Tempête sur Le Point après de fausses accusations contre Garrido et Corbière

Les membres de la coalition de gauche NUPES (Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale) Adrien Quatennens (G), Olivier Faure (CG), Raquel Garrido (CD) et Alexis Corbiere (D) s'adressent à la presse devant l'Assemblée nationale, à Paris, le 21 juin 2022, au surlendemain des élections législatives. (AFP)
Les membres de la coalition de gauche NUPES (Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale) Adrien Quatennens (G), Olivier Faure (CG), Raquel Garrido (CD) et Alexis Corbiere (D) s'adressent à la presse devant l'Assemblée nationale, à Paris, le 21 juin 2022, au surlendemain des élections législatives. (AFP)
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Publié le Jeudi 23 juin 2022

Tempête sur Le Point après de fausses accusations contre Garrido et Corbière

  • Peu après la publication mercredi de cet article, qui les accusait d'avoir exploité une femme de ménage sans papiers, Mme Garrido et M. Corbière avaient fermement démenti
  • Dans deux articles mis en ligne jeudi, le site d'investigation Mediapart et le service de vérification d'informations de Libération, CheckNews, ont démonté les affirmations initiales du Point

PARIS: L'hebdomadaire Le Point est dans la tourmente après la publication sur son site d'un article mettant en cause le couple de députés LFI Raquel Garrido et Alexis Corbière, finalement retiré jeudi pour "des erreurs et des manquements".

Peu après la publication mercredi de cet article, qui les accusait d'avoir exploité une femme de ménage sans papiers, Mme Garrido et M. Corbière avaient fermement démenti: "Tout est faux", avaient-ils protesté.

Fait très rare, l'article a finalement été retiré jeudi. "Les vérifications complémentaires que nous avons menées nous ont révélé que des erreurs et des manquements à la prudence ont été commis", a reconnu le directeur du Point, Etienne Gernelle, dans un message publié sur Twitter et le site du magazine.

"Nous présentons nos excuses plates et sincères à Raquel Garrido et Alexis Corbière, ainsi qu'à nos lecteurs", a-t-il ajouté, en indiquant qu'une enquête interne était menée "pour comprendre ce qui s'est passé".

Insuffisant aux yeux du couple de députés de gauche. "Je demande le licenciement immédiat" du journaliste auteur de l'article, Aziz Zemouri, a twitté Mme Garrido. "Je n'en resterai pas là.(...)  Ma famille a trop souffert. Le tort causé est indélébile".

Son mari estime lui aussi que "des sanctions doivent être prononcées": "C'est l'honneur du métier (de journaliste, ndlr) qui est en jeu et la confiance que les citoyens accordent à la presse", a jugé Alexis Corbière, également sur Twitter.

Plaintes 

L'avocat du couple, Me Xavier Sauvignet, a indiqué à l'AFP qu'il préparait deux plaintes, l'une pour diffamation publique et une autre contre X pour faux et usage de faux et usurpation d'identité.

Dans un contexte de défiance toujours massive du public envers la presse, cette affaire est dommageable pour l'image de l'hebdomadaire.

"L'ensemble de la rédaction est profondément affecté par le manquement aux règles élémentaires de déontologie journalistique", a réagi la Société des rédacteurs (SDR) du Point dans un communiqué.

Cette instance, qui représente les journalistes sur les questions de déontologie, se dit "fondamentalement attachée à la nécessaire vérification de toute information avant publication, et ne saurait tolérer que la réputation du journal soit entachée par des manquements individuels".

Dès sa publication, l'article avait été massivement repris sur les réseaux sociaux par des adversaires politiques du couple de députés Nupes-LFI.

Dans deux articles mis en ligne jeudi, le site d'investigation Mediapart et le service de vérification d'informations de Libération, CheckNews, ont démonté les affirmations initiales du Point.

L'article prétendait notamment que le couple Garrido-Corbière exploitait une femme de ménage algérienne sans papiers qu'ils n'avaient pas déclarée.

SMS 

Mercredi, l'auteur de l'article, Aziz Zemouri, a publié sur Twitter des captures d'écran des prétendus SMS sur lesquels il dit s'être appuyé. Mais l'authenticité de ces captures d'écran a été mise en doute par des spécialistes du numérique.

En juin 2021, Le Point et M. Zemouri avaient été condamnés pour diffamation après un article de ce dernier. Il qualifiait d'ancienne "call-girl" l'actrice Sand Van Roy, qui accusait le cinéaste Luc Besson de viols et agressions sexuelles.

