalisé Français et nous demanderons qu'on l'évacue chez nous», a déclaré le leader de l'alliance de gauche Nupes
  • Le gouvernement britannique a pris vendredi le décret d'extradition du journaliste et fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis, où il est poursuivi pour une fuite massive de documents confidentiels

PARIS: Le leader de l'opposition de gauche en France Jean-Luc Mélenchon a affirmé vendredi qu'il naturaliserait Français Julian Assange, s'il était nommé Premier ministre.

Le gouvernement britannique a pris vendredi le décret d'extradition du journaliste et fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis, où il est poursuivi pour une fuite massive de documents confidentiels.

"Si je suis Premier ministre lundi, monsieur Julian Assange, je crois qu'il en a présenté la demande, sera naturalisé Français et nous demanderons qu'on l'évacue chez nous", a déclaré le leader de l'alliance de gauche Nupes lors d'une conférence de presse à Paris, au dernier jour de la campagne des élections législatives.

L'alliance Nupes, qui regroupe les socialistes, communistes, écologistes et le mouvement de gauche radicale de M. Mélenchon, la France insoumise (LFI), est arrivée à quasi-égalité avec la coalition Ensemble! du président Emmanuel Macron au premier tour des législatives. Jean-Luc Mélenchon, qui n'est pas lui-même candidat, revendique le poste de chef du gouvernement en cas de majorité au second tour dimanche prochain.

Julian Assange, Australien de 50 ans, est réclamé par la justice américaine qui veut le juger pour la diffusion, à partir de 2010, de plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, en particulier en Irak et en Afghanistan. Il risque 175 ans de prison.

Après un long bras de fer judiciaire à rebondissements, la justice britannique a formellement donné son feu vert le 20 avril à sa remise à la justice américaine, mais il revenait à la ministre britannique de l'Intérieur Priti Patel de signer un décret d'extradition, ce qu'elle a fait vendredi.

WikiLeaks a dénoncé "un jour sombre pour la liberté de la presse" dans un communiqué et a annoncé que Julian Assange ferait appel. Il peut le faire dans un délai de 14 jours.


Cinq policiers blessés lors d'un refus d'obtempérer près de Bayonne

Les policiers étaient intervenus aux alentours de 03H00 du matin pour mettre fin à un rodéo urbain entre deux véhicules dans la commune d'Anglet. (AFP).
Les policiers étaient intervenus aux alentours de 03H00 du matin pour mettre fin à un rodéo urbain entre deux véhicules dans la commune d'Anglet. (AFP).
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  • Selon Éric Marrocq, secrétaire régional du syndicat de police Alliance Aquitaine, ces policiers ont tenté de contrôler l'un des conducteurs pour mettre fin à un rodéo urbain
  • Mais ce dernier choisit de prendre la fuite, faisant d'abord une marche arrière puis une marche avant, et blesse au passage trois premiers policiers

BORDEAUX : Cinq policiers ont été légèrement blessés dans la nuit de samedi à dimanche en tentant de mettre fin à un rodéo urbain près de Bayonne, à Anglet, a t-on appris de sources ayant connaissance du dossier.

Le conducteur, qui a refusé d'obtempérer, a pris la fuite. Son véhicule, volé, a été retrouvé un peu plus tard.

Les policiers étaient intervenus aux alentours de 03H00 du matin pour mettre fin à un rodéo urbain entre deux véhicules dans la commune d'Anglet.

Selon Éric Marrocq, secrétaire régional du syndicat de police Alliance Aquitaine, ils tentent alors de contrôler l'un des conducteurs, toujours présent sur place.

Mais ce dernier choisit de prendre la fuite, faisant d'abord une marche arrière puis une marche avant, et blesse au passage trois premiers policiers. L'un d'eux, qui s'était accroché au véhicule, s'est notamment "fait rouler sur le pied".

Un quatrième policier, en état de choc, a alors ouvert le feu à plusieurs reprises en direction du véhicule, indique une source.

Le fuyard a par la suite percuté une autre voiture de police, faisant un dernier blessé léger.

