L'auteur de menaces contre une avocate du procès des attentats de 2015 condamné

Me Samia Maktouf lors d'une séance photo, le 30 juillet 2019 à Paris (Photo, AFP)
Me Samia Maktouf lors d'une séance photo, le 30 juillet 2019 à Paris (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 27 octobre 2020

L'auteur de menaces contre une avocate du procès des attentats de 2015 condamné

  • Vol, vente et acquisition de stupéfiants, port d'arme: le président a listé la vingtaine de mentions au casier de cet ancien SDF né en Algérie
  • Me Maktouf « a l'habitude, elle a le cuir épais (...) mais cette fois, ça suffit »

MARSEILLE : Il avait menacé de mort sur les réseaux sociaux une avocate du procès Charlie: un homme de 54 ans a été condamné lundi à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis lundi à Marseille.

Me Samia Maktouf, conseil de Lassana Bathily, l'ancien magasinier de l'Hyper Cacher de l'Est parisien pris en otage le 9 janvier 2015, a porté plainte après avoir reçu sur son profil Facebook plusieurs messages publics envoyés par cet homme sous son vrai nom.

Cet homme a été jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Marseille, où il réside, et placé sous mandat de dépôt. Il était accusé d'avoir proféré des menaces de mort à l'encontre de l'avocate, assurant défendre le prophète Mahomet, selon des captures d'écran.

Les messages envoyés entre le 20 septembre et le 17 octobre se sont intensifiés le 16 octobre, date à laquelle Samuel Paty, un professeur d'histoire-géographie de région parisienne, a été décapité par un réfugié d'origine russe tchétchène de 18 ans, relève la plaignante. 

Me Maktouf, retenue au procès des attentats qui se déroule jusqu'au 10 novembre devant la cour d'assises spéciale de Paris, n'était pas présente lundi à Marseille.

« Le tribunal n'a pas peur, mais quand on voit ces photos et ces propos, vous faites peur », a déclaré le président Patrick Gosselin. D'autres vidéos et photos retrouvées sur l'ordinateur du Marseillais et en partie diffusées à l'audience le montrent brandissant une machette. 

A la barre, le cinquantenaire aux cheveux grisonnants s'est excusé et a exprimé des regrets d'une voix presque inaudible. « Je ne suis pas comme ça », a-t-il bredouillé, arguant qu'il avait pris des stupéfiants lorsqu'il avait posté ces menaces en ligne, après avoir vu l'avocate à la télévision.

Vol, vente et acquisition de stupéfiants, port d'arme: le président a listé la vingtaine de mentions au casier de cet ancien SDF né en Algérie, dont les premières commencent dans les années 1980.

Mais depuis 2014, date à laquelle il était sorti de prison, ce « mouton égaré » n'avait plus été condamné et se faisait soigner pour des addictions à diverses drogues, a insisté son avocat, Me Nicolas Lemoine.

Selon lui, il n'y avait « pas d'éléments matériels qui puissent démontrer » que son client, un « marginal » qui souffre d'un déficit cognitif léger et d'alcoolisme, « pouvait passer à l'acte ».

Mais pour l'avocat de l'accusation, Me Yann Arnoux-Pollak, qui a souligné la teneur sexiste et raciste des propos du prévenu, cette affaire illustre le « vecteur de haine que peuvent être les réseaux sociaux ».

Me Maktouf « a l'habitude, elle a le cuir épais (...) mais cette fois, ça suffit », a abondé Me Yassine Yakouti, conseil de l'Ordre des Avocats du Barreau de Paris, qui s'est porté partie civile. L'assassinat de Samuel Paty a été, selon lui, « un déclencheur ».

Très médiatisée, Me Maktouf représente régulièrement des parties civiles dans des procédures d'attentats terroristes, défendant la mère du militaire assassiné par Mohamed Merah en 2012 et des familles de victimes des attentats de Nice et de novembre 2015. 


L'ex-Premier ministre Edouard Philippe soupçonné de détournement de fonds publics

L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
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  • Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025
  • Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête

PARIS: L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi.

Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025 avec constitution de partie civile.

Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête.

La lanceuse d'alerte, "Judith" (prénom modifié), "se félicite de l'ouverture d'une information judiciaire sur les faits qu'elle dénonce et attend avec impatience d'être entendue par le juge d'instruction", a réagi auprès de l'AFP son avocat Jérôme Karsenti.

Les faits sont contestés depuis le début par M. Philippe, qui a été le premier chef de gouvernement d'Emmanuel Macron (2017-2020).

La maire du Havre "prend acte de l'ouverture d'une information judiciaire. Il l'apprend par la presse. Et il répondra bien évidemment à toutes les questions que posera la justice", a réagi auprès de l'AFP son entourage.

Etaient également visées par la plainte Stéphanie de Bazelaire, adjointe chargée de l'innovation et du numérique, ainsi que Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine havraise.

La plainte consultée par l'AFP estimait que le juge d'instruction devait "apprécier si un pacte a été conclu entre M. Edouard Philippe et Mme de Bazelaire, caractérisé notamment par un soutien politique, financier et relationnel en contrepartie de la gestion de la Cité numérique", un tiers-lieu d'innovation.

Les soupçons portent sur une convention d'objectifs pluriannuelle pour l'animation de la Cité numérique du Havre, signée en juillet 2020 notamment par Edouard Philippe, président de la communauté urbaine, et Stéphanie de Bazelaire, en tant cette fois que présidente bénévole de l'association LH French Tech.

LH French Tech, créée en juillet 2020, a été désignée pour cette mission après un appel à manifestation d'intérêt lancé par la communauté urbaine en mars 2020 et dans le cadre d'un service d'intérêt économique général (SIEG).

L'association, seule candidate, devait toucher 2,154 millions d'euros de compensation de service public pour mener des projets.

Le conflit d'intérêts "semble absolument évident", a considéré à l'époque la lanceuse d'alerte, directrice générale adjointe à la communauté urbaine de septembre 2020 à avril 2023 et qui avait obtenu le statut de lanceuse d'alerte en janvier 2025.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.