Les Houthis accusés d'endoctriner et de recruter des enfants

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Publié le Lundi 20 juin 2022

Les Houthis accusés d'endoctriner et de recruter des enfants

  • Les Houthis utilisent les «centres d'été» comme camps d'entraînement
  • Les enfants soldats recrutés aujourd'hui deviendront des combattants aguerris

AL-MUKALLA: Des représentants du gouvernement yéménite, des groupes de défense des droits de l'homme et des défenseurs de la protection de l'enfance ont appelé à une action internationale pour contraindre les Houthis, soutenus par l'Iran, à cesser d'endoctriner et de recruter des enfants pour le combat.

Ils ont averti que les enfants recrutés par la milice deviendraient des combattants radicaux qui compromettraient la sécurité au Yémen, dans la région et dans le reste du monde.

Leurs mises en garde et leurs demandes sont intervenues alors que de nouvelles vidéos provenant de camps d'été gérés par les Houthis ont montré que la milice soumettait les enfants à des activités d'endurance et les entraînait au maniement des armes.

Le ministre yéménite de l'Information, Mouammar al-Eryani, a accusé les Houthis d'enrôler massivement des enfants dans les zones qu'ils contrôlent, dans le cadre de camps d'été annuels durant lesquels ils leur font subir un lavage de cerveau, leur donnent des leçons militaires et les envoient ensuite combattre les troupes gouvernementales.

«Les milices Houthis recrutent de plus en plus d'enfants et les poussent vers les lignes de front face à un silence international étonnant et injustifié, et à l'incapacité des organisations de défense des droits de l'homme et de protection de l'enfance à jouer leur rôle pour condamner ce crime odieux et mettre un terme au massacre d'enfants yéménites», a-t-il tweeté, partageant une vidéo «choquante» montrant des enfants âgés d'à peine dix ans en train d'être entraînés dans l'un des camps.

Il a prévenu qu'ils continueraient à alimenter la violence au Yémen et à saper les efforts déployés sous l'égide des Nations unies pour parvenir à un accord de paix durable dans le pays.

Le mois dernier, les Houthis ont lancé leurs camps d'été annuels pour enfants dans les zones densément peuplées qu'ils contrôlent.

Des milliers d'entre eux auraient rejoint ces camps, où, selon les Houthis, ils sont formés à la récitation correcte du Coran, reçoivent des leçons d'islam et apprennent à affronter les fausses idées de l'Occident.

Cependant, les vidéos qui ont fuité des camps ou celles qui apparaissent sur les médias contrôlés par les Houthis montrent des enfants se préparant au combat.

Dans l'une de ces vidéos, un membre des Houthis apprend à des enfants d'à peine dix ans à utiliser un AK-47 dans une salle de classe. Cet homme apparaît en train de passer l'arme aux enfants, qui l'essaient à tour de rôle.

Dans d'autres vidéos, des enfants prêtent allégeance au dirigeant houthi Abdoul Malik Al-Houthi et jurent de combattre ses opposants à l'intérieur et à l'extérieur du pays.

Les images de jeunes enfants portant des armes ou scandant des slogans haineux ont suscité l'indignation des Yéménites qui ont demandé que les Houthis soient punis pour avoir violé les chartes internationales de protection de l'enfance et exploité la trêve négociée par l'ONU pour gonfler leurs rangs de jeunes combattants.

«Les Houthis continuent de violer les droits des enfants au Yémen. Cet Houthi apprend aux élèves à utiliser des armes afin de les pousser au front», a déclaré la militante yéménite Nadia Abdallah.

Le journaliste yéménite Ahmed al-Mosibly a qualifié les camps d'été des Houthis de «bombes à retardement» qui ont préparé certaines personnes à en tuer d'autres et à servir les agendas de l'Iran au Yémen. «Malheureusement, il y a encore des parties à l'intérieur et à l'extérieur du pays qui ne sont pas bien conscientes du danger du projet expansionniste iranien», a-t-il tweeté.