Le véhicule "qui avait été volé" a été retrouvé vide un peu plus tard dans la nuit indique Éric Marrocq qui exprime "son soutien à (s)es collègues".

La police judiciaire de Bayonne a été saisie.


Retraites: le discours de la méthode de François Bayrou

Le leader du parti centriste Mouvement Démocrate (MoDem), François Bayrou, s'affiche sur un écran géant alors qu'il prononce un discours lors de l'université d'été du MoDem à Guidel, dans l'ouest de la France, le 25 septembre 2022. (AFP).
Le leader du parti centriste Mouvement Démocrate (MoDem), François Bayrou, s'affiche sur un écran géant alors qu'il prononce un discours lors de l'université d'été du MoDem à Guidel, dans l'ouest de la France, le 25 septembre 2022. (AFP).
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  • L'hypothèse d'une réforme éclair des retraites via à un amendement au budget de la Sécu divise la majorité
  • M. Bayrou avait déjà mis en garde contre un «passage en force» auquel ses députés menacent de s'opposer. Emmanuel Macron, avec Élisabeth Borne, réuniront cette semaine les ministres et responsables de la majorité sur le sujet

GUIDEL : Plaidoyer pour un "réformisme démocratique": François Bayrou a réitéré dimanche sa mise en garde à Emmanuel Macron sur la réforme des retraites, l'appelant à se donner "trois ou quatre mois" pour faire "un pas décisif" vers une méthode "plus respectueuse".

"On n'est pas aux pièces", a insisté le président du MoDem en clôture des Universités d'été du parti à Guidel (Morbihan). "Prendre trois ou quatre mois pour réfléchir ensemble et mettre sur la table des options et des propositions, je pense que cela serait bon, pas seulement pour la paix civile -ça compte- mais pour la réforme elle-même".

L'hypothèse d'une réforme éclair des retraites via à un amendement au budget de la Sécu divise la majorité. M. Bayrou avait déjà mis en garde contre un "passage en force" auquel ses députés menacent de s'opposer. Emmanuel Macron, avec Élisabeth Borne, réuniront cette semaine les ministres et responsables de la majorité sur le sujet.

"On ne lâchera pas", a insisté un député qui souligne que "dans le groupe renaissance, il n'y a pas unanimité pour passer la réforme des retraites par le PLFSS" (projet de loi de financement de la sécurité sociale).

"C'est un devoir, quand on est gouvernant, de partager les raisons de l'action avec ceux qui vous ont donné la mission de les gouverner". "Parce que derrière tout cela, il n'y a pas que la question des retraites. Il y a la question de la méthode de réforme qu'on peut suivre pour ce pays", a insisté M. Bayrou.

"J'entends des critiques qui disent: 'ça va traîner, on ne fera plus rien'. Je me permets de signaler qu'en refusant cette méthode, on a bloqué les réformes pendant des décennies", a-t-il dit, citant les grandes grèves de 1995 (il était alors ministre du gouvernement Juppé) "jusqu'à la dernière sous le gouvernement d’Édouard Philippe", a-t-il relevé.

«Consul à vie»

Au moment de la crise des gilets jaunes, "j'avais dit: on ne gouverne pas contre le peuple". "La société est tellement éruptive qu'il faut se donner pour objectif de la convaincre avant de l'entraîner", a argumenté le président du MoDem.

Avec "un travail de concertation", "je pense qu'on fait un pas décisif dans une méthode plus respectueuse", celle du "réformisme démocratique", a insisté M. Bayrou.

Ce discours a clos quatre jours de travaux à Guidel, le parti ayant cette année accolé ses journées parlementaires et ses Universités d'été. Plusieurs intervenants extérieurs ont nourri les débats, de l'académicien Erik Orsenna aux ministres François Braun (Santé) et Gabriel Attal (Action et Comptes publics).

"Je me sens bien au MoDem", a lancé à une assistance ravie le ministre du Budget, alors que chez Renaissance les positionnements tournent autour de "l'aile droite ou de l'aile gauche" et pas du "bloc central".

