Sous le béton de Gaza, dorment des cités antiques

Un site archéologique à Gaza. L'archéologie est un sujet hautement politique en Israël et dans les territoires palestiniens, et les découvertes sont utilisées pour justifier les revendications territoriales de chaque peuple (Photo, AFP).
Un site archéologique à Gaza. L'archéologie est un sujet hautement politique en Israël et dans les territoires palestiniens, et les découvertes sont utilisées pour justifier les revendications territoriales de chaque peuple (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 27 juin 2022

Sous le béton de Gaza, dorment des cités antiques

  • La rumeur d'une grande découverte circule
  • Sur les réseaux sociaux, des Palestiniens postent des photos du site

JABALIA, Territoires palestiniens: L'histoire se déroule comme suit: fin janvier, des ouvriers s'échinent sur un chantier de construction dans la bande de Gaza lorsque Ahmad, un garde, aperçoit un étrange bout de pierre sortir de terre, vestige d'une nécropole romaine datant de 2.000 ans.

"Je croyais que c'était un tunnel", comme en creusent à travers ce territoire palestinien les combattants islamistes du Hamas pour tenter de déjouer l'armée israélienne, lance le jeune homme aux abords de ce nouveau site archéologique né d'un enchaînement étrange de circonstances.

Après la dernière guerre entre Israël et le Hamas, en mai 2021, l'Egypte a financé la reconstruction d'une partie de Gaza, enclave de 2,3 millions d'habitants sous blocus israélien depuis désormais 15 ans.

A Jabalia, dans le nord du territoire, les bulldozers égyptiens creusaient la terre sablonneuse afin d'ériger de nouveaux immeubles de béton pour des Gazaouis sans logement, lorsque Ahmad a aperçu des pierres étranges émerger du sol.

"J'ai alerté les contremaîtres égyptiens, qui ont tout de suite et contacté les autorités locales et demandé aux ouvriers d'arrêter (les travaux)", dit ce Palestinien qui préfère ne pas donner son nom complet.

La rumeur d'une grande découverte circule. Sur les réseaux sociaux, des Palestiniens postent des photos du site. Sous pression, le service des Antiquités de Gaza contacte les équipes de l'ONG française Première Urgence Internationale et de l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem (Ebaf).

Mission de ces aventuriers des arches perdues? Evaluer rapidement l'importance du site, le délimiter, pour éventuellement le protéger. Quelques jours plus tard, l'équipe menée par l'archéologue français René Elter débarque pour découvrir une nécropole romaine perdue depuis des siècles dans les entrailles de Gaza.

"Les premiers travaux ont permis d'identifier une quarantaine de tombes qui datent de la période romaine antique entre les Ier et IIème siècles après Jésus-Christ", explique à l'AFP l'archéologue.

"La nécropole est plus grande que ces 40 tombes et doit en compter entre 80 et 100", estime-t-il, notant avoir découvert une tombe décorée de "peintures polychromes représentant des couronnes et des guirlandes de feuilles de lauriers" et des "jarres destinées à des libations funéraires".

Cette nécropole était adjacente à la ville romaine d'Anthédon, second port de Gaza à l'époque, sur la route d'Ascalon, qui est aujourd'hui la ville israélienne d'Ashkelon, située à la sortie de l'enclave palestinienne.

«Trésors» de Gaza

En Israël et dans les Territoires palestiniens, l'archéologie est un sujet hautement politique, de nombreuses découvertes ayant été instrumentalisées pour justifier les revendications de chacun des peuples.

Si l'Etat hébreu dispose d'un arsenal d'archéologues qui rend compte d'un nombre impressionnant de trésors antiques, ce secteur reste largement en friche à Gaza.

"Pourtant, il n'y a pas de différences entre ce que l'on peut trouver à Gaza et de l'autre côté de la barrière, c'est la même grande histoire", dit M. Elter. "A Gaza, beaucoup de sites ont disparu à cause du conflit et des chantiers de construction, mais le territoire est un immense site archéologique qui nécessite de nombreuses équipes d'experts."

Des piquets et des grillages ont été plantés autour de la nécropole romaine, surveillée en permanence par des gardes pendant que les ouvriers continuent de faire pousser les étages de béton dans les édifices voisins en construction.

