Ukraine: frappes russes sur Kiev, le jour du G7 en Allemagne

Quatre explosions ont été entendues dans la capitale ukrainienne Kiev tôt dimanche. Ci-dessus, le Monument de l'Indépendance surplombant la place Maidan de Kiev, le 25 juin 2022. (AP)
Quatre explosions ont été entendues dans la capitale ukrainienne Kiev tôt dimanche. Ci-dessus, le Monument de l'Indépendance surplombant la place Maidan de Kiev, le 25 juin 2022. (AP)
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Publié le Lundi 27 juin 2022

Ukraine: frappes russes sur Kiev, le jour du G7 en Allemagne

Quatre explosions ont été entendues dans la capitale ukrainienne Kiev tôt dimanche. Ci-dessus, le Monument de l'Indépendance surplombant la place Maidan de Kiev, le 25 juin 2022. (AP)
  • Les frappes visaient une usine de production de missiles, selon Moscou qui a qualifié de «fausses» les affirmations selon lesquelles elles avaient touché une zone résidentielle
  • «Un corps a été retrouvé, six habitants ont été blessés dont quatre ont été hospitalisés parmi lesquels une fille de sept ans», a déclaré sur la messagerie Telegram le maire de la ville Vitaly Klitschko

KIEV: Des missiles russes ont touché dimanche un complexe résidentiel proche du centre de Kiev, faisant un mort et plusieurs blessés selon les autorités, quelques heures avant l'ouverture d'un sommet du G7 en Allemagne où il était largement question de l'Ukraine.

"Un homme a été tué, il n’avait que 37 ans. Il y a des blessés, dont une fille appelée Genya, elle a sept ans et elle est la fille du défunt (...) Sa mère a également été blessée. Elle est citoyenne russe. Rien ne le menaçait dans notre Etat, elle était en toute sécurité jusqu’à ce que la Russie décide que tout lui est hostile" en Ukraine, a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son message vidéo du soir.

Plusieurs explosions ont retenti à l'aube dans la capitale ukrainienne, épargnée par les bombardements russes depuis début juin. Dans un quartier principalement résidentiel mais qui compte aussi une usine d'armement, une équipe de l'AFP a vu les trois derniers étages d'un immeuble en feu, sa cage d'escalier détruite.

Les frappes visaient une usine de production de missiles, selon Moscou, qui a qualifié de "fausses" les affirmations selon lesquelles elles avaient touché une zone résidentielle.

L'usine d'armement Artiom, "en tant qu'infrastructure militaire, était la cible", a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué, affirmant que les dégâts causés à un immeuble résidentiel voisin étaient dus à un missile ukrainien de défense antiaérienne.

Un porte-parole de l'armée de l'air ukrainienne a indiqué que les missiles, "probablement des X101", avaient été tirés par des bombardiers russes TU-95 et TU-160 depuis la mer Caspienne.

"Un missile a été abattu par la défense antiaérienne dans la région de Kiev, les débris sont tombés sur un village", a déclaré le gouverneur de la région de Kiev, Oleksiï Kouleba, sur Telegram. Un député ukrainien, Oleksiï Gontcharenko, a affirmé sur Telegram que les Russes avaient tiré 14 missiles sur Kiev et sa région dans la matinée.

"Une partie des missiles ont été abattus. Mais seulement une partie", a souligné le président Zelensky, rappelant son "besoin d’une défense anti-aérienne puissante" et appelant ses partenaires à "avancer plus vite s’ils sont vraiment nos partenaires et non juste des observateurs".

Sur le site de l'attaque, de nombreux habitants se trouvaient au pied des immeubles, beaucoup en pleurs.

"Il y a eu quatre missiles à partir de 06H30", a témoigné Edouard Chkouta, habitant juste à côté. Un immeuble "a été touché directement dans les derniers étages et j'ai vu de mes propres yeux des blessés sortir", a-t-il raconté.

"Ca fait trois fois qu'ils bombardent ici. Je me suis réveillé à la première explosion, je suis allé au balcon et j'ai vu des missiles tomber et entendu une explosion énorme, tout a vibré", a raconté à l'AFP Iouri, 38 ans.

