Biden favori des Arabes, malgré quelques réserves, selon un sondage ArabNews/You Gov

40% des sondés estiment que le candidat Démocrate Joe Biden, à gauche, serait meilleur pour la région (Photo, AFP).
40% des sondés estiment que le candidat Démocrate Joe Biden, à gauche, serait meilleur pour la région (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 26 octobre 2020

Biden favori des Arabes, malgré quelques réserves, selon un sondage ArabNews/You Gov

  • La majorité des personnes interrogées estiment que les deux candidats à la présidence seraient mauvais pour la région
  • Trump obtient des résultats plus élevés sur les politiques iraniennes, mais pas sur la décision concernant Jérusalem

RIYAD: Un sondage YouGov commandé par Arab News, quotidien anglophone international basé à Riyad, a révélé que 49% des habitants de la région du Moyen-Orient et du Nord de l’Afrique (Mena) estiment qu’aucun des deux candidats à la présidence des États-Unis ne serait forcément bon pour la région.

Cependant, des deux candidats à la présidence, la majorité des personnes interrogées restantes (40%) considèrent que Joe Biden serait meilleur pour la région Mena que le président actuel, Donald Trump (12%).

Le sondage panarabe Arab News/Yougov, intitulé « Élections 2020 : Que désirent les Arabes », a interrogé un échantillon de 3 097 personnes en ligne, afin de découvrir ce que les habitants de la région Mena ressentent à propos des prochaines élections américaines, qui se tiendront le 3 novembre.

Mais ce sondage n’est pas entièrement positif pour Biden qui était vice-président de Barack Obama entre 2009 et 2017. Les résultats suggèrent fortement que Biden devrait se distancier de son ancien patron s’il devenait le prochain président des États-Unis. En ce qui concerne les politiques mises en œuvre au Moyen-Orient sous l’administration Obama, la majorité a répondu (53%) qu’Obama a laissé la région pire qu’elle ne l’était et 58% voulaient également que Biden s’éloigne des politiques de l’époque Obama.

L’endiguement de l'Iran était l'une des quatre principales questions sur lesquelles les personnes interrogées souhaitent que le prochain président américain se focalise. La décision de Trump de maintenir une posture de guerre contre l’Iran et d’imposer de sanctions sévères contre le régime iranien a notamment été soutenue par les personnes interrogées en Irak (53%), au Liban (38%) et au Yémen (54%), trois pays du Moyen-Orient qui ont eu des relations régionales intimes avec l'État iranien.

Toutefois, la décision du président Trump en 2017 de transférer l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem s'est révélée extrêmement impopulaire, avec 89% des Arabes qui s’y opposent.

La résolution du conflit israélo-arabe ainsi que l'autonomisation des jeunes ont été choisies comme priorités absolues pour le prochain président. De manière surprenante, contrairement à la plupart des autres Arabes, les Palestiniens interrogés à l'intérieur des territoires palestiniens ont indiqué un plus grand désir pour les États-Unis de jouer un plus grand rôle dans la résolution de ce conflit.

L’opinion arabe a été largement divisée sur la décision d’assassiner le général iranien Qassem Soleimani plus tôt dans l’année. En effet, la plus grande proportion des personnes interrogées en Irak (57%) et au Liban (41%) considèrent cette décision comme positive, tandis que la plupart des personnes interrogées en Syrie (57%) et au Qatar (62%) la considèrent négativement.

Par ailleurs, les Arabes demeurent extrêmement préoccupés par les défis domestiques communs dans la région, tels que les gouvernements défaillants (66%), le ralentissement économique (43%), la Covid-19 (32%) et le terrorisme islamiste (33%).


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.