"Nous tentons de lutter contre le trafic d'antiquités", explique Jamal Abou Rida, directeur des services archéologiques locaux qui assurent la protection la nécropole jusqu'en janvier 2023 en espérant trouver des bailleurs pour financer les fouilles.

A Gaza, la population est plus habituée à enterrer les morts qu'à les déterrer. Depuis la prise du contrôle en juin 2007 par le Hamas, ce micro-territoire appauvri a connu quatre guerres, et des tensions à répétition.

"L'image de Gaza est souvent associée à la violence, mais son histoire regorge de trésors archéologiques qu'il faut protéger pour les générations futures", dit Jihad Abou Hassan, directeur local de l'ONG Première Urgence.

Autre défi important à Gaza: la pression démographique. En 15 ans, la population dans de ce territoire d'à peine 362 km2 est passée de 1,4 à 2,3 millions d'habitants, d'où la construction effrénée de nouveaux immeubles.

"Certains évitent de rapporter aux autorités s'il y a une découverte archéologique sur un chantier par peur de ne pas être dédommagés" en cas d'arrêt des travaux, explique M. Abou Hassan. Résultat: "nous perdons chaque jour des sites archéologiques", d'où l'importance d'une "stratégie de défense du patrimoine" pour préserver l'histoire et former des archéologues locaux, souligne-t-il.

Au cours des dernières années, son ONG a contribué à former 84 techniciens en archéologie afin de préparer la relève et offrir des perspectives d'emploi alors que le chômage dépasse les 60% chez les jeunes.

Pierres vs. pierres 

Un des rares succès en la matière est la préservation du monastère byzantin de Saint-Hilarion, le plus grand du Proche-Orient, où les archéologues ont identifié un atrium, des bains et un large ensemble ecclésiastique, dont quatre églises superposées.

Ouvert depuis quelques années au public ce site témoigne de l'époque où Gaza était une terre de passage, des pèlerins originaires de tout le monde méditerranéen s'y arrêtant sur leur route vers des monastères du Sinaï égyptien ou Jérusalem.

"Nous recevons environ 14.000 visiteurs par an, dont des écoliers", se félicite l'archéologue palestinien Fadel al-Otol, 41 ans, qui s'est passionné pour les ruines antiques à l'adolescence en squattant un site au pied d'un camp de réfugiés avant d'approfondir ses recherches en France.

"Enfant, pendant l'Intifada, je cherchais des cailloux pour les lancer sur les militaires (israéliens). Aujourd'hui, je cherche des pierres pour prouver aux militaires que nous avons une grande histoire", raconte-t-il en déambulant sur le site de Saint-Hilarion.

Et là Fadel, à quoi rêves-tu? "Que nous fassions toutes les fouilles sur tous les sites de Gaza et qu'ils soient tous accessibles au public, afin de montrer l'histoire et la culture de Gaza au monde entier (...) car si rien n'est fait des sites disparaîtront à jamais".


L’Égyptien Mohammed Tarek, qui prête sa voix à deux films Warner Bros, a «le vent en poupe»

La star égyptienne des réseaux sociaux Mohammed Tarek est dentiste de profession. (Photo fournie)
La star égyptienne des réseaux sociaux Mohammed Tarek est dentiste de profession. (Photo fournie)
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  • Tarek a toujours rêvé de faire du doublage
  • Il ne se contente pas des réseaux sociaux et du métier de dentiste. Le passage à la profession d’acteur est un changement qu’il prend au sérieux

DUBAÏ: Les créateurs de contenus mènent une vie bien étrange. Prenez la star égyptienne des réseaux sociaux Mohammed Tarek, par exemple. Il est dentiste de profession – il a obtenu son diplôme cette année après six années d’études intensives en Égypte –, mais, pendant son temps libre, il réalise des vidéos comiques, parlant directement à son téléphone, le plus souvent. Il incarne plusieurs personnages en changeant sa voix et, de sa chambre, propose des parodies, assemblant les idées qui lui viennent à l’esprit lorsqu’il se réveille le matin avant d’aller au travail. Si tout le monde le décrit comme une personne humble et normale qui aime passer son temps avec ses amis et sa famille, vous auriez du mal à croire cela si vous le croisiez dans un centre commercial. Là, entouré de ses fans, il devient une superstar.

