Variole du singe: L'OMS appelle au partage des données sur l'efficacité des vaccins

Les experts ont détecté une recrudescence de cas de variole du singe depuis mai, dont la plupart se sont produits en Europe occidentale (Photo, Reuters).
Les experts ont détecté une recrudescence de cas de variole du singe depuis mai, dont la plupart se sont produits en Europe occidentale (Photo, Reuters).
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Publié le Jeudi 30 juin 2022

Variole du singe: L'OMS appelle au partage des données sur l'efficacité des vaccins

  • La variole du singe est considérée comme étant bien moins dangereuse et contagieuse que sa cousine, la variole, éradiquée en 1980
  • Du 1er janvier au 22 juin, 3 413 cas confirmés et un décès ont été signalés à l'OMS dans 50 pays

GENÈVE: L'OMS a appelé mercredi au partage des données sur l'efficacité des vaccins contre la variole du singe dont plus de 3.400 cas - dont des enfants - ont été répertoriés à travers le monde depuis janvier.

"Les pays qui ont actuellement stocké ce vaccin, dont les Etats-Unis et sous l'impulsion des Etats-Unis, ont exprimé leur volonté de partager ces vaccins avec d'autres pays", s'est réjoui le directeur exécutif chargé du Programme OMS de gestion des situations d'urgence sanitaire, le Dr Michael Ryan, en conférence de presse.

Mais, a-t-il dit, "il est très important - alors que nous encourageons le partage de ces produits - que nous puissions recueillir les données nécessaires sur l'efficacité clinique".

Connue chez l'être humain depuis 1970, la variole du singe est considérée comme étant bien moins dangereuse et contagieuse que sa cousine, la variole, éradiquée en 1980. Une recrudescence inhabituelle des cas a été détectée depuis mai en dehors des pays d'Afrique centrale et de l'Ouest où le virus circule d'ordinaire.

Du 1er janvier au 22 juin, 3 413 cas confirmés et un décès ont été signalés à l'OMS dans 50 pays, dont 2 933, soit 86%, en Europe. Selon l'OMS, le nombre réel de cas est plus élevé.

Le directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, s'est dit mercredi "préoccupé par la transmission soutenue" du virus. "Cela suggère que le virus est en train de s'établir et qu'il peut atteindre des groupes à haut risque, notamment les enfants, les personnes immunodéprimées et les femmes enceintes", et "c'est ce que nous commençons à voir avec plusieurs enfants déjà infectés", a-t-il expliqué.

L'OMS a estimé samedi que cette flambée mondiale de variole du singe était une menace sanitaire dont l'évolution était très inquiétante, sans atteindre pour le moment le stade d'une "urgence de santé publique de portée internationale", le plus haut degré d'alerte de l'organisation.

"Ne pas déclarer une urgence de santé publique de portée internationale ne signifie pas que ce n'est pas une urgence", a souligné le Dr Ibrahima Socé Fall, sous-directeur général de l'OMS chargé des interventions dans les situations d'urgence.

Sur les 14 experts, seuls 3 ont estimé que les critères étaient remplis pour déclarer l'alerte, a révélé le Dr Tedros. "Ils m'ont conseillé de les convoquer à nouveau rapidement en fonction de l'évolution de la situation. Ce que je ferai".

L'OMS estime que la priorité actuellement est de réduire la transmission du virus, à travers des actions de prévention, de dépistage et d'information. "Pour l'instant, l'utilisation des vaccins est limitée aux travailleurs (de santé) à haut risque", a indiqué le Dr Ryan.


La Corée du Nord tire deux missiles balistiques avant l'arrivée à Séoul de Kamala Harris

Un homme regarde un écran de télévision montrant une émission d'informations avec des images d'archives d'un test de missile nord-coréen, dans une gare de Séoul le 28 septembre 2022. (Photo, AFP)
Un homme regarde un écran de télévision montrant une émission d'informations avec des images d'archives d'un test de missile nord-coréen, dans une gare de Séoul le 28 septembre 2022. (Photo, AFP)
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  • La Corée du Nord a mené une série inédite d'essais d'armement cette année et, selon les services de renseignement sud-coréens, se prépare à procéder à un nouvel essai nucléaire
  • Washington est le principal allié de Séoul en matière de sécurité, avec environ 28 500 de ses soldats stationnés en Corée du Sud

SÉOUL: La Corée du Nord a tiré deux "missiles balistiques" de courte portée, a annoncé mercredi l'armée sud-coréenne, quelques jours après un précédent essai et avant une visite en Corée du Sud de la vice-présidente américaine Kamala Harris. 

