Un pèlerin afghan supposé se rendre à La Mecque à vélo finit par prendre l’avion pour l’Arabie saoudite

Une capture d’écran, extraite d’une vidéo tournée le 8 mai 2022, montre Noor Mohammed qui quitte son village de Layeq, situé au sein du district de Qarabagh dans la province de Ghazni, en Afghanistan, pour se rendre en Arabie saoudite. (Réseaux sociaux)
Une capture d’écran, extraite d’une vidéo tournée le 8 mai 2022, montre Noor Mohammed qui quitte son village de Layeq, situé au sein du district de Qarabagh dans la province de Ghazni, en Afghanistan, pour se rendre en Arabie saoudite. (Réseaux sociaux)
Une capture d’écran, extraite d’une vidéo tournée le 8 mai 2022, montre Noor Mohammed qui quitte son village de Layeq, situé au sein du district de Qarabagh dans la province de Ghazni, en Afghanistan, pour se rendre en Arabie saoudite. (Réseaux sociaux)
Une capture d’écran, extraite d’une vidéo tournée le 8 mai 2022, montre Noor Mohammed qui quitte son village de Layeq, situé au sein du district de Qarabagh dans la province de Ghazni, en Afghanistan, pour se rendre en Arabie saoudite. (Réseaux sociaux)
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Publié le Jeudi 30 juin 2022

Un pèlerin afghan supposé se rendre à La Mecque à vélo finit par prendre l’avion pour l’Arabie saoudite

  • Alors qu’il traverse l’Afghanistan à vélo, un universitaire taliban lui propose de l’aider à obtenir un billet d’avion, mais l’homme de 48 ans refuse, désireux de fournir des efforts supplémentaires pour remplir l’obligation sacrée
  • Son vol aurait été pris en charge par le ministre de l’Intérieur par intérim, Serajuddin Haqqani, déclare un proche collaborateur d’Anas Haqqani – le frère du ministre et haut responsable taliban – à Arab News.

KABOUL: Un pèlerin du sud-est de l’Afghanistan a fait sensation sur les réseaux sociaux lorsqu’il a entamé un voyage à vélo en direction de La Mecque le mois dernier. Son arrivée en Arabie saoudite a été annoncée mercredi par les autorités afghanes. Son aventure a pris une tournure inattendue, dont un voyage parrainé en avion.

Noor Mohammed est parti de son village de Layeq, situé au sein du district de Qarabagh dans la province de Ghazni début mai, prévoyant de parcourir plus de six mille kilomètres pour atteindre la Ville sainte en juillet pour accomplir le Hajj.

Alors qu’il traverse l’Afghanistan à vélo, un universitaire taliban lui propose de l’aider à obtenir un billet d’avion, mais l’homme de 48 ans refuse, désireux de fournir des efforts supplémentaires pour remplir l’obligation sacrée.

Il ne sait toujours pas qu’il aura bientôt besoin de son aide. En effet, trois semaines plus tard, il se retrouve bloqué en Iran, essayant d’obtenir un visa irakien dans la ville frontalière de Khorramchahr.

«Mes amis afghans ont promis de m’obtenir le visa irakien là-bas», déclare M. Mohammed à Arab News, en décrivant ses nouvelles tentatives de se procurer plutôt un visa koweïtien. Une fois de plus, ses efforts sont vains.

C’est alors qu’il décide de contacter l’universitaire.

«Je n’avais aucun autre moyen. J’ai écrit au cheikh Hammasi sur WhatsApp», précise-t-il. «Il m’a présenté à un homme d’affaires afghan qui m’a aidé à rester en Iran puis à retourner à Kaboul.»

À Kaboul, il est immédiatement accepté pour un cours de préparation au Hajj, où des fonctionnaires s’occupent de son départ. Son vol aurait été pris en charge par le ministre de l’Intérieur par intérim, Serajuddin Haqqani, déclare un proche collaborateur d’Anas Haqqani – le frère du ministre et haut responsable taliban – à Arab News.

«Le ministère du Hajj a traité mon passeport en urgence», déclare M. Mohammed, quelques jours seulement avant son départ pour l’Arabie saoudite.

Il a pris l’avion depuis Kaboul mardi, après que tous ses documents de voyage ont été traités.

«Son nom a été ajouté à la liste des passagers pour le premier vol après cela», indique Mawlawi Israrulhaq, un responsable du ministère du Hajj et des Affaires religieuses. «Il s’est d’abord rendu à Djeddah puis rejoindra d’autres pèlerins afghans à La Mecque.»

