Climat: La crise énergétique met à l'épreuve la détermination du G7

Le président français Emmanuel Macron et son épouse Brigitte Macron sont accueillis par le Premier ministre bavarois Markus Soeder et une garde d'honneur à leur arrivée à l'aéroport Franz Josef Strauss de Munich, le 25 juin 2022, à la veille du sommet du G7 (Photo, AFP).
Le président français Emmanuel Macron et son épouse Brigitte Macron sont accueillis par le Premier ministre bavarois Markus Soeder et une garde d'honneur à leur arrivée à l'aéroport Franz Josef Strauss de Munich, le 25 juin 2022, à la veille du sommet du G7 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 26 juin 2022

Climat: La crise énergétique met à l'épreuve la détermination du G7

  • L'Allemagne incarne à elle seule ce dilemme: la première économie européenne vient d'annoncer un recours accru au charbon
  • Le chancelier Olaf Scholz assure toutefois que le G7 reste attaché à l'accord de Paris

CHÂTEAU D’ELMAU: Contraintes au sevrage de gaz russe, les puissances industrielles du G7 sont sous pression pour tenir leurs engagements climatiques, lors de leur sommet en Bavière, malgré le spectre d'un retour en force des combustibles fossiles les plus polluants.

Hôte du sommet organisé à partir de dimanche dans un cadre naturel spectaculaire, au pied des Alpes, l'Allemagne incarne à elle seule ce dilemme: la première économie européenne vient d'annoncer un recours accru au charbon pour compenser la baisse des livraisons de gaz russe.

Le chancelier Olaf Scholz assure toutefois que le G7 reste attaché à l'accord de Paris, qui prévoit de limiter l'augmentation de la température mondiale à 1,5 degré et de parvenir à la neutralité carbone d'ici 2050.

La déclaration finale du G7 d'Elmau sera ainsi scrutée, en particulier une éventuelle remise en cause par Olaf Scholz de l'engagement de ne plus financer de projets liés au gaz ou au charbon d'ici 2022, et d'un accord visant à décarboner largement les secteurs de l'électricité d'ici 2035.

«Véritable revers»

Ce serait un "véritable revers", met en garde Alden Meyer, associé au principal du groupe de réflexion sur la politique climatique E3G. "Scholz pourrait entrer dans l'histoire comme le chancelier qui fait marche arrière en matière de climat".

L'Allemagne pourrait à terme souffrir d'un "manque de crédibilité", prévient Susanne Droege, analyste de la politique climatique à l'Institut allemand pour les affaires internationales et la sécurité (SWP)

Samedi, des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Munich pour exhorter les dirigeants à faire plus.

Dans un monde où l'impact de la crise climatique se fait déjà sentir, au fil d'inondations dévastatrices, de la montée des eaux et de sécheresses destructrices, le G7 est attendu au tournant, en particulier pour formuler de nouvelles promesses de financement pour aider les pays les plus pauvres.

Mais les chances de percée décisive sont faibles lors d'un sommet principalement placé sous le signe de l'Ukraine.

"Elmau est situé dans les montagnes, nous n'y déplacerons certainement pas des montagnes", a lui-même admis le chancelier à la veille des discussions.

"Mais nous pouvons prendre des décisions importantes", affirme-t-il.

"Avant la guerre, il y avait une intention claire, y compris de la part de l'Allemagne, d'obtenir des résultats concrets en matière de financement du climat, mais cela ne semble plus être le cas aujourd'hui", déplore Mme Droege.

«Promesses vides»

Les activites du climat font valoir que la flambée des prix de l'énergie et le sevrage progressif de pétrole, charbon et gaz russes, auxquels s'est engagé le G7, est une occasion unique d'accélérer le développement des énergies renouvelables.

Mais en attendant l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et l'Autriche reviennent aux combustibles fossiles pour combler les manques.

Des signaux forts sont toutefois nécessaires avant la COP 27, organisée en Egypte en novembre, soulignent les acteurs climatiques.

Les discussions du G7 sur le climat devraient, selon les militants écologistes, être axées sur l'aide aux pays vulnérables qui subissent déjà les conséquences du changement climatique.

