La Fête de la musique célèbre ses 40 ans

Le ministre français de la Culture Jack Lang et la Première dame française Danielle Mitterrand lors de la première édition de l'événement en 1982 (Photo, AFP).
Le ministre français de la Culture Jack Lang et la Première dame française Danielle Mitterrand lors de la première édition de l'événement en 1982 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 22 juin 2022

La Fête de la musique célèbre ses 40 ans

  • C'est devenu une institution en France et un rendez-vous désormais exporté dans plus d'une centaine de pays
  • Tous les genres musicaux se côtoieront

PARIS: Rap, classique, jazz, rock ou samba joués par pros ou amateurs: villes, villages et lieux inattendus ont vibré mardi pour la Fête de la musique, comme chaque 21 juin depuis 40 ans et une idée de Jack Lang, alors ministre français de la Culture.

C'est devenu une institution en France et un rendez-vous désormais exporté dans plus d'une centaine de pays dans le monde.

Dans l'Hexagone, la vague de canicule est passée mais la température est montée mardi soir avec les concerts qui se sont enchaînés.

Tous les genres musicaux se côtoient, comme à La Rochelle (sud-ouest), par exemple, avec un vieux port placé sous le signe du hard rock/métal et une église Notre-Dame envahie par les chorales.

A Paris, parmi les multiples initiatives, la station Radio France devait faire sillonner les rues par un camion sonorisé avec un DJ, Young Pulse - un clin d'œil au chanteur français Jacques Higelin, qui joua sur un camion traversant Paris aux premières années de la Fête de la musique.

En 2022, ce char devait s'élancer près de la statue de la Liberté parisienne, dédicace au "Make music day" (qu'on peut traduire par "Faites de la musique", version internationale de la Fête de la musique) qui doit démarrer à New York (Etats-Unis) depuis, là aussi, la statue de la Liberté. Le rappeur français MC Solaar devait également se produire mardi à New York.

A Paris, dans la cour même du palais présidentiel de l'Elysée, la DJ ukrainienne Xenia a monté le volume. Le chef de l'Etat Emmanuel Macron est sorti de son bureau pour saluer le "formidable succès" de la Fête.

"Ca incite à beaucoup de modestie parce qu'il y a peu de choses dans la vie politique, au fond, qui restent 40 ans après encore et qui sont des pratiques populaires", a-t-il dit.

Pour sa part la ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, a déclaré : "Pour moi, ce soir, c'est aussi une fête de solidarité avec l'Ukraine".

"Bien sûr, il y a eu deux années d'isolement, de séparation, de couvre-feu, de confinement, de reprise lente du lien à la culture et aux artistes dont on célèbre aussi les retrouvailles", a-t-elle ajouté.

«On est vraiment libres» : après le Covid, la France retrouve sa Fête de la musique

"On est là pour se marrer, faire écouter des sons, s'amuser simplement": villes et villages de France ont vibré mardi soir sur des rythmes de rap, samba, techno de rock, pour la 40e édition d'une Fête de la musique qui se veut libérée du Covid-19.

A l'Elysée, où s'est notamment produit le Sénégalais Youssou N'dour avant la DJ ukrainienne Xenia, le chef de l'Etat Emmanuel Macron a salué le "formidable succès" de la Fête de la musique.

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Le chanteur sénégalais Youssou N'Dour (Photo, AFP).

Entre amis, en famille, en couple ou seul: les Parisiens ont pris d'assaut, dès 20H00 et jusque tard dans la nuit, les rues de la capitale, qui avaient des allures de dancefloor.

Sur les quais de Seine, dans le centre de Paris, de nombreux DJ ainsi qu'une formation de cuivre étaient présents.

Canon à fumée et lasers: le très branché quartier du Marais n'était pas en reste. Plus loin, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sur le parvis de l'Institut du monde arabe.

"On a loué un spot près du canal, on est là pour se marrer en fait, faire écouter des sons, s'amuser simplement", a raconté Martin, 24 ans, venu se produire avec son groupe "Nitraks" au bord du canal Saint-Martin.

«Besoin de fêtes»

Dire que les jours précédant la première édition en 1982, Jack Lang, initiateur de la manifestation, avait "le trac" de sa vie, comme il l'a raconté à l'AFP.

"On avait dit aux gens +Allez-y, sortez, appropriez-vous la musique dans les rues+, mais on craignait qu'ils restent planqués chez eux. Mais ça a marché", se souvient celui qui avait été nommé ministre par le président François Mitterrand (1981-1995) après l'arrivée des socialistes au pouvoir en 1981. "La première année, en 1982, ce ne fut pas un grand succès, mais les gens ont joué le jeu et dès 1983 c'était vraiment parti", décrypte M. Lang.

