USA: baisse marquée des stocks de pétrole, la consommation d'essence ralentit

Des réservoirs de stockage de pétrole brut sont vus sur une photo aérienne du centre pétrolier de Cushing, dans l'Oklahoma, aux États-Unis, le 21 avril 2020. (REUTERS).
Des réservoirs de stockage de pétrole brut sont vus sur une photo aérienne du centre pétrolier de Cushing, dans l'Oklahoma, aux États-Unis, le 21 avril 2020. (REUTERS).
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Publié le Mercredi 29 juin 2022

USA: baisse marquée des stocks de pétrole, la consommation d'essence ralentit

  • Durant la semaine achevée le 24 juin, les stocks commerciaux d'or noir ont reculé de 2,7 millions de barils en net, alors que les analystes ne les voyaient diminuer que de 950 000 barils
  • Le mouvement est d'autant plus inattendu que les réserves stratégiques de brut ont de nouveau enregistré une forte contraction (-6,9 millions de barils)

NEW YORK : Les réserves commerciales de pétrole brut aux États-Unis ont baissé nettement plus que prévu la semaine dernière, selon les chiffres publiés mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), qui ont également montré un ralentissement de la consommation d'essence.

Durant la semaine achevée le 24 juin, les stocks commerciaux d'or noir ont reculé de 2,7 millions de barils en net, alors que les analystes ne les voyaient diminuer que de 950 000 barils.

Le mouvement est d'autant plus inattendu que les réserves stratégiques de brut ont de nouveau enregistré une forte contraction (-6,9 millions de barils).

Au total, les stocks américains de pétrole ont fondu de près de 10 millions de barils sur une semaine.

A cause d'un problème technique, l'EIA n'avait pas publié de rapport hebdomadaire la semaine dernière. Sur les deux semaines écoulées depuis le dernier état des stocks, les réserves ont reculé de 16,9 millions de barils.

Les réserves commerciales, que le gouvernement Biden a décidé d'utiliser massivement pour tenter de soulager les cours du pétrole, sont actuellement au plus bas depuis 36 ans.

Pour Matt Smith, de Kpler, cette baisse surprise des stocks est liée à la montée en régime des raffineries américaines, dont le taux d'utilisation est monté à 95%, contre 93,7% il y a deux semaines.

Autre facteur, la diminution des importations et le maintien à un niveau élevé des exportations de brut.

L'un des points marquants du rapport concerne la demande d'essence, qui a affiché des signes d'essoufflement ces deux dernières semaines, correspondant au début de la saison estivale des grands déplacements aux États-Unis.

Elle s'est inscrite en-deçà du seuil symbolique de 9 millions de barils par jour sur chacune des deux semaines.

Les analystes ont évoqué, ces dernières semaines, la possibilité d'un ralentissement de la consommation d'essence aux États-Unis, sapée par les prix records à la pompe.

Les réserves d'essence ont augmenté de 2,6 millions de barils alors que les analystes tablaient sur une légère baisse de 100.000 barils. Les réserves de kérosène et de gasoil ont aussi progressé, alors que la demande pour ces produits s'est repliée.

La demande globale de produits raffinés est néanmoins restée soutenue, à 20 millions de barils par jour, soit son niveau de la moyenne des quatre semaines précédentes.

Quant à la production américaine de brut, elle a poursuivi sa remontée, à 12,1 millions de barils par jour, contre 12 la semaine précédente. Elle se rapproche doucement des 13 millions de barils par jour que produisaient les États-Unis début mars 2020, au début de la pandémie de coronavirus.


Les banques saoudiennes augmentent leurs prêts de 77,1 milliards de dollars au deuxième trimestre

Les données ont montré que la valeur du portefeuille global de prêts des banques saoudiennes s'élevait à 2,24 billions de SAR à la fin du deuxième trimestre 2022, soit une augmentation de 14,8 % par rapport à l'année précédente et de 4 % par rapport au trimestre précédent. (Shutterstock)
Les données ont montré que la valeur du portefeuille global de prêts des banques saoudiennes s'élevait à 2,24 billions de SAR à la fin du deuxième trimestre 2022, soit une augmentation de 14,8 % par rapport à l'année précédente et de 4 % par rapport au trimestre précédent. (Shutterstock)
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  • Le Royaume œuvre en vue de la Vision 2030 en développant le secteur du commerce et en assurant sa pérennité
  • Le segment dominant des prêts du Royaume est celui des activités économiques en tout genre, qui a acquis 52 % du total des prêts ce trimestre.