"Dans la Corne de l'Afrique, une terrible sécheresse plonge plus de 18 millions dans l'insécurité alimentaire", a ainsi alerté avant le sommet Vanessa Nakate, jeune militante ougandaise. "Nous sommes fatigués des promesses vides. Nous avons besoin que les pays du G7 mettent de l'argent sur la table pour les pertes et dommages" déjà subis, a-t-elle lancé lors d'une conférence de presse.

M. Scholz lui-même souhaite lancer un "club climatique" qui rassemblerait les pays acceptant des règles communes pour éviter les désavantages concurrentiels.

Il s'agirait notamment de convenir de normes de tarification du carbone ou de réglementations uniformes concernant l'hydrogène vert. Mais  à ce stade, ni le Japon ni les Etats-Unis n'ont l'intention d'introduire de prix national du carbone.

Le G7 devrait également réaffirmer la nécessité d'investissements publics et privés importants dans les infrastructures d'énergie propre des pays en développement.

Les pays riches ont promis de consacrer 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 pour aider ces pays à s'adapter au changement climatique, mais cette promesse n'a pas été tenue.

Idem pour le rehaussement annuel des objectifs de réduction d'émissions, un engagement pris lors de la COP de Glasgow en 2021 mais resté lettre morte.


Les Etats-Unis et l'Iran affichent leurs divergences sur Ormuz et le nucléaire

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a encore exclu mardi l'imposition par l'Iran de frais de passage dans le détroit d'Ormuz, point d'achoppement des discussions entre les deux pays, tout comme le programme nucléaire ou les conditions du dégel des avoirs iraniens. (AFP).
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a encore exclu mardi l'imposition par l'Iran de frais de passage dans le détroit d'Ormuz, point d'achoppement des discussions entre les deux pays, tout comme le programme nucléaire ou les conditions du dégel des avoirs iraniens. (AFP).
  • L'Organisation maritime internationale (OMI), agence de l'ONU chargée de la sécurité en mer, a annoncé mardi le début de la mise en oeuvre du plan d'évacuation des quelque 11.000 marins encore bloqués dans le détroit d'Ormuz
  • Cette évolution marque un signe tangible de début de règlement du conflit, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran, qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban

TEHERAN: Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a encore exclu mardi l'imposition par l'Iran de frais de passage dans le détroit d'Ormuz, point d'achoppement des discussions entre les deux pays, tout comme le programme nucléaire ou les conditions du dégel des avoirs iraniens.

L'Organisation maritime internationale (OMI), agence de l'ONU chargée de la sécurité en mer, a annoncé mardi le début de la mise en oeuvre du plan d'évacuation des quelque 11.000 marins encore bloqués dans le détroit d'Ormuz.

Cette évolution marque un signe tangible de début de règlement du conflit, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran, qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé la semaine dernière un protocole d'accord pour mettre fin à la guerre. Ce texte prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz, où transite en temps normal 20% du pétrole et du GNL mondial, dont la fermeture par Téhéran avait fait vaciller l'économie mondiale et flamber les prix du pétrole.

Ballet diplomatique 

L'heure est désormais aux consultations, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, pour parvenir à un accord final d'ici 60 jours renouvelables.

Mais des divergences restent évidentes, à commencer par le sort du détroit d'Ormuz.

Tout juste arrivé à Abou Dhabi pour une délicate tournée jusqu'à jeudi dans les pays du Golfe, alliés des Etats-Unis largement visés par les tirs de missiles et de drones iraniens durant la guerre, M. Rubio a réaffirmé que Washington n'accepterait ni péage ni redevance sur cette "voie navigable internationale".

Auparavant, l'équipe de négociateurs iraniens, emmenée par le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, s'est rendue à Oman notamment pour parler de la gestion du détroit.

Dans un communiqué conjoint, Oman et l'Iran ont dit qu'ils allaient étudier les "coûts" des services liés à l'administration du détroit, en soulignant "leur souveraineté sur leurs eaux territoriales".

"Si les missiles dont nous disposons pour notre défense n'existaient pas, Israël et les Etats-Unis auraient rasé l'Iran comme Gaza", a pour sa part déclaré le président iranien, Massoud Pezeshkian, en visite d'Etat à Islamabad, en référence au territoire palestinien, excluant que cet arsenal figure au menu des négociations.