«Je me souviens encore de la première fois où on m’a interpellé, en 2016», raconte Tarek à Arab News. «Je me promenais avec ma sœur dans le centre commercial lorsqu’une fille s’est approchée de moi. Elle m’a lancé: “Salut! J’adore tes vidéos!” Je lui ai demandé: “Quoi? Tu regardes vraiment mes vidéos?” Et elle m’a répondu: “Oui, j’adorerais prendre une photo avec toi.” J’étais abasourdi. Je lui ai répondu: “Non, c’est moi qui veux prendre une photo avec toi!”»

Se faire arrêter par des inconnus est devenu une habitude pour Mohammed Tarek. (Fourni)
Se faire arrêter par des inconnus est devenu une habitude pour Mohammed Tarek. (Fourni)

Depuis, se faire arrêter par des inconnus est devenu une habitude pour Mohammed Tarek, qui a conquis des légions de fans dans la région, cumulant 4,3 millions d’abonnés sur TikTok, 2,3 sur Instagram et plus d’un demi-million sur YouTube. Il a même attiré l’attention des plus grands studios de cinéma du monde: il prêtera prochainement sa voix à Aquaman dans la version doublée en arabe – et réanimée pour que les bouches des personnages soient synchronisées avec l’arabe parlé – du film d’animation à succès de Warner Bros Krypto et les Super-Animaux. Dans la version anglaise, c’est l’humoriste néo-zélandais Jermaine Clement qui prête sa voix au personnage. Le jeune artiste égyptien ne s’attendait pas du tout à décrocher ce rôle.

«Ce n’est pas la chose la plus étrange qui me soit arrivée, mais c’est assez improbable», se rappelle-t-il. «L’appel que j’ai reçu au cours duquel on m’a proposé le rôle était fou. J’étais assis à l'université en train de travailler et quelqu’un m’a appelé. C’était un numéro inconnu. J’ai répondu et ils m’ont demandé: “Tu veux être Aquaman?” J’ai dit: “Oui, ça me va!”»

Mohammed Tarek prête sa voix à Aquaman (le deuxième personnage à partir de la gauche) dans la version arabe de Krypto et les Super-Animaux. (Photo fournie)
Mohammed Tarek prête sa voix à Aquaman (le deuxième personnage à partir de la gauche) dans la version arabe de Krypto et les Super-Animaux. (Photo fournie)

Tarek a toujours rêvé de faire du doublage. Il a créé des dizaines de personnages qui se moquent des différents archétypes de la culture égyptienne.

«J’ai toujours été fan de doublage. En grandissant, je trouvais impressionnant que les gens puissent faire passer tant d’émotions avec leur seule voix. L’animation est là, bien sûr, pour exprimer quelque chose, mais la voix est l’élément principal. C’est la voix que l’on retient. J’ai grandi en regardant des dessins animés et des films doublés en arabe, alors le fait de pouvoir entrer dans ce monde me permet de boucler la boucle; j’aime ce travail autant que je le pensais», confie Tarek.

Comme pour la plupart des humoristes, au début, le premier public de Tarek était sa famille. Il utilisait son talent pour leur remonter le moral dans les moments difficiles.

«Je suis le benjamin, j’ai deux sœurs aînées. Je me souviens que, un jour, ma sœur est rentrée de l’école en pleurs. Elle était vraiment dévastée. Mon père a essayé de la calmer, mais en vain. Je me suis dit: “Je dois arranger ça.” Alors, je me suis approché d’elle et j’ai croisé mes yeux. Je lui ai lancé: “Hé, regarde-moi!” Elle a éclaté de rire. C’est à ce moment-là que j’ai su ce que je voulais faire dans la vie», confie Tarek.

L’humoriste est né en Arabie saoudite et il s’est installé en Égypte au début de son adolescence. Là-bas, il a utilisé la comédie pour se rapprocher de ses nouveaux camarades de classe, qui étaient très différents de ceux qu’il avait connus et qui, au départ, le harcelaient. Son plan a fonctionné et il a même réussi à conquérir ses professeurs.