«Intimider les Ukrainiens»

Fin avril, un autre bombardement russe avait touché le même complexe résidentiel dans la capitale pendant une visite du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Une journaliste ukrainienne de Radio Liberty avait été tuée dans son appartement.

Et "aujourd'hui, des civils à Kiev sont attaqués pendant que le G7 se réunit. (La Russie) comprend qu'il n'y a pas d'armes qui puissent nous faire peur, elle veut que le monde entier ait peur", a tweeté le ministre ukrainien de la Défense Oleksiï Reznikov.

Cette frappe russe a effectivement eu lieu quelques heures avant la rencontre des leaders des sept pays industrialisés (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) dans un château des Alpes bavaroises, en Allemagne, mais également à deux jours d'un sommet de l'Otan, organisation honnie par la Russie, du 28 au 30 juin à Madrid.

Le président américain Joe Biden a qualifié de "barbarie" l'attaque sur Kiev. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a mis en garde le président français Emmanuel Macron (dont le pays préside encore l'UE pour quelques jours) contre toute tentative de négocier "maintenant" avec Moscou une paix en Ukraine. Et les deux hommes ont dit voir encore une possibilité de "renverser le cours" de la guerre, selon Downing Street.

M. Biden, qui est arrivé samedi soir en Europe et participera ensuite au sommet de l'Otan, est bien décidé à consolider, et sur la durée, les rangs occidentaux face à Moscou.

Boris Johnson avait également appelé samedi les dirigeants du G7 à ne pas "abandonner l'Ukraine", prévenant contre toute "fatigue" dans le soutien à Kiev et annonçant une aide économique supplémentaire pouvant atteindre 525 millions de dollars, pour porter le total à 1,8 milliard.

"Tout signe de fatigue ou d'affaiblissement dans le soutien occidental à l'Ukraine jouera directement en faveur du président (russe Vladimir) Poutine", avait insisté Downing Street.

Dès l'ouverture du G7, quatre pays, dont M. Biden a déclaré qu'ils seraient rejoints par les trois autres, ont annoncé un embargo sur les importations d'or de Russie - la deuxième exportation russe après l'énergie, qui lui rapporte des dizaines de milliards de dollars.

Cinquième mois de conflit 

Le gouvernement ukrainien a réclamé aux sept dirigeants réunis, dès l'ouverture du sommet, plus d'armes et de sanctions contre Moscou.

Après la frappe sur Kiev, "le sommet du G7 doit répondre par plus de sanctions contre la Russie et plus d'armes lourdes pour l'Ukraine", a exhorté sur Twitter Dmytro Kouleba, le chef de la diplomatie ukrainienne.

Le président Zelensky a estimé dimanche soir que "les leaders du G7 (...) ont un potentiel conjoint suffisant pour arrêter l’agression russe (...) Mais ce ne sera possible que lorsque nous obtiendrons tout ce que nous demandons et dans les délais nécessaires : et les armes, et le soutien financier, et les sanctions contre la Russie".

De son côté, le président russe Vladimir Poutine avait annoncé samedi que son pays allait "dans les prochains mois" livrer au Bélarus d'Alexandre Loukachenko des missiles capables de transporter des charges nucléaires. Les deux dirigeants ont aussi dit vouloir moderniser l'aviation bélarusse pour la rendre capable de transporter des armes nucléaires - des déclarations qui risquent de tendre davantage encore les rapports entre Moscou et les Occidentaux.

Severodonetsk détruite «à 90%»

Les forces russes ont obtenu samedi d'importants succès militaires dans l'est de l'Ukraine, s'emparant à l'issue d'une bataille acharnée de la ville stratégique de Severodonetsk et pénétrant dans celle voisine de Lyssytchansk.

Le gouverneur de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï, a confirmé samedi soir l'occupation de Severodonetsk, soulignant que la ville était "détruite à 90%, il sera très difficile d'y survivre". Selon lui, les Russes ont nommé un "commandant" pour la cité dont il n'est possible de s'échapper "qu'à travers des territoires occupés".