M. Mohammed se préparait à prendre l’avion quelques jours après qu’un tremblement de terre meurtrier a fait des ravages dans l’est de l'Afghanistan, tuant environ mille cent cinquante personnes la semaine dernière.

Il prie pour les victimes et il affirme qu’il aura une pensée pour elles une fois qu’il arrivera à La Mecque.

«Dès que j’arriverai à La Mecque, je prierai afin qu’Allah soutienne les familles qui ont perdu des êtres chers et leurs maisons», ajoute-t-il. «Je vais lui demander de résoudre tous les problèmes des Afghans.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'OMS salue les résultats de sa campagne de «grand rattrapage» de vaccination des enfants

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19. (AFP)
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19. (AFP)
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  • La pandémie de Covid-19 avait fortement fragilisé les systèmes de santé et perturbé les campagnes de vaccination, avec pour conséquence un regain des maladies contagieuses comme la rougeole et la poliomyélite
  • Aussi en 2023, l'OMS, avec l'Unicef et Gavi, organisme international qui aide les pays pauvres à introduire des vaccins, avait lancé une campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants

GENEVE: L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19.

La pandémie de Covid-19 avait fortement fragilisé les systèmes de santé et perturbé les campagnes de vaccination, avec pour conséquence un regain des maladies contagieuses comme la rougeole et la poliomyélite.

Aussi en 2023, l'OMS, avec l'Unicef et Gavi, organisme international qui aide les pays pauvres à introduire des vaccins, avait lancé une campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants.

Cette initiative a pris fin le 31 mars.

Les données finales sont encore en cours de compilation, mais "l'initiative mondiale semble être en bonne voie pour atteindre son objectif qui est de toucher au moins 21 millions d'enfants non vaccinés ou insuffisamment vaccinés", ont indiqué les trois organisations dans un communiqué.

De 2023 à 2025, ce programme a permis de vacciner environ 18,3 millions d’enfants âgés de 1 à 5 ans dans 36 pays, grâce à plus de 100 millions de doses de vaccins essentiels.

Parmi ces enfants, environ 12,3 millions n'avaient jamais été vaccinés et 15 millions n'étaient pas vaccinés contre la rougeole.

Le programme a permis d'administrer 23 millions de doses de vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) à des enfants insuffisamment ou non vaccinés.

"En protégeant les enfants qui n'ont pas pu se faire vacciner en raison des perturbations des services de santé causées par le Covid-19, le programme Grand Rattrapage a contribué à inverser l'une des principales conséquences négatives de la pandémie", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans le communiqué.

Ce "plus vaste effort international jamais entrepris pour vacciner les enfants non vaccinés avec des vaccins essentiels, montre ce qu'il est possible d'accomplir lorsque les gouvernements, les partenaires et les communautés unissent leurs efforts pour protéger les plus vulnérables", a indiqué pour sa part la directrice générale de Gavi, Sania Nishtar, également citée dans le communiqué.

Lors d'un point de presse, le directeur du département Vaccination à l'Unicef, Ephrem Lemango, a appelé à poursuivre les efforts de vaccination de routine, au-delà de l'initiative.

"Le principal enjeu est de mettre en place des systèmes de vaccination capables d'atteindre et de protéger chaque enfant à temps, avant qu'il n'atteigne l'âge limite pour la vaccination. Actuellement, chaque année, 14,3 millions d'enfants ne reçoivent aucun vaccin dans le cadre des programmes de vaccination de routine", a-t-il relevé.

Kate O'Brien, directrice du département vaccins de l'OMS, a elle appelé à lutter contre le scepticisme vis-à-vis de la vaccination, indiquant être très préoccupée par "la politisation croissante des vaccins et de la santé".


Trump dit ne pas vouloir utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran

Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale. (AFP)
Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale. (AFP)
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  • "Non, je ne l'utiliserais pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d'utiliser l'arme nucléaire"
  • "Nous n'en avons pas besoin. Pourquoi poser une question aussi stupide?"

WASHINGTON: Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale.

"Non, je ne l'utiliserais pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d'utiliser l'arme nucléaire", a dit le président américain, à qui une journaliste a demandé s'il envisageait de recourir à la bombe atomique.

"Nous n'en avons pas besoin. Pourquoi poser une question aussi stupide? Pourquoi utiliserais-je l'arme nucléaire alors que nous les avons complètement anéantis, de manière très conventionnelle?" a-t-il déclaré.