Après six ans d’études, Mohammed Tarek a récemment obtenu son diplôme de l’université MSA en Égypte. (Photo fournie)
Après six ans d’études, Mohammed Tarek a récemment obtenu son diplôme de l’université MSA en Égypte. (Photo fournie)

«J’écrivais des chansons sur mes professeurs en prenant les mélodies de chansons populaires et en réécrivant les paroles pour les adapter à chacun d’eux. Cela faisait rire non seulement les élèves, mais aussi les professeurs. Je montais sur l’estrade; ils s’asseyaient devant moi et adoraient ce que je faisais. Mes chansons parodiques étaient devenues un rituel annuel dans notre école», raconte-t-il.

Tarek s’est lancé dans la création de contenus aux débuts de l’ère YouTube et sur la plate-forme de vidéos courtes Vine, qui n’existe plus aujourd’hui. Mais il ne s’attendait pas vraiment à trouver un public au-delà de sa propre maison. «Chacune de mes vidéos avait été vue cinq fois: quatre d’entre elles avaient été visionnées par moi-même, et la dernière par ma mère», se rappelle-t-il en riant.

 

Cependant, en 2016, Mohammed Tarek a réalisé deux parodies dont l’esprit était similaire à celles qu’il avait l’habitude d’écrire sur ses professeurs, reprenant des chansons populaires d’Adele et de Hozier, avec de nouvelles paroles qui épousaient le point de vue de l’un de ses personnages égyptiens. Il trouvait ce qu’il faisait plutôt banal jusqu’à ce que le nombre de vues commence à grimper.

«Je me suis réveillé un jour en me demandant: “Qu’est-ce qui se passe? Pourquoi est-ce que j’ai cent mille vues?” Cette question est ensuite devenue: “Pourquoi est-ce que j’ai cinq millions de vues? Qu’est-ce qui se passe?” C’est à ce moment-là que les gens ont vraiment commencé à réagir à mes vidéos», explique Tarek.

Alors que sa notoriété grandissait, il a refusé d’abandonner ses projets et de se lancer à part entière dans la création de contenus. Il a donc décidé de poursuivre ses études et de faire des vidéos durant son temps libre. C’est un choix qu’il ne regrette pas, même aujourd’hui qu’il exerce enfin le métier de dentiste. Pour autant, jongler entre son travail et ses vidéos est plus épuisant qu’il ne le reconnaît habituellement auprès des gens.

 

«J’ai beaucoup de camarades qui travaillent dans le domaine des réseaux sociaux et ils sont épuisés par tout ce qu’ils font. J’ai également beaucoup d’amis dentistes, et tous sont éreintés. Aucun d’entre eux ne peut vraiment comprendre ce que je vis. Je suis fatigué d’être un créateur de contenus et je suis fatigué d’être un dentiste tous les jours. Qui fait cela? Chaque fois que je me sens faible, cela me frappe. Mais, pour l’instant, je vais bien», dit-il en souriant. «En ce moment, j’ai le vent en poupe.»

Et Mohammed Tarek ne se contente pas des réseaux sociaux et du métier de dentiste. Le passage à la profession d’acteur avec Krypto et les Super-Animaux est un changement qu’il prend au sérieux et qu’il a l’intention de poursuivre avec beaucoup d’application.

«En ce moment, j’essaie. J’ai commencé à suivre des ateliers de théâtre, ce qui est un grand pas pour moi, car je n’aurais jamais pris cette décision à l’époque. Personne ne l’imagine, mais, en réalité, je suis une personne très timide. J’étais le garçon timide et naïf assis dans un coin parce que je ne voulais pas avoir affaire aux gens. Une partie de moi ne se comprend pas en ce moment, mais cela ne veut pas dire que je vais m’arrêter», indique Tarek.

«J’ignore où je serai dans cinq ans. Je vais continuer à avancer, tout simplement. Si on me propose une audition, j’irai. Je vais saisir toutes les opportunités qui se présenteront à moi. Il faut travailler, vous voyez ce que je veux dire? Je le crois vraiment», déclare-t-il. «Et je sais que cela me mènera là où je suis censé être.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Six ans de prison pour un deuxième ravisseur des chiens de Lady Gaga

Lady Gaga, connue pour ses tubes "Just Dance" ou "Bad Romance", avait offert une récompense de 500.000 dollars pour le retour de ses précieux bouledogues français. (AFP).
Lady Gaga, connue pour ses tubes "Just Dance" ou "Bad Romance", avait offert une récompense de 500.000 dollars pour le retour de ses précieux bouledogues français. (AFP).
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  • Des images de vidéo-surveillance montraient deux hommes sortir d'une voiture près de l'employé de la chanteuse, avant de le blesser par balle à la poitrine
  • Les individus s'étaient alors emparés de deux des chiens, Koji et Gustav, et s'enfuyant en laissant Ryan Fischer à terre, en sang

LOS ANGELES: Un deuxième homme accusé d'avoir agressé violemment un employé de la chanteuse américaine Lady Gaga pour enlever les chiens de la star a été condamné à six ans de prison jeudi à Los Angeles.