Les séparatistes prorusses ont parallèlement déclaré être entrés avec les militaires russes à Lyssytchansk. "Des combats de rue s'y déroulent", ont-ils ajouté.

Cette progression sur le terrain est cruciale pour la Russie, qui veut conquérir l'intégralité du bassin industriel du Donbass, déjà partiellement aux mains des séparatistes prorusses depuis 2014.

Par ailleurs, l'Institut américain pour l'étude de la guerre (ISW) a observé "des séries anormales de frappes russes sur des zones de l'arrière". Il cite le commandement de l'armée de l'air ukrainienne selon lequel une cinquantaine de frappes ont été recensées samedi près de Kiev, Khmelnytskyï, Lviv (ouest), Tcherniguiv (nord), Mykolaïv (sud), Kharkiv (nord-est) et dans la région de Dniepropetrovsk (centre).

Kharkiv, deuxième plus grande métropole d'Ukraine, résiste à la pression des troupes russes depuis le début de l'offensive le 24 février, mais les missiles s'abattent à nouveau quotidiennement sur le centre-ville.

Et Moscou a déclaré dimanche avoir frappé trois centres d'entraînement militaires dans le nord et l'ouest de l'Ukraine, dont un situé près de la frontière polonaise.


Pourparlers Iran-Etats-Unis : «des bases très solides» en vue d'un accord final, selon JD Vance

Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
  • "Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis
  • Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna

BURGENSTOCK: Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance.

"Nous avons posé des bases très solides pour aboutir à un accord final réussi. L'accord final, c'est la maison. Nous en avons posé les fondations. Nous n'avons pas encore construit la maison, mais nous avons posé des bases solides pour atteindre une issue favorable pour le peuple américain", a-t-il déclaré aux journalistes.

Après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière et un démarrage dans le chaos, ces négociations, lancées dimanche dans le complexe hôtelier du Burgenstock, dans les Alpes suisses, doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un document final.

"Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis.

Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna.

Des négociations vont toutefois se poursuivre au niveau technique.

"Nos équipes, en collaboration avec les Iraniens, les Qataris et les Pakistanais, ont réalisé d'importants progrès hier. Elles continueront à travailler au niveau technique avec les équipes présentes ici au Burgenstock", a indiqué JD Vance.

"Ces négociations techniques se poursuivront ensuite au cours des semaines et des jours à venir. Nous voulions mettre en place une structure pour garantir une supervision politique adéquate", a-t-il ajouté.


Iran et Etats-Unis s'accordent sur une feuille de route pour un accord définitif sous 60 jours

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient
  • "La médiation pakistanaise et qatarie a permis des progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban"

BURGENSTOCK: Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, lors de leur première séance de négociations en Suisse, ont annoncé lundi les médiateurs pakistanais et qatari.

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint.


Les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis vont démarrer en Suisse

Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Suisse dimanche, atterrissant à la base aérienne d’Emmen à 5 h 59 (03 h 59 GMT), selon son porte-parole. (AFP)
Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Suisse dimanche, atterrissant à la base aérienne d’Emmen à 5 h 59 (03 h 59 GMT), selon son porte-parole. (AFP)
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  • Les négociations américano-iraniennes s’ouvrent en Suisse dans un contexte tendu, marqué par la poursuite des violences au Liban et des divergences sur l’application du protocole d’accord, notamment sur le nucléaire et un cessez-le-feu
  • L’escalade régionale s’intensifie avec la fermeture annoncée du détroit d’Ormuz par l’Iran, tandis que les États-Unis appellent à la retenue et poursuivent les discussions diplomatiques

BURGENSTOCK: Les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran pour trouver une paix durable au Moyen-Orient doivent débuter dimanche matin dans un hôtel de luxe des Alpes suisses, quatre jours après la signature d'un protocole d'accord, déjà malmené, pour mettre fin aux hostilités.

Ces pourparlers, centrés sur le programme nucléaire iranien, sont prévus pour une durée renouvelable de 60 jours. Avant même qu'ils ne commencent, les écueils se sont accumulés, avec la poursuite des combats au Liban malgré une clause de l'accord-cadre prévoyant la fin des hostilités sur tous les fronts, et l'annonce par Téhéran d'une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz en représailles.