"Nous avons besoin de fêtes. Nous devrions faire la fête quatre fois l'an à chaque saison, ce que Noël fait déjà pour le solstice d'hiver", a écrit le philosophe français Edgar Morin au sujet de celle réservée à la musique.


Le 12e Festival du film saoudien reporté à juin

Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
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  • Le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra du 25 juin au 1er juillet à Dhahran, avec pour thème « Cinéma du Voyage »
  • L’événement inclura des compétitions, projections, focus sur le cinéma coréen et programmes de développement pour les cinéastes

DHAHRAN : Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se déroulera désormais du 25 juin au 1er juillet.

Organisé par l’Association du Cinéma en partenariat avec le Centre Roi Abdulaziz pour la Culture Mondiale (Ithra) et soutenu par la Commission Saoudienne du Film, le siège d’Ithra à Dhahran accueillera à nouveau l’événement.

Le festival de cette année explore le thème du « Cinéma du Voyage », présentant une sélection soignée de films arabes et internationaux — courts et longs métrages — qui mettent en avant le voyage et le mouvement comme éléments essentiels de la narration.

Comme lors des éditions précédentes mettant en lumière le cinéma non saoudien, le festival proposera un « Focus sur le Cinéma Coréen ».

À cette occasion, Ahmed Al-Mulla, fondateur et directeur du Festival du film saoudien, a déclaré : « Le festival de cette année crée une atmosphère riche en inspiration, en échanges d’idées et en apprentissages partagés. C’est une célébration de la créativité cinématographique pour tous. »

Tariq Al-Khawaji, directeur adjoint du Festival, a ajouté : « À Ithra, nous sommes fiers de notre partenariat de longue date avec l’Association du Cinéma. Cela a permis la croissance et la diversité thématique du festival année après année, ce que nous voyons clairement dans la manière dont nous soutenons les cinéastes et créons des opportunités d’engagement avec le cinéma mondial. »

Depuis son lancement en 2008, le Festival du film saoudien est un moteur clé du cinéma saoudien et du Golfe et constitue le plus ancien festival de cinéma du Royaume. Après plusieurs interruptions, il est désormais devenu un événement annuel.

Le festival réunit des compétitions de films de fiction et documentaires, des programmes de développement professionnel, un marché de production et des concours de projets. Et, bien sûr, de nombreuses projections sur les écrans d’Ithra, avec de nombreuses stars foulant le tapis rouge et des producteurs de films en quête de talents. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Liban: 39 sites culturels placés sous protection renforcée de l'Unesco en raison de la guerre

Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
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  • L’UNESCO place 39 sites culturels au Liban sous protection renforcée face aux risques liés au conflit
  • Des sites majeurs comme Baalbeck, Tyr et Byblos bénéficieront d’un soutien technique et financier

PARIS: L'Unesco a placé mercredi sous protection renforcée 39 sites culturels au Liban par crainte de dégâts causés par les bombardements auxquels fait face le pays après un mois de guerre.

"Ces 39 biens culturels bénéficient désormais du niveau de protection juridique le plus élevé contre les attaques et les usages à des fins militaires", écrit l'Unesco dans un communiqué.

Parmi ces biens figurent les sites archéologiques de Baalbeck et de Tyr, le musée national de Beyrouth ou encore le site de Byblos.

La convention de la Haye de 1954 oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé.

Les 39 sites "recevront une assistance technique et financière de l'Unesco pour renforcer leur protection juridique, améliorer les mesures d'anticipation et de gestion des risques ainsi que fournir une formation supplémentaire aux professionnels de la culture et au personnel militaire de la zone", détaille l'Unesco.

"La protection renforcée permet également d'envoyer un signal à l'ensemble de la communauté internationale quant à l'urgence de protéger ces sites", ajoute l'organisation qui explique avoir convoqué mercredi une "réunion extraordinaire (...) à la suite d'une demande" du Liban.

Ces sites bénéficieront également d'une "aide financière internationale de plus de 100.000 dollars américains pour les opérations d'urgence sur le terrain", ajoute l'Unesco.

Située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, Tyr, ville inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1984, a été la cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.

Encore en construction, un musée sur le site a subi quelques dommages. Mais ni la nécropole des IIe et IIIe siècles ni l'arc de triomphe monumental, les aqueducs ou encore l'hippodrome qui s'élèvent sur le site, n'ont été atteints.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, "d'autres biens dans des pays voisins" ont subi des dégâts, écrit l'Unesco, sans détails.


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com