Lafayette Shon Whaley, 28 ans, a plaidé coupable de tentative de vol, reconnaissant avoir fait partie du groupe qui avait tiré sur Ryan Fischer alors qu'il promenait les trois bouledogues français de l'interprète de "Poker Face" à Hollywood, en février 2021.

Des images de vidéo-surveillance montraient deux hommes sortir d'une voiture près de l'employé de la chanteuse, avant de le blesser par balle à la poitrine.

Les individus s'étaient alors emparés de deux des chiens, Koji et Gustav, et s'enfuyant en laissant Ryan Fischer à terre, en sang. Le troisième chien, Miss Asia, s'était enfui mais était ensuite revenu se blottir près de son promeneur.

Lady Gaga, connue pour ses tubes "Just Dance" ou "Bad Romance", avait offert une récompense de 500.000 dollars pour le retour de ses précieux bouledogues français.

Une femme les avait ramenés, disant les avoir trouvés attachés à un poteau, avant d'être arrêtée à son tour. Selon les policiers, elle entretenait une relation avec le père d'un des agresseurs et avait été chargée de récupérer la récompense pour leur compte.

Cette sentence survient une semaine après celle de son complice Jaylin Keyshawn White, 20 ans, condamné à quatre ans de prison, et la seconde arrestation de James Howard Jackson, 19 ans.

M. Jackson, qui est suspecté d'avoir tiré sur Ryan Fischer, avait été libéré le 6 avril à la suite d'une erreur administrative.

L'affaire avait illustré la popularité de ces chiens auprès des stars... et des criminels, pour qui leur petite taille et leur prix élevé en font des cibles privilégiées en vue d'une revente sur le marché noir.

Lady Gaga est particulièrement attachée à ses chiens, qui l'accompagnent fréquemment lors d'événements publics et dont elle publie des photos sur les réseaux sociaux.


Le premier pilote de montgolfière saoudien compte vous faire vibrer

 La certification d'Abdelrahman Saleh al-Wohaibi le 27 juillet a marqué la réalisation d'un objectif qui a commencé en Australie en 2019 (Photo fournie).
La certification d'Abdelrahman Saleh al-Wohaibi le 27 juillet a marqué la réalisation d'un objectif qui a commencé en Australie en 2019 (Photo fournie).
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  • Al-Wohaibi, qui a toujours été attiré par l’altitude, avait obtenu une licence et une maîtrise en génie aérospatial ainsi qu'une autre licence en gestion de navigabilité
  • «Je veux partager les connaissances et les expériences que j'ai acquises avec ceux qui s'intéressent à ce sport dans le Royaume»

DJEDDAH: Le premier Saoudien dans le Royaume à devenir pilote de montgolfière diplômé est prêt à faire profiter la communauté après sa formation «bénie et chanceuse» de trois ans.

La certification d'Abdelrahman Saleh al-Wohaibi le 27 juillet par l'Autorité générale saoudienne de l'aviation civile a marqué la réalisation d'un objectif qui a commencé en Australie en 2019.

Il a déclaré à Arab News que son rêve de devenir pilote de montgolfière s'était concrétisé alors qu'il terminait sa maîtrise en Australie il y a trois ans.

«Je me souviens de ce jour de 2019. Je regardais un groupe de montgolfières dériver lentement dans le ciel. La beauté des montgolfières se déplaçant à l’horizon paisiblement, et d’une façon quasiment sereine, est ce qui m'a le plus séduit. J'étais si près que je pouvais entendre le bruit très particulier du brûleur à gaz à flamme alors qu'il remplissait la montgolfière d'air chaud», confie Al-Wohaibi.

Al-Wohaibi, qui a toujours été attiré par l’altitude, avait obtenu une licence et une maîtrise en génie aérospatial ainsi qu'une autre licence en gestion de navigabilité.