Sur le front libanais, des frappes israéliennes ont fait au moins 30 morts samedi dans l'est et le sud du Liban, avant une accalmie constatée par un correspondant de l'AFP en fin de journée, lorsque l'armée israélienne a reçu l'ordre de cesser les affrontements avec le Hezbollah pro-iranien.

Les pourparlers débuteront dans le courant de la matinée, a annoncé la diplomatie suisse, précisant que la délégation américaine, dirigée par le vice-président américain JD Vance, et la délégation iranienne, menée par le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, étaient arrivées à l'hôtel de luxe de Bürgenstock, surplombant le lac de Lucerne, site des discussions. Les pays médiateurs, le Pakistan et le Qatar, sont également sur place.

Arrivée samedi soir, la délégation iranienne compte aussi, selon la télévision d'Etat iranienne, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi et le gouverneur de la Banque centrale Abdolnaser Hemmati.

Les discussions devraient durer "quelques jours", a affirmé JD Vance à la presse samedi soir, ajoutant qu'il ne pourrait rester en Suisse "qu'un jour ou deux".

"J'espère qu'on va faire des progrès sur la question nucléaire et sur la question du cessez-le-feu au Liban. Ce sont les deux points principaux sur lesquels je pense que nous allons nous concentrer", a-t-il déclaré.

L'émissaire Steve Witkoff et le gendre du président Donald Trump, Jared Kushner, se trouvent également en Suisse, selon JD Vance.

Les pourparlers sont censés mener à un accord final pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février. Les hostilités ont causé des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

- Protocole "en danger" -

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a toutefois prévenu samedi les Etats-Unis que le protocole d'accord serait "en danger" si ses clauses n'étaient pas appliquées rapidement, en référence à la situation au Liban.

Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaei, a lui appelé à la prudence face à tout "optimisme", affirmant sur X que "l'ennemi a montré qu'il ne tenait pas ses promesses".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient par des tirs de roquettes sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, tué au début de la guerre.

Depuis, les opérations israéliennes au Liban ont fait 4.057 morts, selon le dernier bilan, samedi, du ministère libanais de la Santé.

L'armée israélienne a annoncé pour sa part qu'un de ses soldats avait été tué samedi dans le sud du Liban, portant à 36 le nombre de ses pertes depuis le début du conflit. Elle a précisé samedi que ses troupes ne mèneraient "pas de frappes proactives", mais qu'elles opéreraient "de manière défensive" au sein de la bande territoriale du sud du Liban occupée par Israël.

Avant son départ pour la Suisse, le vice-président américain a assuré que la situation "s'améliore" au Liban.

"Le gros problème, c'est que vous allez avoir quelqu'un qui va commencer à tirer et ensuite quelqu'un va répondre, et donc vous avez en quelque sorte ce problème de l'oeuf et de la poule où il faut réussir à arrêter les tirs suffisamment longtemps pour que le cessez-le-feu tienne, c'est ce qu'on essaie de faire", a-t-il dit.

- Ormuz fermé -

Après les nouveaux affrontements au Liban, le commandement central de l'armée iranienne a annoncé que "le détroit d'Ormuz serait fermé au trafic maritime", une "première mesure en réponse à la violation des engagements par l'ennemi". Il a menacé "d'autres mesures" si nécessaire "pour contraindre l'ennemi à respecter ses obligations".

La réouverture du détroit a constitué l'un des points clés du protocole d'accord américano-iranien. L'Iran avait verrouillé au début de la guerre cette voie maritime stratégique par laquelle transitaient auparavant quelque 20% des hydrocarbures mondiaux, provoquant une flambée des cours du pétrole.

Après l'annonce par l'Iran de sa nouvelle fermeture, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué que ses forces demeuraient "vigilantes". Selon lui, 55 navires marchands ont franchi le détroit de manière sûre samedi.

Téhéran a également évoqué la possible mise en place de "frais" de service maritime pour les navires voulant y transiter. Le président américain Donald Trump a lui aussi menacé d'appliquer un péage dans le détroit en cas d'échec des discussions avec l'Iran.