Tunisie: La start-up qui transforme l'air en eau potable

La machine, le Kumulus, parvient à capturer l’humidité de l’air ambiant et à la transformer (Photo, Kumulus Water).
La machine, le Kumulus, parvient à capturer l’humidité de l’air ambiant et à la transformer (Photo, Kumulus Water).
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Publié le Samedi 18 juin 2022

Tunisie: La start-up qui transforme l'air en eau potable

  • Le Kumulus est une machine blanche aux allures futuristes. Une technologie qui réplique le phénomène de la rosée du matin
  • La startup Kumulus Water a apporté son aide à une école privée d’eau potable à Makhtar dans la région de Siliana

CASABLANCA: Des siècles durant, les alchimistes rêvaient de transformer le plomb en or. Un ingénieur tunisien et son équipe ont mis au point une technologie qui produit de l’eau potable avec de l’air. La machine, le Kumulus, parvient à capturer l’humidité de l’air ambiant et à la transformer.

Le Kumulus

Le Kumulus est une machine blanche aux allures futuristes. Une technologie qui réplique le phénomène de la rosée du matin et une invention qui pourrait palier le problème d’accès à l’eau potable dans certaines régions arides du Maghreb. 

Iheb Triki, l’entrepreneur et co-créateur du Kumulus et de la startup Kumulus Water qui commercialise l’invention, explique l’originalité et les spécificités de sa création dans une vidéo publiée sur la page Facebook de l’entreprise. Le processus se déroule en deux temps «L’air entre dans la machine et passe dans un premier filtre qui le nettoie de ses polluants. Après, le flux pénètre et condense l’humidité contenue dans l’air».

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Iheb Triki, l’entrepreneur ayant cocréé le Kumulus (Photo, Kumulus Water).

Des usages et des villages

La startup Kumulus Water a apporté son aide à une école privée d’eau potable à Makhtar dans la région de Siliana située au Nord-ouest de la Tunisie. L’entreprise a installé le  Kumulus 1, permettant de produire de l’eau à partir de l’air ambiant dans cette région soumise à un stress hydrique intense. 

La machine a été installée dans une école primaire de la ville rurale d’El Bayadha, proche de la frontière algérienne. Dans cette région enclavée, l’accès à l’eau potable est extrêmement limité d’après le directeur de l’école Hasan Aoubdi dont le témoignage est recueilli sur les réseaux sociaux de Kumulus Water.  

Selon les créateurs du Kumulus, leur innovation pourrait permettre de fabriquer 20 à 30 litres d’eau potable par jour. Et ce sans branchement électrique ni aucune source d’eau environnante.

Une invention et des compétitions

Iheb Triki a été sélectionné en 2021 par le prestigieux Institut Choiseul comme l'un des 100 Jeunes Leaders Africains pour l’invention dont il fait la promotion en participant à divers concours d’ingénieurs.

La jeune pousse est montée sur le podium en recevant le prix de la deuxième meilleure opportunité d'investissement du MBA Impact Investing Network & Training: Turner MIINT 2022. La startup tunisienne était en compétition avec 40 autres entreprises issues des meilleures écoles de commerce américaines, ayant participé au concours.

Sécheresse

Selon la Banque mondiale, en 2020, un cinquième des populations maghrébines n’avaient toujours pas d'accès satisfaisant à une source d’eau potable. A l’échelle du monde,1000 enfants meurent chaque jour après avoir bu de l'eau contaminée, selon l’UNICEF. 

La machine créée par cet ingénieur tunisien offre une opportunité innovante pour alléger le problème de manque d’eau dans les régions les plus arides de la planète en produisant 20 à 30 litres d’eau potable par jour et sans branchement électrique ni aucune source d’eau environnante.


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.