A Kiev, les combattants géorgiens en formation sur le droit international

«Nous nous battons aux côtés des Ukrainiens contre notre ennemi commun: l'impérialisme de Poutine», déclarait fin mai le député ukrainien Aleko Elisachvili  (à gauche). (photo,AFP)
«Nous nous battons aux côtés des Ukrainiens contre notre ennemi commun: l'impérialisme de Poutine», déclarait fin mai le député ukrainien Aleko Elisachvili (à gauche). (photo,AFP)
Short Url
Publié le Samedi 02 juillet 2022

A Kiev, les combattants géorgiens en formation sur le droit international

  • L'événement est organisé à Kiev par une ONG suisse, «Appel de Genève», dont le rôle est notamment de transmettre des rudiments de droit international aux combattants étrangers venus aider les Ukrainiens
  • Environ 800 combattants de quelques 32 pays, sont mobilisés depuis plusieurs mois dans le sud-est de l'Ukraine

KIEV : Son avant-bras est tatoué: «N'oublie jamais, ne pardonne jamais» y est écrit. Le chef de la Légion nationale géorgienne, Mamouka Mamoulachvili, écoute attentivement une présentation sur la nécessité pour les combattants étrangers en Ukraine de respecter le droit international.

L'événement est organisé à Kiev par une ONG suisse, «Appel de Genève», dont le rôle est notamment de transmettre des rudiments de droit international aux combattants étrangers venus aider les Ukrainiens pour faire face à l'armée russe, résume Marie Lequin, cheffe de la «région Eurasie».

Dans la petite salle, Mamoulachvili ne passe pas inaperçu, tout comme le drapeau de la Légion, une tête de loup entouré du drapeau ukrainien. A l'aise en anglais, il dirige environ 800 combattants de quelques 32 pays, mobilisés depuis plusieurs mois dans le sud-est de l'Ukraine.

«Aujourd'hui, il s'agit d'une étape dans un processus d'+engagement humanitaire+, pour mettre en place un dialogue avec des formations armées pour susciter un changement de comportement» sur le terrain, détaille Lequin, au moment de la signature d'un document engageant les combattants géorgiens à respecter le droit international.

- «Lignes floues» -

A Kiev, Lequin souhaite mettre en garde contre d'éventuelles «lignes floues» dans la guerre, soulignant «l'importance que le travail humanitaire soit séparé des opérations militaires».

Mamoulachvili se défend, lui, de toute confusion: le travail de ses hommes et des ONG est complémentaire, selon lui.

Il affirme que ses équipes «fournissent de la nourriture» aux populations locales, «que les ONG distribuent ensuite aux habitants», dans une synergie positive.

Le travail d'évacuation des civils des zones dangereuses est également en partie du ressort des troupes de Mamoulachvili: «Nous avons sauvé des civils dans des zones bombardées par les Russes», affirme-t-il au cours des échanges.

«On le fait avec des voitures que l'on a acheté avec nos propres moyens et qui ne sont pas blindées», tient-il à dire.

- «Violation grave» -

«Cela reste déroutant d'un point de vue d'un civil de comprendre si vous êtes là pour aider humanitairement ou si vous êtes là pour diriger des opérations militaires pour protéger les civils», lance toutefois Lequin à Mamoulachvili.

Pour elle, «c'est très difficile de savoir si la présence de ces soldats» peut faire des ONG qui opèrent sur le terrain «des cibles ou pas».

Depuis le début de l'invasion russe, certains combattants ukrainiens ont en effet utilisé des écoles pour héberger des soldats ou des bus autrefois utilisés pour les écoliers pour transporter des militaires, a constaté l'AFP, en faisant des cibles importantes pour les Russes.

Mais pour Mamoulachvili, le problème vient des Russes, qui «violent toutes les règles» et qu'il accuse d'utiliser de «fausses» ONG pour transporter des armes sur le sol ukrainien, «une violation grave» et une «perfidie» à ses yeux.

En attendant, Lequin et son organisation tentent de «documenter» les crimes de guerre imputés par Kiev et ses alliés occidentaux à l'armée russe -- que Moscou rejette -- car la guerre s'arrêtera et «ira au tribunal à un moment», selon elle.

Sur le terrain, Mamoulachvili et ses hommes font face ces derniers temps à la puissance de feu russe.

«Les combats sont de plus en plus compliqués pour nous car la Russie utilise désormais uniquement son artillerie, et n'est plus dans une stratégie de combats rapprochés», dit-il.

«L'Ukraine doit protéger sa population civile mais le pays se fait bombarder quotidiennement et on n'a pas d'armes pour y répondre», déplore-t-il, appelant la communauté internationale à donner plus d'armes lourdes pour contrecarrer les plans russes.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Short Url
  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Short Url
  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Short Url
  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.