Ces lancements qui font partie d'une série d'essais militaires menés cette année par la Corée du Nord, interviennent après les avertissements des services de renseignement de Séoul prévoyant un prochain test nucléaire par Pyongyang. 

L'armée sud-coréenne a indiqué avoir "détecté deux missiles balistiques de courte portée tirés depuis la zone de Sunan à Pyongyang". 

Les missiles "ont parcouru quelque 360 kilomètres à une altitude de 30 km et à la vitesse de Mach 6", a précisé l'état-major interarmées de Séoul dans un communiqué, ajoutant que les détails des lancements continuaient à être analysés. 

"Notre armée a renforcé l'enregistrement et la surveillance et est en état d'alerte en étroite coopération avec les Etats-Unis", a-t-il ajouté. 

Le Japon a également confirmé les deux lancements, le ministre de la Défense Toshiro Ino ajoutant que la récente série de tirs de missiles par la Corée du Nord était "sans précédent" en termes de fréquence. 

"Ces tirs de missiles répétés ne peuvent pas être tolérés", a-t-il ajouté. 

La Corée du Nord a mené une série inédite d'essais d'armement cette année et, selon les services de renseignement sud-coréens, se prépare à procéder à un nouvel essai nucléaire. 

Le Nord a achevé "un troisième tunnel sur son site nucléaire de Punggye-ri", a déclaré le député Yoo Sang-bum aux journalistes après un briefing des services secrets à Séoul. 

Pyongyang choisira probablement la période comprise entre "le prochain congrès du Parti communiste chinois, le 16 octobre, et les élections de mi-mandat aux États-Unis, le 7 novembre", a-t-il indiqué. 

« Signe avant-coureur » 

Pyongyang a déjà tiré dimanche un missile balistique de courte portée, ce qui a été interprété comme une réponse à l'arrivée du porte-avions américain à propulsion nucléaire USS Ronald Reagan pour des exercices conjoints avec la marine sud-coréenne au large de la côte orientale du pays. 

Le président conservateur sud-coréen Yoon Suk-yeol, qui a pris ses fonctions en mai, a promis de renforcer la coopération militaire avec les Etats-Unis, après l'échec rencontré par son prédécesseur dans ses tentatives de rapprochement diplomatique avec le Nord. 

M. Yoon doit par ailleurs recevoir jeudi à Séoul la vice-présidente américaine Kamala Harris qui doit se rendre dans la zone démilitarisée entre les deux Corée. 

Washington est le principal allié de Séoul en matière de sécurité, avec environ 28 500 de ses soldats stationnés en Corée du Sud. 

Les deux pays effectuent depuis longtemps des exercices conjoints en insistant sur leur caractère purement défensif, mais la Corée du Nord les considère comme des répétitions pour une future invasion de son territoire. 

Ces essais répétés sont "un signe avant-coureur de l'attitude agressive de Pyongyang le mois prochain, avec des tirs de missiles et un possible essai nucléaire", a déclaré Kim Jong-dae, de l'Institut Yonsei d'études nord-coréennes basé à Séoul. 

"Le lancement d'aujourd'hui montre clairement que le Nord tente de prendre le dessus sur la péninsule avec un arsenal nucléaire à sa disposition", a-t-il ajouté. 

Samedi, la présidence sud-coréenne a également averti que la Corée du Nord se prépare à tester un missile balistique lancé depuis un sous-marin (SLBM), une arme qu'elle avait déjà essayée en mai. 

Sous le coup de sanctions internationales pour ses programmes d'armement, la Corée du Nord a adopté début septembre une nouvelle doctrine proclamant qu'elle ne renoncerait jamais à l'arme nucléaire. 

Le régime nord-coréen a testé des bombes atomiques à six reprises depuis 2006. Le dernier essai en date, et le plus puissant, est survenu en 2017, d'une puissance estimée à 250 kilotonnes. Pyongyang a évoqué une bombe à hydrogène. 