"Nous sommes le pivot de la majorité", a savouré un dirigeant.

L'ex-ministre et régional de l'étape Jean-Yves Le Drian a salué le "réveil stratégique de l'Europe" avec le conflit ukrainien.

"Merci de m'avoir proposé de prendre la parole, j'y suis sensible", a entamé l'ancien Premier ministre Édouard Philippe (Horizons) en présence de Stéphane Séjourné (Renaissance), faisant se gondoler la salle une semaine après le meeting de Renaissance auquel M. Philippe avait assisté sans pouvoir intervenir. Promis au même traitement, M. Bayrou avait finalement décidé de sécher.

Le MoDem compte 11 000 adhérents à jour de cotisation, selon sa nouvelle secrétaire générale Maud Gatel, 49 députés et quatre représentants au gouvernement dont Jean-Noël Barrot, engagé dimanche prochain dans une législative partielle dans les Yvelines.

Le prochain Congrès est prévu fin 2023 mais au MoDem, "Bayrou est consul à vie", s'amuse un dirigeant du parti.


Hôpital de l'Essonne cyberattaqué: les hackers ont diffusé des données

Les hackers avaient fixé un ultimatum à l'hôpital pour payer la rançon au 23 septembre (Photo, AFP).
Les hackers avaient fixé un ultimatum à l'hôpital pour payer la rançon au 23 septembre (Photo, AFP).
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  • La cyberattaque lancée en août a touché les logiciels métiers, les systèmes de stockage ou encore le système d'information ayant trait aux admissions de la patientèle de l'établissement
  • L'hôpital a alors porté plainte et saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL)

PARIS: Le groupe de hackers qui a orchestré une cyberattaque contre le centre hospitalier sud francilien de Corbeil-Essonnes, a commencé vendredi à diffuser des données, l'hôpital ayant refusé de payer la rançon demandée, a-t-on appris dimanche de sources proches du dossier.

Les hackers avaient fixé un ultimatum à l'hôpital pour payer la rançon au 23 septembre. Le délai expiré, ils ont diffusé une série de données, a ajouté une des sources proches du dossier confirmant une information du site spécialisé Zataz. La nature des données n'a pas été précisée.

Selon Zataz, les hackers Lockbit 3.0 ont diffusé ainsi plus de 11 GO de contenus sensibles.

"Il s'agit d'une double extorsion, consistant à exfiltrer une partie des données volées pour mettre la pression sur les victimes. C'est un classique", a expliqué à l'AFP un spécialiste du cyberespace.

L'hôpital situé au sud de Paris, qui assure la couverture sanitaire de près de 700 000 habitants de la grande couronne, avait été victime le 21 août d'une cyberattaque avec demande de rançon de 10 millions de dollars.

La rançon aurait été ramenée ensuite à un million de dollars, selon plusieurs sources concordantes.

Selon Zataz, les pirates réclameraient désormais à l'hôpital "2 millions de dollars (1 million pour détruire les donnes volées et un million pour rendre l'accès aux informations via leur logiciel dédié)".

La cyberattaque lancée en août a touché les logiciels métiers, les systèmes de stockage ou encore le système d'information ayant trait aux admissions de la patientèle de l'établissement, les rendant inaccessibles.

L'hôpital a alors porté plainte et saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).

L'enquête, ouverte par le parquet de Paris et confiée aux gendarmes du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N), est en cours.

L'Autorité nationale en matière de sécurité et de défense des systèmes d'information (Anssi) est aussi saisie.

Mais "malgré ces mesures et cette réactivité, les pirates ont toutefois réussi à exfiltrer des données à caractère personnel, y compris des données de santé", avait déploré mi septembre l'hôpital dans un communiqué.

Après l'attaque, l'hôpital, dont les urgences accueillent habituellement 230 personnes par jour, avait déclenché un plan d'urgence dit "plan blanc" pour assurer la continuité des soins.

Une vague de cyberattaques vise depuis environ deux ans le secteur hospitalier français et européen. En 2021, l’Anssi relevait en moyenne un incident par semaine dans un établissement de santé en France.