LE CAIRE : Le portefeuille de prêts bancaires de l'Arabie saoudite a augmenté de 289 milliards de SAR (1 SAR = 0,25€) au deuxième trimestre de cette année par rapport au même trimestre de l'année précédente, selon un récent bulletin statistique publié par la Banque centrale saoudienne, également connue sous le nom de SAMA.

Les prêts bancaires s'élevaient à 2,42 trillions de SAR à la fin du deuxième trimestre de 2022, contre 1,95 trillions de SAR au deuxième trimestre de 2021, indique le rapport de la SAMA.

L'augmentation de 289 milliards de SAR a été menée par une croissance de 191,1 milliards de SAR dans les activités diverses. Sa part a augmenté de 2 points de pourcentage pour atteindre 52 % au deuxième trimestre de 2022.

Les données ont montré que la valeur du portefeuille global de prêts des banques saoudiennes s'élevait à 2,24 trillions de SAR à la fin du deuxième trimestre 2022, en hausse de 14,8 % par rapport à l'année précédente et de 4 % par rapport au trimestre précédent.

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La croissance annuelle des prêts bancaires a chuté à un niveau négatif en 2017 et est restée inférieure à zéro jusqu'au troisième trimestre de 2018. Cependant, les prêts bancaires ont connu une tendance à la hausse depuis lors, selon le rapport de la SAMA.

Du troisième trimestre de 2018 à la fin de 2019, la valeur des prêts bancaires saoudiens a augmenté à un taux moyen de 3,7 % en glissement annuel ; entre 2020 et le deuxième trimestre de cette année, elle a augmenté à un taux moyen de 14,8 % en glissement annuel.

Le segment dominant des prêts du Royaume est celui des activités économiques en tout genre, qui a acquis 52 % du total des prêts ce trimestre.

Le commerce arrive en deuxième position, avec 17,2 % du total des prêts dans le pays, enregistrant 385,7 milliards de SAR au deuxième trimestre, selon les données.

Le ministère du commerce du Royaume a progressé vers la Vision saoudienne 2030 en développant le secteur du commerce et en assurant sa durabilité, selon la plateforme nationale unifiée du Royaume.

La plateforme indique : « La mission du ministère du Commerce se concentre sur l'amélioration de l'environnement commercial en Arabie saoudite en promulguant, développant et supervisant la mise en œuvre de politiques et de réglementations commerciales flexibles et équitables. »

Même si le total des prêts bancaires a augmenté ce trimestre, deux activités économiques ont connu une baisse trimestrielle du crédit bancaire au deuxième trimestre de cette année : l'industrie manufacturière et de transformation et les transports et communications.

Les prêts bancaires aux transports et communications ont diminué de 6,2 milliards de SAR au deuxième trimestre 2022 par rapport au même trimestre de l'année précédente.

Par rapport au trimestre précédent, le secteur est passé de 2,1 % du total des prêts au premier trimestre à 1,9 %, indique le bulletin de la SAMA.

Les prêts bancaires accordés au secteur de la fabrication et de la transformation ont diminué de 4 milliards de SAR au deuxième trimestre 2022 par rapport au même trimestre de l'année précédente.

Les données montrent que le secteur est passé de 7,2 % du total des prêts au premier trimestre à 6,9 % par rapport au trimestre précédent.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Aramco dépasse les prévisions avec un bénéfice record de $48,4 milliards au deuxième trimestre

Le géant pétrolier devait enregistrer un bénéfice net de 46,2 milliards de dollars, selon les prévisions de 15 analystes. (Shutterstock)
Le géant pétrolier devait enregistrer un bénéfice net de 46,2 milliards de dollars, selon les prévisions de 15 analystes. (Shutterstock)
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  • Les bénéfices de «la compagnie pétrolière la plus rentable du monde» ont atteint 182 milliards de riyals saoudiens
  • Ces résultats sont dus à la hausse des prix du brut, à l'augmentation des volumes vendus et à l'amélioration des marges en aval

RIYAD: Le profit d’Aramco a bondi de 90% au deuxième trimestre 2022, dépassant ainsi les prévisions des analystes avec le profit trimestriel le plus élevé depuis son entrée en bourse en 2019.

Le géant pétrolier saoudien devait enregistrer un bénéfice net de 46,2 milliards de dollars, selon les prévisions de 15 analystes.