Benzema de retour à l'entraînement avec le Real Madrid

Immense favori pour le Ballon d'Or qui sera remis le 17 octobre à Paris, Benzema avait dû sortir dès la 30e minute lors du match face au Celtic Glasgow le 6 septembre en Ligue des Champions. (Photo, AFP)
Immense favori pour le Ballon d'Or qui sera remis le 17 octobre à Paris, Benzema avait dû sortir dès la 30e minute lors du match face au Celtic Glasgow le 6 septembre en Ligue des Champions. (Photo, AFP)
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  • «Je suis content de faire mon retour au sein de l'équipe», a dit l'avant-centre international français après l'entraînement
  • Absent depuis trois semaines, il n'a pas pu retrouver les Bleus qui ont gagné contre l'Autriche (2-0) jeudi puis perdu dimanche contre le Danemark (0-2) lors de la fenêtre internationale

MADRID: Karim Benzema, absent des terrains depuis sa blessure à la cuisse droite début septembre, a fait son retour à l'entraînement mercredi avec le Real Madrid et se sent prêt à jouer dimanche en championnat. 

"Je suis content de faire mon retour au sein de l'équipe", a dit l'avant-centre international français après l'entraînement. 

"J'ai beaucoup travaillé physiquement. Aujourd'hui, c'était mon premier entraînement. Ces derniers jours, j'ai beaucoup couru et travaillé la force physique. A la maison, je me suis aussi entraîné", a-t-il ajouté. 

Immense favori pour le Ballon d'Or qui sera remis le 17 octobre à Paris, Benzema avait dû sortir dès la 30e minute lors du match face au Celtic Glasgow le 6 septembre en Ligue des Champions. 

Le corps médical avait diagnostiqué "une lésion au muscle semi-tendineux ainsi qu'une surcharge musculaire, tous deux au quadriceps de la jambe droite", avait alors indiqué son club. 

Absent depuis trois semaines, il n'a pas pu retrouver les Bleus qui ont gagné contre l'Autriche (2-0) jeudi puis perdu dimanche contre le Danemark (0-2) lors de la fenêtre internationale. 

"Je me sens très bien, à l'aise. J'ai envie de jouer dimanche", a poursuivi Benzema. Le Real Madrid reçoit Osasuna pour le compte de la 7e journée de la Liga. 

« Nuit magique » 

Sa reprise intervient à point nommé avant un mois d'octobre exigeant pour le club merengue avec des rencontres de C1 et le Clasico en Liga contre le Barça le 16 octobre. 

"Cette année, j'espère faire mieux que ce que j'ai fait auparavant. C'est-à-dire gagner la Liga, mettre plus de buts et, ce qui est le plus important pour moi, me faire plaisir sur le terrain", a déclaré l'attaquant français, vainqueur la saison dernière du championnat d'Espagne et de la Ligue des champions et meilleur buteur de la Liga, avec 27 réalisations. 

"Je me suis toujours dit que je devais croire en mes rêves, profiter de chaque moment au Real Madrid et c'est ce que je fais chaque jour et pendant chaque match", a ajouté "KB9", qui s'exprimait après avoir reçu les trophées Di Stéfano, récompensant le meilleur joueur du championnat espagnol du dernier exercice, et Pichichi (meilleur buteur). 

Benzema, à qui l'on demandait quel était son plus beau but de la saison passée, a évoqué son triplé réussi en moins de 20 minutes le 9 mars dernier en huitièmes de finale retour de la C1 contre le PSG. "C'était une nuit magique", a-t-il dit. 


Après Nord Stream, la Norvège remonte la garde face au risque de sabotage

Des installations de réception et de distribution de gaz naturel du gazoduc Nord Stream 1 à Lubmin, dans le nord-est de l'Allemagne, près de la frontière avec la Pologne, le 30 août 2022. (Photo, AFP)
Des installations de réception et de distribution de gaz naturel du gazoduc Nord Stream 1 à Lubmin, dans le nord-est de l'Allemagne, près de la frontière avec la Pologne, le 30 août 2022. (Photo, AFP)
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  • Le pays scandinave produit actuellement à plein régime: selon des prévisions officielles, ses exportations de gaz pourraient atteindre un niveau record de 122 milliards de m3 cette année
  • Face à ces enjeux considérables, la police norvégienne a annoncé mercredi la prolongation et le renforcement des mesures de sécurité déjà en place dans le secteur pétrolier pour en réduire la vulnérabilité

OSLO: Après des observations troublantes de drones et le "sabotage" présumé des gazoducs Nord Stream, la Norvège, désormais principal fournisseur de gaz de l'Europe, renforce la sécurité autour de ses installations pétrogazières considérées comme une potentielle cible vulnérable. 

