CNN présente ses excuses après la remarque « terroriste » d'un intervenant à l'encontre de Mehdi Hasan

L'incident a suscité une condamnation générale, plusieurs personnes qualifiant les commentaires d'attaque ouvertement raciste. (AFP/File)
L'incident a suscité une condamnation générale, plusieurs personnes qualifiant les commentaires d'attaque ouvertement raciste. (AFP/File)
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Publié le Mercredi 30 octobre 2024

CNN présente ses excuses après la remarque « terroriste » d'un intervenant à l'encontre de Mehdi Hasan

  • Le commentateur politique Ryan James Girdusky a déclaré qu'il espérait que le "bipeur" de Mehdi Hasan ne se déclencherait pas, dans une allusion apparente à l'attaque israélienne des bipeurs
  • “Il n'y a pas de place pour le racisme ou le sectarisme à CNN", a déclaré la chaîne

LONDRES: CNN a présenté ses excuses après qu'un intervenant de son émission ait suggéré que son collègue Mehdi Hasan était un "terroriste".

L'incident s'est produit lors de l'émission NewsNight diffusée lundi soir, lorsque le commentateur conservateur Ryan James Girdusky a dit à Mehdi Hasan, fondateur du site d'information Zeteo récemment lancé et ancien animateur de MSNBC, qu'il espérait que son "bipeur ne se déclencherait pas".

Cette remarque semblait faire référence au récent ciblage par Israël de combattants du Hezbollah au Liban à l'aide de bipeurs explosifs, qui ont tué 12 personnes et en ont blessé beaucoup d'autres.

"Votre invité vient-il de dire que je devrais être tué en direct à la télévision?” a demandé Hasan à la présentatrice de l'émission, Abby Phillip.

Après une pause publicitaire, Phillip a présenté ses excuses à Hasan et aux téléspectateurs et a indiqué que Girdusky avait été retiré de l'émission.

"Je tiens à m'excuser auprès de Mehdi Hasan pour ce qui a été dit à cette table. C'était tout à fait inacceptable", a-t-elle déclaré. "Je tiens à m'excuser auprès des téléspectateurs”.

Hasan n'est pas non plus réapparu dans l'émission après la pause publicitaire, ce qui a donné lieu à des spéculations selon lesquelles on lui aurait également demandé de partir, bien que Philip ait déclaré plus tard dans une vidéo sur X, qui a également été repostée par Hasan, que la chaîne "voulait vraiment qu'il revienne et qu'il termine l'émission".

L'échange a commencé lorsque les deux invités ont été conviés à discuter des prochaines élections américaines et des conflits en cours au Moyen-Orient.

Hasan a fait référence au récent rassemblement de Donald Trump et aux accusations selon lesquelles la campagne de Trump diffuse des idées de type nazi.

Girdusky a alors accusé Hasan, qui défend ouvertement les droits des Palestiniens, d'être "la personne la plus antisémite à cette table", une étiquette à laquelle Hasan a déclaré être fréquemment confronté en raison de ses opinions.

"Ouais, eh bien, j'espère que votre bipeur ne se déclenche pas", a déclaré Girdusky, avant de tenter de justifier ses propos en affirmant qu'il pensait que Hasan avait dit qu'il soutenait le Hamas.

"Vous ne pensiez pas que j'avais parlé du Hamas. J'ai dit que je soutenais les droits des Palestiniens", a répondu Hasan, avant d'ajouter: "Ayez au moins le courage de soutenir votre commentaire raciste".

Dans un message posté plus tard sur X, le consultant politique et écrivain conservateur a toutefois semblé revenir sur ses propos en déclarant: "Vous pouvez rester sur CNN si vous traitez à tort tous les républicains de nazis et si vous avez reçu de l'argent de médias financés par le Qatar", a-t-il déclaré. "Apparemment, vous ne pouvez pas rester sur CNN si vous faites une blague. Je suis heureux que l'Amérique puisse voir ce que CNN représente".

À la suite de cet échange, CNN a annoncé qu'elle ne diffuserait plus les interventions de Girdusky.

"Il n'y a pas de place pour le racisme ou le sectarisme à CNN ou sur nos ondes", a déclaré la chaîne dans un communiqué. "Nous visons à encourager les conversations et les débats réfléchis, y compris entre des personnes en profond désaccord, afin d'explorer des questions importantes et de promouvoir la compréhension mutuelle”.

"Mais nous ne permettrons pas que des invités soient rabaissés ou que la limite de la civilité soit franchie. Ryan Girdusky ne sera pas le bienvenu sur notre chaîne".

L'incident a suscité une condamnation générale, plusieurs personnes qualifiant les commentaires d'attaque ouvertement raciste.

La députée Rashida Tlaib, qui est musulmane et palestinienne américaine, a écrit sur X: "CNN a joué un rôle central dans la normalisation de ce type de haine anti-arabe, anti-musulmane et anti-palestinienne ouverte, et il n'est malheureusement pas du tout surprenant de voir des déclarations aussi dégoûtantes diffusées avec autant de désinvolture sur son réseau aujourd'hui."

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.