La certification d'Abdelrahman Saleh Al-Wohaibi le 27 juillet a marqué la réalisation d'un objectif qui a commencé en Australie en 2019 (Photo fournie).

«J'étais intrigué par le vol en montgolfière, et même si j'avais participé à de nombreuses autres expériences audacieuses, celle-ci était la plus belle; c'était si paisible», précise-t-il.

Depuis ce jour de 2019, Al-Wohaibi a eu envie d’en savoir plus sur la culture et l'histoire de la montgolfière, et de se lancer dans son parcours de formation.

«C'est ce que j'ai toujours voulu faire et surtout, c'est ce que je veux partager avec mes proches dans le Royaume», indique-t-il.

Al-Wohaibi détient deux licences de pilote privé: une pour les aéronefs à voilure fixe, délivrée par le Royaume-Uni en 2015, et une autre délivrée par l'Australie en 2019.

En 2020, il a été autorisé à piloter des montgolfières par l'Australian Balloon Federation ainsi que par l'Australian Civil Aviation Safety Authority.

Terminer sa formation et obtenir son inscription «a été un honneur» et lui a «permis de faire davantage de découvertes et d'acquérir une nouvelle expérience», confie-t-il.

Il a réussi le test australien lors de sa première tentative et a terminé sa formation en cinq semaines seulement, battant ainsi le record du temps de formation le plus rapide du pays.

«Terminer le cours dans un délai aussi serré a été un exploit difficile. Normalement, les stagiaires ont besoin de douze mois pour terminer le cours. En tout cas, je suis très reconnaissant pour tout le soutien de ma famille, car le site de formation était à trois heures de route, ce qui a imposé des contraintes à ma famille, sachant que je préparais également ma maîtrise», a-t-il affirmé.

«Je me sens tellement béni et chanceux car on m'a appris à voler avec le champion national australien Paul Gibbs dans l'État australien de Victoria. Gibbs est un pilote accompli, ayant gagné de nombreux prix et de de nombreuses qualifications dans le domaine de la montgolfière.»

Al-Wohaibi a les attestations exigées pour piloter des montgolfières plus grandes transportant jusqu'à 36 passagers. Il est autorisé à voyager dans certains aéroports spéciaux», a-t-il indiqué. «Obtenir cette qualification n'est que le début ; maîtriser le vol, acquérir de nouvelles compétences et partager ses connaissances et son expérience reste l'objectif prioritaire», affirme-t-il.

Al-Wohaibi est maintenant prêt à faire profiter son pays et sa communauté en initiant les habitants du Royaume à la culture de la montgolfière, afin qu'ils puissent admirer la beauté naturelle des paysages saoudiens en toute tranquillité.

«Je veux partager les connaissances et les expériences que j'ai acquises avec ceux qui s'intéressent à ce sport dans le Royaume», déclare-t-il.

Al-Wohaibi souhaite également former de nouveaux pilotes et fonder une entreprise de vol touristique, participant ainsi à la Vision 2030 du Royaume.

Alors que le secteur du tourisme se développe en Arabie saoudite, Al-Wohaibi a eu la chance de voler au courant de cette année lors d'un spectacle de montgolfières à AlUla.

La première expérience en montgolfière a eu lieu en Arabie saoudite à AlUla en 2019 (Photo fournie).

L'événement faisait partie du festival AlUla Skies, qui a rassemblé plus de 150 vols en montgolfière sur ce site antique.

«Je constate un développement considérable dans les domaines du tourisme et des sports, et je pense que le vol en montgolfière est certainement une contribution importante», affirme Al-Wohaibi.

L'une de ses principales ambitions pour l'avenir est de posséder personnellement une montgolfière, permettant des vols dans les «plus beaux sites» du Royaume, et de partager cette expérience avec ses amis et sa famille.

«Avoir une bonne connaissance de la météo, en particulier de la météo et des particularités locales, est capital. L'Arabie saoudite présente un environnement météorologique très diversifié, ce qui constitue en soi un défi à part entière», indique Al-Wohaibi.

«Je vais voler à partir de différentes villes du Royaume. Je souhaite également participer à de nombreux événements et de nombreuses compétitions internationales de montgolfières, à l'échelle nationale et internationale.»

La première expérience en montgolfière a eu lieu en Arabie saoudite à AlUla en 2019.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com