Aussi spectaculaires soient-elles, les fuites de gaz, précédées d'explosions, sur Nord Stream 1 et 2 qui relient l'Allemagne et la Russie sous la Baltique n'ont pas d'incidence sur l'approvisionnement de l'Europe: les deux gazoducs n'étaient pas en service du fait de la guerre en Ukraine. 

Mais un sabotage --la piste largement privilégiée par les dirigeants européens-- de ce type sur les installations norvégiennes auraient des effets catastrophiques pour le continent, qui peine déjà à couvrir ses besoins en énergie à l'approche de l'hiver. 

Conséquence de la réduction par Moscou de ses livraisons de gaz en représailles aux sanctions prises par les Européens après l'offensive russe en Ukraine, la Norvège est devenue le principal fournisseur gazier de l'Europe, à laquelle elle est reliée par un vaste réseau de pipelines. 

Le pays scandinave produit actuellement à plein régime: selon des prévisions officielles, ses exportations de gaz pourraient atteindre un niveau record de 122 milliards de m3 cette année. 

A comparer aux quelque 150 milliards de m3 de gaz par an fournis par la Russie à l'Union européenne avant la guerre. 

Face à ces enjeux considérables, la police norvégienne a annoncé mercredi la prolongation et le renforcement des mesures de sécurité déjà en place dans le secteur pétrolier pour en réduire la vulnérabilité. 

"La situation est prise très au sérieux et plusieurs mesures ont déjà été mises en place pour garantir la meilleure sécurité possible", a indiqué une responsable de la police, Tone Vangen, sans fournir de précisions par souci de confidentialité. 

La veille, le ministre du Pétrole et de l'Energie, Terje Aasland, avait fait une annonce dans le même sens, évoquant "les signalements d'une activité accrue de drones" près de plateformes pétrolières. 

Equinor, le géant national de l'énergie, a en effet fait état de vols "de drones non identifiés à proximité de certaines installations", un phénomène qui n'avait pas été observé jusqu'alors. 

"Nous prenons cela très au sérieux et nous le signalons à la police", a expliqué un porte-parole du groupe, Eskil Eriksen, sans vouloir fournir de détails. 

Les gazoducs, maillon faible  

En écho aux autorités, les compagnies pétrolières du pays disent avoir accru la vigilance autour de leurs plateformes, bases et installations en mer et sur terre. 

S'étendant sur des milliers de kilomètres, parfois à de grandes profondeurs, les gazoducs font figure de maillon faible de la chaîne d'approvisionnement énergétique, vitale pour l'Europe. 

"Ils sont vulnérables, ouverts à tous les vents", estime Tor Ivar Strømmen, chercheur à l'Académie navale royale norvégienne, qui souhaiterait une série de mesures allant d'une inspection des conduites pour s'assurer que des explosifs n'y ont pas été placés au suivi attentif de la navigation maritime dans ces eaux. 

Le Premier ministre, Jonas Gahr Støre, a affirmé mercredi à l'agence NTB qu'il n'y avait pas "de menace spécifique contre la Norvège". 

Mais le professeur et directeur de l'Institut norvégien d'études sur les questions de défense, Sven Holtsmark, juge quant à lui "probable" que Moscou, souvent accusé de recourir à l'arme énergétique, tente de saboter des infrastructures norvégiennes. 

"Avant, l'idée que la Russie s'en prenne à des installations norvégiennes aurait semblé complètement absurde mais on ne peut plus se permettre d'exclure cette possibilité" pour entamer le soutien que les Européens apportent à l'Ukraine, a-t-il déclaré. 

"La caisse à outils (du président russe) Vladimir Poutine se vide et la guerre en Ukraine ne semble pas devoir s'arrêter de sitôt: pour moi, il est donc logique que Poutine décide le sabotage d'installations norvégiennes, d'autant que ce serait difficile de prouver que c'est la Russie qui est derrière", affirme l'expert.