Jeux méditerranéens : neuf journalistes marocains refoulés par l'Algérie, RSF s’indigne

Les neuf journalistes concernés ont, selon la presse marocaine, été contraints de dormir à l'aéroport d’Oran. (Photo, AFP)
Les neuf journalistes concernés ont, selon la presse marocaine, été contraints de dormir à l'aéroport d’Oran. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 27 juin 2022

Jeux méditerranéens : neuf journalistes marocains refoulés par l'Algérie, RSF s’indigne

  • Les autorités algériennes ont interdit à neuf journalistes marocains, venus couvrir l'événement, d’entrer sur le sol algérien
  • La presse algérienne a présenté les neuf individus concernés comme étant « des espions » pour le compte du Maroc

CASABLANCA : L'Algérie organise du 25 juin au 5 juillet à Oran la 19e édition des Jeux de la Méditerranée, une compétition multisports où se rencontrent des sportifs des pays du bassin méditerranéen. Au total cette édition rassemblera 3390 participants issus de 26 pays méditerranéens.

Mais avant même que la compétition ne démarre, un point noir est venu ternir l’organisation de cet évènement sportif qui semble se politiser. En effet, le Maroc, grand rival régional de l'Algérie, est l’un des participants à la compétition.

Alors que le 22 juin la délégation sportive marocaine était accueillie à l’aéroport international Ahmed Ben Bella, d’Oran par les acclamations du public et que des vidéos circulant sur les réseaux sociaux relayaient « la fraternité entre les deux peuples », les autorités algériennes ont rapidement mis fin à la fête, en interdisant à neuf journalistes marocains, venus couvrir l'événement, d’entrer sur le sol algérien.

Pour justifier cette interdiction, les autorités locales ont invoqué la nécessité d’une autorisation spéciale délivrée par les organisateurs.

Pour sa part, la presse algérienne a présenté les neuf individus concernés comme étant « des espions » pour le compte du Maroc, tout en arguant que d’autres professionnels des médias accrédités n’auraient pas été empêchés d'entrer sur le territoire.

Les neuf journalistes concernés ont, selon la presse marocaine, été contraints de dormir à l'aéroport d’Oran, à même le sol, avant que l'intervention des représentants du Consulat marocain à Oran leur ait permis de terminer la nuit dans un salon « légèrement plus confortable ».

Le lendemain, ils ont tous été refoulés et ont dû prendre un avion pour Tunis avant de rentrer au Maroc. En raison de la fermeture de l’espace aérien algérien aux avions marocains, l’ensemble de la délégation représentant le Royaume (sportifs, dirigeants et journalistes) a dû passer par Tunis où elle a fait une escale de 5 heures, avant de rallier Oran.

La presse marocaine et RSF s’indignent

L’Association marocaine des journalistes sportifs a exprimé son « grand étonnement et son profond mécontentement face aux agissements incompréhensibles et inacceptables des autorités algériennes avec la mission médiatique marocaine » officiellement agréée, pour couvrir les étapes des 19e Jeux méditerranéens. 

« Malgré les démarches sérieuses et les efforts intensifs déployés par le Comité national olympique marocain et le consulat du Maroc à Oran pour faciliter le processus d’entrée de la mission médiatique nationale, elle n’a pas reçu la réponse requise et nécessaire des autorités concernées », a regretté l’association dans un communiqué de presse. 
Le comité d’organisation des jeux et les autorités locales algériennes « ont traité la délégation avec négligence et indifférence », poursuit le communiqué qui indique que l'association va « se réserver le droit de prendre toutes initiatives qu’elle jugera opportunes et nécessaires pour défendre les droits de la mission médiatique nationale, auprès de toutes les autorités compétentes ».

Au lendemain du renvoi des neuf journalistes, Reporters sans frontières (RSF) a fustigé le traitement des autorités algériennes, censées simplifier les démarches d’accès pour la couverture des Jeux méditerranées. 

« Des journalistes marocains ont été refoulés de l’aéroport d’Oran sous prétexte d’absence d’accréditations, alors qu’ils venaient couvrir les Jeux méditerranéens. RSF condamne cette entrave inacceptable au travail de journaliste », a écrit l’ONG sur ses réseaux sociaux.
 


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.

 

 


Israël a ordonné à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth

Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran
  • Tel-Aviv avait auparavant étendu ses opérations dans le sud du Liban

JERUSALEM: L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran, après avoir étendu ses opérations dans le sud du Liban.

"A la lumière des violations répétées du cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste Hezbollah et des attaques contre nos villes et nos citoyens, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont ordonné à Tsahal (l'armée, NDLR) de frapper des cibles terroristes" dans la banlieue sud de Beyrouth, indique un communiqué officiel.