Les bénéfices de «la compagnie pétrolière la plus rentable du monde» ont atteint 182 milliards de riyals saoudiens (1 riyal = 0,26 euro) après que les recettes ont grimpé de 80% pour atteindre 562 milliards de riyals saoudiens, selon une déclaration à la bourse.

Ce chiffre est en hausse par rapport aux 148 milliards de riyals saoudiens enregistrés le trimestre précédent et aux 95,5 milliards du deuxième trimestre de 2021.

Le producteur de brut a indiqué que ces résultats étaient principalement dus à la hausse des prix du brut, qui ont atteint des niveaux record au début de l'année, à l'augmentation des volumes vendus et à l'amélioration des marges en aval.

«Nos résultats record du deuxième trimestre reflètent la demande croissante pour nos produits, surtout en tant que producteur à faible coût dont l'intensité carbonique en amont est l'une des plus faibles du secteur», a déclaré le PDG, Amine Nasser.

«Bien que la volatilité des marchés mondiaux et l'incertitude économique persistent, les événements survenus au cours du premier semestre de cette année prouvent qu'il est essentiel de continuer à investir dans notre industrie, à la fois pour garantir le bon approvisionnement des marchés et pour faciliter une transition énergétique ordonnée», a-t-il ajouté.

Aramco a maintenu des dividendes trimestriels stables à 70,3 milliards de riyals saoudiens, ce qui représente un versement de 0,3198 riyal par action, payable le 7 septembre.

Les dépenses d'investissement au cours du trimestre ont augmenté de 25% pour atteindre 9,4 milliards de dollars alors qu'Aramco continue à investir et à saisir les opportunités de croissance.

En ce qui concerne les résultats semestriels, Aramco a surpassé les attentes avec une hausse de 86% de ses bénéfices qui sont passés de 177 à 330 milliards de riyals saoudiens l'année dernière.

L'entreprise saoudienne a presque doublé son chiffre d'affaires pour atteindre 1,03 trillion de riyals saoudiens, contre 584 milliards au premier semestre de 2021.

Soutenue par un flux de trésorerie d'exploitation plus élevé, la société a réussi à renforcer son bilan avec un ratio d'endettement de 7,9% fin juin, contre 14,2% fin 2021.

«Nous nous attendons à ce que la demande de pétrole continue de croître pendant le reste de la décennie, malgré les pressions économiques qui pèsent sur les prévisions mondiales à court terme», a souligné Nasser.

«Bien qu'il existe un besoin réel et actuel de préserver la sécurité des approvisionnements énergétiques, les objectifs climatiques restent cruciaux. C'est pourquoi Aramco s'efforce d'augmenter la production de plusieurs sources d'énergie, notamment le pétrole et le gaz, ainsi que les énergies renouvelables et l'hydrogène bleu.»


Mort de Rakesh Jhunjhunwala, le «Warren Buffet indien»

Rakesh Jhunjhunwala, partenaire de Rare Enterprises, pose après une interview avec Reuters à Mumbai, en Inde, le 14 novembre 2017. (REUTERS/Shailesh Andrade)
Rakesh Jhunjhunwala, partenaire de Rare Enterprises, pose après une interview avec Reuters à Mumbai, en Inde, le 14 novembre 2017. (REUTERS/Shailesh Andrade)
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  • Le «Big Bull de Dalal Street» - le Wall Street de Bombay - avait une fortune estimée à 3,5 milliards de dollars
  • Le bureau de Jhunjhunwala a confirmé qu'il était décédé dimanche matin, sans donner plus de détails

BOMBAY : Le milliardaire boursier indien Rakesh Jhunjhunwala, surnommé par les médias locaux «le Warren Buffet de l'Inde», est mort, a annoncé son bureau dimanche.

Qualifiant l'homme de 62 ans d'«indomptable», le Premier ministre Narendra Modi s'est fait l'écho des hommages d'autres hauts responsables, en tweetant que la mort du magnat était «attristante».

Le «Big Bull de Dalal Street» - le Wall Street de Bombay - avait une fortune estimée à 3,5 milliards de dollars et détenait des participations importantes dans une trentaine de valeurs vedettes indiennes.

Il avait récemment investi 35 millions de dollars pour une participation estimée à 40 % dans Akasa Air, qui a effectué dimanche son premier vol sur le marché très encombré de l'aviation indienne.

«Plein de vie, plein d'esprit et perspicacité, il laisse derrière lui une contribution indélébile au monde de la finance», a déclaré M. Modi.

Le bureau de Jhunjhunwala a confirmé à l'AFP qu'il était décédé dimanche matin, sans donner plus de détails.