Le patron des services de renseignement marocain reçu par le FBI et la CIA

Abdellatif Hammouchi le chef des services secrets marocains (DGST), lors d'une visite à la conférence internationale sur le climat COP22 à Marrakech le 8 novembre 2016. (Photo d’archive, AFP)
Abdellatif Hammouchi le chef des services secrets marocains (DGST), lors d'une visite à la conférence internationale sur le climat COP22 à Marrakech le 8 novembre 2016. (Photo d’archive, AFP)
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Publié le Vendredi 17 juin 2022

Le patron des services de renseignement marocain reçu par le FBI et la CIA

  • Le directeur général marocain de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire, Abdellatif Hammouchi, a participé à un sommet sur la sécurité maroco-américaine
  • Les discussions avec les responsables américains ont porté, entre autres, sur les différents défis sécuritaires

CASABLANCA: Le directeur général marocain de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire (DGST), Abdellatif Hammouchi, a été reçu, lors d’une visite de travail, les 13 et 14 juin aux États-Unis, par Christopher Wray, patron du FBI (Federal Bureau of Investigation), Avril Hainse, directrice du renseignement national américain et William Burns, directeur de la CIA (Central Intelligence Agency).

Le quotidien marocain Assabah rapporte, dans son édition du vendredi 17 juin, que Hammouchi était à la tête d’une délégation composée de plusieurs cadres sécuritaires, et qu’il a participé à un sommet sur la sécurité maroco-américaine. 

Les discussions avec les responsables américains ont porté, selon la même source, sur le renseignement, les différents défis sécuritaires ainsi que les menaces que représentent les groupes terroristes et les réseaux du crime organisé dans de nombreuses régions du monde, notamment celles du Sahel, du Sahara, du Moyen-Orient et de l'Europe.

Le sommet a également permis de souligner l'importance de coordonner les efforts conjoints et de développer des mécanismes de surveillance et de lutte, afin d'assurer une réponse ferme aux différents risques et menaces croissants à l'échelle internationale.

La coopération entre le Maroc et les États-Unis, vieille de plusieurs années, avait déjà été saluée par le département d’État américain: le rapport de 2020 sur le terrorisme a effectivement mis en avant la politique marocaine de lutte contre l’extrémisme violent, faisant observer que «le Maroc a établi une stratégie globale en la matière qui privilégie le développement économique et humain, outre la lutte contre la radicalisation et le contrôle de la sphère religieuse».

Un sommet sur la lutte contre Daech sous la présidence du ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita et du secrétaire d’État Antony Blinken, a eu lieu à Marrakech en mai dernier. Par ailleurs, l’exercice militaire African Lion, qui se tiendra la dernière semaine de juin, regroupe le Maroc avec 13 autres pays partenaires, dont les États-Unis, la France, l'Italie, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.

Plus de 7 000 soldats américains et des pays alliés participeront à l’édition de cette année qui se déroulera dans différentes régions du sud marocain (Agadir, Tan-Tan, Mehbes, Taroudant et Ben Guerir) et du centre (Kenitra), a annoncé le Commandement militaire des États-Unis en Afrique (AFRICOM).
 


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.