Raquel Garrido, 48 ans, a été élue députée de Seine-Saint-Denis face au président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde lors du deuxième tour des législatives le 19 juin. Alexis Corbière, 54 ans, a pour sa part été réélu dès le premier tour le 12 juin, également en Seine-Saint-Denis.

"Les calomniateurs de Corbière et Garrido avouent leur faux. Ils feraient bien de s'interroger sur la pente qu'ils ont prise et les raisons pour lesquelles ils utilisent de tels informateurs", a réagi jeudi sur Twitter le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.


En France, les canicules à répétition s'invitent dans la recherche de logement

Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
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  • La chaleur devient un critère immobilier à part entière : exposition, étage, volets, ventilation, extérieur, arbres et climatisation pèsent davantage dans les choix
  • Face à des canicules plus fréquentes, les acheteurs se projettent sur le confort d’été à long terme et questionnent désormais l’habitabilité réelle des logements

PARIS: Climatisation, volets, arbres: les Français commencent à intégrer les fortes températures dans leurs critères de recherche de nouveau logement, conséquence des vagues de chaleur qui se succèdent et ne sont plus considérées comme des phénomènes isolés.

Exemple de cette évolution des comportements: Christian Tokoto, agent immobilier chez Guy Hoquet, a en vente "un appartement magnifique, avec de grandes vitres" en plein centre de Paris. Malgré "beaucoup de visites, les clients nous disent +trop chaud+, parce qu'il n'est pas traversant. Et donc, pour l'instant, il est toujours sur le marché !"

En France comme dans une grande partie de l'Europe, peu de régions échappent cet été à des températures qui dépassent régulièrement 35 voire 40°C, alors que les logements sont peu adaptés aux canicules et très rarement climatisés.

C'est le cas notamment des immeubles dits haussmanniens emblématiques de Paris, construits au XIXe siècle avec des toits en zinc ravissants sur les cartes postales mais qui chauffent fortement sous l'effet de la chaleur et du soleil.

"Au dernier étage d'un immeuble haussmannien la chaleur à l'intérieur devient vraiment insupportable", observe auprès de l'AFP Joseph Denke, agent immobilier chez FredéLion à Paris.

Il constate une évolution des critères depuis quelques mois, notamment une baisse de la demande pour l'exposition sud synonyme de soleil.

- Horizon "10-15 ans" -

La chaleur ressentie lors de la visite d'un studio de 14 m2 fait d'ailleurs douter un de ses clients, Camille Couturier, 30 ans. "Etre sous les toits c'est quelque chose qui peut être inquiétant, qui pourrait être un point négatif à l'appartement", relève-t-il à côté de la fenêtre ouverte du logement non-traversant.

En achetant un appartement, il se projette "au moins à 10-15 ans" et s'inquiète donc de savoir s'il pourra "utiliser cet appartement de manière vivable" ou "devoir fuir comme tout le monde parce qu'il fait trop chaud".

Alors que l'Europe occidentale a connu son début d'été le plus chaud enregistré selon l'observatoire européen du changement climatique, un logement sur deux en France serait une bouilloire thermique, surnom donné aux habitations qui se réchauffent très vite, estime le cabinet Pouget Consultants et Ignes.

Pour Sophie Bourg, directrice marketing de la plateforme d'annonces leboncoin immobilier, les canicules ne sont plus perçues par les Français "comme des épiphénomènes" mais "sont vraiment intégrées comme étant structurelles dans les choix résidentiels". "La fraîcheur, le confort d'été sont devenus un critère immobilier à part entière", assure-t-elle.

Un tiers des répondants à un sondage mené en ligne par la société en juin disaient ne pas exclure de déménager si les canicules s'intensifient.

- "Plus un tabou" -

Exposition, étage, piscine, volets, possibilité de faire des courants d'air, espaces extérieurs, terrasse ombragée et même présence d'arbres dans le quartier font désormais partie des critères et discussions que les professionnels de l'immobilier interrogés par l'AFP voient émerger.

Quant à la climatisation, sa possible généralisation a fait l'objet d'intenses débats politiques en France en début d'été, car elle est vue par certains comme un simple remède à l'inaction face au changement climatique et provoque des rejets de chaleur à l'extérieur.

Mais lors des recherches de logement, "ce n'est plus du tout un tabou", tranche Yann Jéhanno, président du réseau immobilier Laforêt.

"Les acquéreurs ne regardent plus seulement le logement, mais plutôt son habitabilité. Ils ne vont plus se contenter seulement du diagnostic de performance énergétique, mais interroger les agents immobiliers avec des questions très concrètes sur la température pendant la dernière vague de chaleur, s'il est possible d'aérer la nuit, si on dort bien dans les chambres", détaille-t-il.