Sur le nucléaire, l'Iran a expliqué mardi ne pas avoir l'intention de permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'inspecter ses sites nucléaires clés, bombardés par Israël et les Etats-Unis.

Une position apparemment contredite par le président américain selon qui Téhéran aurait "pleinement et totalement accepté" des inspections de ses installations atomiques "du plus haut niveau".

Le doute plane sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichi de la République islamique. Téhéran a toujours nié chercher à se doter de la bombe atomique, tout en restant inflexible sur son droit à exploiter une filière nucléaire civile complète.

"Vote inopportun" 

Le cycle de négociations entamé ce week-end en Suisse nourrit les espoirs d'un règlement durable et a fait retomber les prix du pétrole. Le cours du baril de Brent de la mer du Nord a poursuivi son recul mercredi matin en Asie avec une baisse de 0,65% à 76,58 dollars, loin des plus de 126 dollars atteints au paroxysme de la guerre.

Ce reflux est porté notamment par la reprise progressive de la circulation maritime via le détroit d'Ormuz, la plateforme Kpler ayant recensé, pour lundi, 37 franchissements par des navires de transport de matières premières.

Pressé de mettre un terme à une guerre qui pèse sur le pouvoir d'achat des Américains, Washington a multiplié les gestes envers Téhéran.

Les Etats-Unis ont notamment annoncé lundi une levée des sanctions sur le pétrole iranien, principale ressource de la République islamique. "Toutes les transactions" concernant la production, la vente et le transport d'hydrocarbures d'origine iranienne "sont autorisées jusqu'au 21 août", selon le ministère américain des Finances.

Quant à un éventuel déblocage d'avoirs iraniens, le gouverneur de la Banque centrale iranienne a démenti mardi les affirmations de Donald Trump laissant entendre qu'ils devraient forcément être utilisés à l'achat de biens "exclusivement en provenance des Etats-Unis", sans exclure de se fournir en produits américains.

Dans un acte purement symbolique, le Sénat américain a adopté mardi une résolution non contraignante - déjà adoptée par la Chambre des représentants - ordonnant le retrait des forces américaines engagées face à l'Iran.

M. Trump a dénoncé sur Truth Social "un vote inopportun et insensé", et accusé les sénateurs de lui "compliquer la tâche" et d'"apporter aide et réconfort à l'ennemi".

Sur le front libanais, de premiers tirs israéliens depuis samedi dans le sud du pays ont fait deux morts mardi selon les autorités libanaises, Israël disant avoir visé des "terroristes armés".

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre début mars. Les frappes d'Israël, dont l'armée occupe toujours une partie du sud, ont depuis fait plus de 4.100 morts, selon les autorités libanaises.

Le mouvement chiite a dénoncé mardi une "violation flagrante" du cessez-le-feu et réclamé un retrait total d'Israël selon un calendrier précis.

Ces tirs ont eu lieu alors que s'ouvre à Washington une cinquième session de négociations directes entre Israël et le Liban, dénoncées par le Hezbollah.


Téhéran veut garder le contrôle d'Ormuz, fin du round de négociations

Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
  • Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures
  • En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna

BURGENSTOCK: Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Ces discussions ont permis de poser des "bases très solides pour aboutir à un accord final réussi", s'est félicité lundi le vice-président américain JD Vance, les Etats-Unis annonçant dans la foulée une suspension de deux mois des sanctions sur le pétrole iranien.

Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures, laissant à des diplomates le soin de poursuivre des discussions "techniques" sur place.

Celles-ci se sont également achevées et les pourparlers se poursuivront ultérieurement au sein de groupes de travail, a indiqué mardi la diplomatie iranienne à l'agence officielle Irna.

En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna.

Le passage par Ormuz, où transite en temps normal 20% du pétrole et du GNL mondial, était libre de tout contrôle avant le déclenchement par les Etats-Unis et Israël le 28 février de la guerre contre l'Iran.

Mais "l'administration du détroit d'Ormuz ne redeviendra jamais ce qu'elle était avant la guerre", a assuré M. Ghalibaf, martelant que "l'Iran administrera" celui-ci.

L'Iran a par ailleurs indiqué mardi avoir conclu en Suisse avec les Américains un accord pour le déblocage "immédiat" de 12 milliards d'avoirs iraniens gelés.

