Alger fustige «une campagne virulente» contre l'islam après les propos de Macron

Une manifestation à Peshawar, à la suite des commentaires du président français Emmanuel Macron sur les caricatures du prophète Mohammed, le 26 octobre 2020 (Photo, AFP)
Une manifestation à Peshawar, à la suite des commentaires du président français Emmanuel Macron sur les caricatures du prophète Mohammed, le 26 octobre 2020 (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 27 octobre 2020

Alger fustige «une campagne virulente» contre l'islam après les propos de Macron

  • « Nous déplorons l'émergence de groupes qui dévient des valeurs de humaines »
  • « Macron a lancé une attaque contre l’Islam et les musulmans », a affirmé Mekid Ahcen, un journalier de 42 ans

ALGER : Le Haut Conseil islamique en Algérie, une institution officielle, a fustigé lundi une « campagne virulente » contre l'islam, première réaction d'Alger aux déclarations du président français Emmanuel Macron sur la liberté de caricaturer le prophète Mahomet.

« Nous déplorons l'émergence de groupes qui dévient des valeurs de humaines » et qui « au nom de la liberté d’expression, insultent l'islam et son Messager », a réagi le Haut Conseil, dans un communiqué publié sur la page Facebook de la présidence algérienne.

« Le Haut Conseil islamique (HCI) condamne fermement cette campagne virulente contre le prophète Mahomet », poursuit cet organe consultatif chargé notamment d'émettre des avis à la lumière des prescriptions religieuses. Le HCI est composé de quinze membres désignés par le président de la République.

Sans citer nommément le président français Emmanuel Macron, il regrette que cette campagne de dénigrement émane d' « un responsable qui se targue d'être le protecteur des valeurs de fraternité, de liberté et d'égalité ». 

Le communiqué fait allusion aux propos de M. Macron, qui a assuré que la France continuerait de défendre les caricatures de Mahomet lors de l'hommage mercredi dernier au professeur Samuel Paty, décapité dans un attentat islamiste pour avoir montré ces dessins en classe. 

Le Haut conseil islamique algérien exhorte « les sages du monde, les organisations religieuses et de défense des droits de l’Homme ainsi que les instances du dialogue interreligieux à faire face à ce discours extrémiste » et à « œuvrer pour le respect des symboles religieux communs contre la haine et le racisme ».

Les déclarations de M. Macron ont suscité un flot de critiques dans le monde musulman, de la part de dirigeants politiques et religieux, d'élus mais aussi de simples citoyens sur les réseaux sociaux, et provoqué des manifestations et des appels au boycott des produits français.

Des Algérois interrogés dans la rue manifestaient également leur désapprobation.  

« Macron a lancé une attaque contre l’Islam et les musulmans », a affirmé Mekid Ahcen, un journalier de 42 ans.

« Je demande aux peuples arabes et aux musulmans de boycotter tous les produits français. En plus du boycott, il faut que les Algériens sortent dans la rue pour exprimer leur colère et leur soutien à notre prophète Mahomet qui est notre guide », a-t-il estimé. 

« Nous musulmans, nous avons répliqué à Macron en protestant sur les réseaux sociaux comme Facebook », a confié Nawal, une professeure de lycée de 51 ans.

Par ailleurs, le recteur de la Grande mosquée de Paris, l'avocat franco-algérien Chems-Eddine Hafiz, considéré comme un modéré, a condamné dans un tweet les appels au boycott, dénonçant une « instrumentalisation de l'islam », « visant à discréditer » la France.

Plus ancienne institution musulmane en France métropolitaine, la Grande mosquée de Paris est contrôlée et largement financée par l'Algérie.


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.