Libération de cinq Britanniques qui étaient détenus en Afghanistan

Un combattant taliban monte la garde le long d'une route à Kaboul, le 18 juin 2022. (Photo, AFP)
Un combattant taliban monte la garde le long d'une route à Kaboul, le 18 juin 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 20 juin 2022

Libération de cinq Britanniques qui étaient détenus en Afghanistan

Un combattant taliban monte la garde le long d'une route à Kaboul, le 18 juin 2022. (Photo, AFP)
  • «Satisfaite que le Royaume-Uni ait assuré la libération de cinq Britanniques détenus en Afghanistan», a déclaré la ministre des Affaires étrangères Liz Truss sur Twitter
  • En février, Londres avait souligné le cas de «plusieurs» Britanniques détenus en Afghanistan et avait «évoqué» leur situation avec les talibans, sans préciser leur nombre ni qui les retenait

LONDRES: Le gouvernement britannique a annoncé lundi la libération de cinq ressortissants britanniques, dont un ancien journaliste, qui étaient retenus en Afghanistan, soulignant qu'ils avaient commis une « erreur » en se rendant dans le pays à l'encontre des recommandations de voyage. 

« Satisfaite que le Royaume-Uni ait assuré la libération de cinq Britanniques détenus en Afghanistan », a déclaré la ministre des Affaires étrangères Liz Truss sur Twitter. « Ils seront bientôt réunis avec leur famille », a-t-elle ajouté. 

Dans un communiqué, son ministère a indiqué que ces personnes n'avaient « aucun rôle dans le travail du gouvernement britannique en Afghanistan » et qu'elles s'étaient rendues dans le pays »contrairement aux recommandations de voyage du gouvernement. C'était une erreur ». 

Il n'a pas précisé quand et dans quelles circonstances ces Britanniques avaient été détenus. 

Le Royaume-Uni a dit « regretter cet épisode » et a présenté, au nom des familles des détenus, des »excuses » pour « toute infraction à la culture, aux coutumes ou aux lois afghanes ». 

Le gouvernement afghan a également confirmé la libération des cinq Britanniques qui avaient été arrêtés « il y a environ six mois » parce qu'ils « menaient des activités allant à l'encontre des lois et traditions du peuple afghan ». 

A la suite de discussions avec Kaboul et Londres, « ces personnes ont été libérées hier (dimanche) (...) et remises à leur pays d'origine », a ajouté le porte-parole du gouvernement afghan, Zabihullah Mujahid, précisant qu'elles avaient « promis de respecter les lois d'Afghanistan, les traditions et la culture de ses habitants ». 

En février, Londres avait souligné le cas de « plusieurs » Britanniques détenus en Afghanistan et avait « évoqué » leur situation avec les talibans, sans préciser leur nombre ni qui les retenait. 

Parmi eux se trouvait Peter Jouvenal, un ancien journaliste devenu homme d'affaires, possédant la double nationalité allemande et britannique et détenu depuis début décembre. Il est marié à une Afghane avec laquelle il a trois filles. 

« Peter Jouvenal a été remis en liberté après plus de six mois de captivité en Afghanistan », a tweeté son ami David Lyon, ancien correspondant de la BBC qui a travaillé avec lui en Afghanistan et au Pakistan. 

Des soutiens qui avaient lancé une pétition pour la libération de ce dernier ont indiqué que les cinq Britanniques avaient vécu une période « difficile » et qu'ils avaient quitté l’Afghanistan. 

Depuis leur retour au pouvoir en août 2021, les fondamentalistes islamistes talibans ont arrêté certaines voix critiques de leur régime et roué de coups ou arrêté plusieurs journalistes. 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.