Ceux-ci seront libérés "en deux tranches de 6 milliards", a détaillé auprès d'Irna le chef de la délégation iranienne chargé des discussions techniques, le vice-ministre de Affaires étrangères Kazem Gharibabadi.

M. Vance avait souligné que son pays s'assurerait qu'un éventuel déblocage d'avoirs iraniens "ne servirait pas à financer le terrorisme".

Ghalibaf à Oman 

Le cycle de négociations entamé ce week-end en Suisse nourrit les espoirs d'un règlement durable du conflit et a fait retomber le cours du baril de Brent de la mer du Nord sous la barre des 78 dollars, loin des plus de 126 dollars atteints au paroxysme de la guerre.

Les négociations, où le Pakistan et le Qatar jouent un rôle de médiation, doivent aboutir à un document final sous un délai de 60 jours renouvelables.

Dans ce cadre, le président iranien, Massoud Pezeshkian, doit effectuer une visite d'Etat à Islamabad mardi, selon la diplomatie pakistanaise.

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio est pour sa part attendu de mardi à jeudi aux Emirats arabes unis, à Bahreïn et au Koweït, selon son ministère.

Et l'équipe de négociateurs iraniens, emmenée par M. Ghalibaf, s'est rendue de son côté à Oman pour parler précisément de la gestion du détroit d'Ormuz, selon Irna.

Pressé de mettre un terme à un conflit qui pèse sur le pouvoir d'achat de ses citoyens, Washington a multiplié les gestes envers Téhéran.

Concernant le pétrole, principale ressource de la République islamique, "toutes les transactions" concernant la production, la vente et le transport d'hydrocarbures d'origine iranienne "sont autorisées jusqu'au 21 août", a détaillé le ministère américain des Finances.

Selon M. Vance, Téhéran a accepté d'inviter à nouveau des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), ce que l'Iran n'a pas confirmé.

"Premier test réel" 

Mises en place par l'accord de 2015 déchiré par M. Trump en 2018, ces inspections avaient été suspendues par l'Iran après les bombardements israélo-américains de ses installations en juin 2025.

Les inspecteurs de l'AIEA n'ont depuis pas pu visiter les sites touchés, laissant planer le doute sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichi de la République islamique, un point de contentieux majeur avec Washington.

Téhéran a toujours nié chercher à se doter de l'arme nucléaire, tout en restant inflexible sur son droit à exploiter une filière nucléaire civile complète.

Sur le front libanais, que Téhéran a insisté pour associer aux discussions, une "cellule de gestion des conflits" va être mise en place pour faire cesser les combats entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre début mars.

Lundi, le président libanais Joseph Aoun a ainsi fait savoir avoir reçu un appel de M. Vance au sujet de "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard".

L'offensive au Liban, destinée selon Israël à empêcher les attaques du Hezbollah, a fait plus de 4.100 morts selon les autorités et plus d'un million de déplacés.

Pour le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, le respect de ce cessez-le-feu sera "le premier test réel" de la solidité du protocole d'accord américano-iranien.


Pourparlers Iran-Etats-Unis : «des bases très solides» en vue d'un accord final, selon JD Vance

Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
  • "Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis
  • Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna

BURGENSTOCK: Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance.

"Nous avons posé des bases très solides pour aboutir à un accord final réussi. L'accord final, c'est la maison. Nous en avons posé les fondations. Nous n'avons pas encore construit la maison, mais nous avons posé des bases solides pour atteindre une issue favorable pour le peuple américain", a-t-il déclaré aux journalistes.

Après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière et un démarrage dans le chaos, ces négociations, lancées dimanche dans le complexe hôtelier du Burgenstock, dans les Alpes suisses, doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un document final.

"Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis.

Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna.

Des négociations vont toutefois se poursuivre au niveau technique.

"Nos équipes, en collaboration avec les Iraniens, les Qataris et les Pakistanais, ont réalisé d'importants progrès hier. Elles continueront à travailler au niveau technique avec les équipes présentes ici au Burgenstock", a indiqué JD Vance.

"Ces négociations techniques se poursuivront ensuite au cours des semaines et des jours à venir. Nous voulions mettre en place une structure pour garantir une supervision politique adéquate", a-t-il ajouté.