Le journaliste yéménite Ammar Zabal, qui était responsable des médias dans un centre de réhabilitation des enfants soldats financé par l'Arabie saoudite à Marib, a rencontré de jeunes combattants houthis.

Il a déclaré à Arab News que l'influence des leçons d'endoctrinement des Houthis avait poussé certains enfants à détester la communauté et les Yéménites qui s'opposent au mouvement.

«L'influence des idées toxiques des Houthis sur ces enfants est énorme», a déclaré Zabal.

Par ailleurs, Ahmed al-Qurashi, directeur de l'organisation SEYAJ pour la protection des enfants, a indiqué à Arab News que le recrutement d'enfants au Yémen s'était accéléré au cours des derniers mois, malgré la trêve et les efforts considérables déployés pour parvenir à un accord mettant fin à la guerre. Il a averti que les enfants soldats recrutés aujourd'hui deviendraient des combattants aguerris qui porteraient atteinte à la sécurité régionale et internationale.

«Le recrutement croissant d'enfants au Yémen est la preuve que toutes les initiatives et propositions visant à protéger les enfants ont échoué. Cela montre également l'échec des initiatives de l'ONU, notamment un accord avec les Houthis sur l'arrêt du recrutement d'enfants dans les combats», a déclaré M. Al-Qurashi.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.


Le président turc Erdogan arrive à Djeddah pour une rencontre avec le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
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  • Le dirigeant turc doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
  • Sharif et le chef de l’armée pakistanaise sont déjà en Arabie saoudite pour discuter des questions régionales et des relations bilatérales

ISLAMABAD : Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé vendredi à Djeddah, où il devrait rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur fond de tensions régionales entre les États-Unis et l’Iran.

Sharif est arrivé à Djeddah jeudi pour une visite de trois jours à la tête d’une délégation comprenant le chef des forces de défense du Pakistan, le maréchal Syed Asim Munir, ainsi que des ministres fédéraux et des responsables gouvernementaux. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que Sharif examinerait les relations bilatérales et discuterait des développements régionaux avec le prince héritier saoudien au cours de cette visite.

La visite de Sharif et d’Erdogan en Arabie saoudite intervient alors que la région du Moyen-Orient reste sous haute tension. Le président américain Donald Trump a annulé dimanche des frappes prévues contre l’Iran, affirmant que les pays du Moyen-Orient étaient parvenus à définir les « paramètres d’un accord » visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Téhéran a également déclaré plus tôt cette semaine avoir conclu un accord avec Oman concernant une voie maritime pour les échanges via le détroit d’Ormuz.

La Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays de la région ont été étroitement impliqués dans les efforts visant à mettre fin à la guerre, qui a commencé en février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

« Notre président, Son Excellence Recep Tayyip Erdogan, effectuera une visite de travail d’une journée en Arabie saoudite le 7 août 2026 », a écrit Burhanettin Duran, responsable de la communication de la présidence turque, sur la plateforme de médias sociaux X.

« Dans le cadre de cette visite, il est prévu que Son Excellence le Président rencontre le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif. »

Les responsables pakistanais et saoudiens n’ont pas commenté la visite d’Erdogan en Arabie saoudite ni les sujets qui pourraient être abordés lors d’une éventuelle rencontre entre les dirigeants. Toutefois, l’agence de presse internationale AFP a rapporté, citant des sources, que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devraient signer vendredi à Djeddah un accord conjoint de défense.

Selon l’agence, les puissances régionales cherchent à renforcer leurs liens sécuritaires dans un contexte de guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a impliqué les États du Golfe et perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.

Le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé un pacte de défense historique en septembre 2025. L’accord stipule qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux, officialisant des décennies de coopération sécuritaire entre Islamabad et Riyad.

Cet accord de défense revêt une importance particulière alors que le Pakistan est le seul État doté de l’arme nucléaire dans la région, tandis que l’Arabie saoudite est une puissance économique majeure au Moyen-Orient.

Le Pakistan joue un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran depuis le début de la guerre en février. La Turquie a également joué un rôle diplomatique dans les négociations visant à mettre fin à la guerre à Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com