 


Le cessez-le-feu entre le Liban et Israël prolongé de trois semaines

L'ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee, l'ambassadeur israélien aux États-Unis Yechiel Leiter, le vice-président américain JD Vance, le secrétaire d'État américain Marco Rubio, l'ambassadeur du Liban aux États-Unis Nada Hamadeh Moawad et l'ambassadeur américain au Liban Michel Issa écoutent le président américain Donald Trump s'exprimer lors d'une réunion avec l'ambassadeur du Liban aux États-Unis et l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, à la Maison Blanche, à Washington, DC, le 23 avril 2026. (AFP)
L'ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee, l'ambassadeur israélien aux États-Unis Yechiel Leiter, le vice-président américain JD Vance, le secrétaire d'État américain Marco Rubio, l'ambassadeur du Liban aux États-Unis Nada Hamadeh Moawad et l'ambassadeur américain au Liban Michel Issa écoutent le président américain Donald Trump s'exprimer lors d'une réunion avec l'ambassadeur du Liban aux États-Unis et l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, à la Maison Blanche, à Washington, DC, le 23 avril 2026. (AFP)
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  • La prolongation du cessez-le-feu fait suite à des frappes israéliennes meurtrières et à la poursuite des affrontements dans le sud du Liban
  • M. Trump a ajouté qu'il se réjouissait d'accueillir prochainement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun

WASHINGTON/BEIRUT/JERUSALEM : Le Liban et Israël ont prolongé leur cessez-le-feu de trois semaines après une réunion de haut niveau à la Maison Blanche, a déclaré jeudi le président américain Donald Trump. M. Trump a accueilli l'ambassadeur d'Israël à Washington, Yechiel Leiter, et l'ambassadrice du Liban aux Etats-Unis, Nada Moawad, dans le bureau ovale pour une deuxième série de discussions facilitées par les Etats-Unis, un jour après que des frappes israéliennes aient tué au moins cinq personnes, dont un journaliste.

"La réunion s'est très bien passée ! Les États-Unis vont travailler avec le Liban pour l'aider à se protéger du Hezbollah", a écrit M. Trump sur Truth Social. Le Hezbollah, le groupe armé allié à l'Iran qui combat Israël, n'était pas présent aux pourparlers. Il affirme avoir "le droit de résister" aux forces d'occupation.

M. Trump a ajouté qu'il se réjouissait d'accueillir prochainement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun.

M. Trump s'est également adressé aux journalistes dans le bureau ovale, aux côtés des participants à la réunion, et a déclaré qu'il espérait que les dirigeants se rencontreraient pendant les trois semaines de cessation des hostilités. Il a ajouté qu'il y avait "une grande chance" que les deux pays parviennent à un accord de paix cette année.

Le vice-président JD Vance, le secrétaire d'État Marco Rubio, l'ambassadeur des États-Unis en Israël Mike Huckabee et l'ambassadeur des États-Unis au Liban Michel Issa ont également participé à la réunion.

Le cessez-le-feu, conclu à l'issue de discussions entre les ambassadeurs des deux pays à Washington la semaine dernière, devait expirer dimanche. Il a permis une réduction significative de la violence, mais les attaques se sont poursuivies dans le sud du Liban, où les troupes israéliennes se sont emparées d'une zone tampon autoproclamée.

Rendre au Liban sa grandeur

L'ambassadeur Moawad, qui avait demandé une prolongation du cessez-le-feu lors de la réunion, a remercié M. Trump d'avoir accueilli les pourparlers. "Je pense qu'avec votre aide et votre soutien, nous pouvons rendre au Liban sa grandeur", a-t-elle déclaré.

Un responsable libanais avait auparavant déclaré que Beyrouth ferait pression pour un retrait israélien, le retour des Libanais détenus en Israël et la délimitation de la frontière terrestre lors d'une prochaine phase de négociations.

Israël a cherché à faire cause commune avec le gouvernement libanais au sujet du Hezbollah, que Beyrouth s'efforce de désarmer pacifiquement depuis un an.

Interrogé sur la manière dont les États-Unis aideraient le Liban à lutter contre le Hezbollah, M. Trump n'a pas donné de détails, mais a déclaré que les États-Unis entretenaient "une excellente relation avec le Liban". M. Trump a déclaré qu'Israël devait être en mesure de se défendre contre les attaques du Hezbollah.

M. Trump a également appelé le Liban à abolir les lois interdisant tout engagement avec Israël. "C'est un crime de parler avec Israël ?", a-t-il répondu lorsqu'on l'a interrogé sur les lois connues sous le nom de lois anti-normalisation, qu'il ne semblait pas connaître. "Je suis certain qu'il y sera mis fin très rapidement. J'y veillerai", a déclaré M. Trump.