Promesses de l'Otan à l'Ukraine, qui reprend un îlot stratégique, mais est menacée dans l'est

 Joe Biden à Madrid le 30 juin 2022 (Photo, AFP).
Joe Biden à Madrid le 30 juin 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 01 juillet 2022

Promesses de l'Otan à l'Ukraine, qui reprend un îlot stratégique, mais est menacée dans l'est

  • L'Ukraine a repris possession d'un îlot stratégique pour la maîtrise des routes maritimes
  • Plusieurs Etats membres de l'Otan ont annoncé de nouvelles aides militaires à l'Ukraine

MADRID: L'Otan, Etats-Unis en tête, a promis jeudi un soutien indéfectible sur le long terme à l'Ukraine, qui, tout en ayant repris possession d'un îlot stratégique pour la maîtrise des routes maritimes est en situation très périlleuse face aux Russes dans une ville-clé de l'est.

"Nous allons rester aux côtés de l'Ukraine et toute l'Alliance restera aux côtés de l'Ukraine aussi longtemps qu'il le faudra pour assurer qu'elle ne soit pas battue par la Russie", a déclaré Joe Biden en clôture d'un sommet de l'Otan à Madrid.

"Je ne sais pas comment ou quand cela va finir", a ajouté le président américain, affirmant toutefois: "Cela ne se finira pas par une défaite de l'Ukraine".

"Le rideau de fer, de fait, il est déjà en train de s'abattre", a de son côté commenté, de Minsk, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, reprenant cette image née avec la Guerre froide et qui était rapidement tombée en désuétude après la chute du mur de Berlin en 1989.

"Ce rideau de fer est érigé aujourd'hui par les Occidentaux eux-mêmes", a renchéri son homologue bélarusse Vladimir Makeï, dont le pays est un allié de Moscou dans sa confrontation avec l'Ouest.

Accusations d'impérialisme

Ces deux responsables réagissaient à la feuille de route stratégique que venait d'adopter l'Alliance atlantique et qui désigne désormais la Russie comme étant "la menace la plus significative et directe pour la sécurité des alliés". Et ce tout en dénonçant les tentatives de Moscou et de Pékin d'unir leurs efforts pour "déstabiliser l'ordre international".

Plusieurs Etats membres de l'Otan ont annoncé de nouvelles aides militaires à l'Ukraine: le Premier ministre britannique Boris Johnson s'est engagé sur une rallonge d'un milliard de livres (1,16 milliard d'euros), Joe Biden sur 800 millions de dollars supplémentaires.

Parallèlement, le Trésor américain a rendu public le gel d'avoirs supérieurs à un milliard de dollars d'une société ayant son siège aux États-Unis et contrôlée par l'oligarque et homme politique russe Souleiman Kerimov, déjà sanctionné par Washington.

Quant au président français Emmanuel Macron, il a prévu la révision de la programmation militaire de son pays, soulignant que "nous devons maintenant, entrant dans une période de guerre, savoir produire plus vite, plus fort certains types d'équipements".

Le chancelier allemand Olaf Scholz a pour sa part jugé "ridicule" l'accusation du président Vladimir Poutine qui avait affirmé mercredi soir que l'Alliance atlantique avait des "ambitions impérialistes" à l'égard de la Russie.

"C'est plutôt Poutine qui a fait de l'impérialisme le but de sa politique" en disant que les pays voisins faisaient "partie de son pays", a ajouté M. Scholz, qui veut désormais faire de l'armée allemande la première armée conventionnelle en Europe.

La Chine, un allié circonspect de Moscou et prudent dans la crise ukrainienne, s'est contentée de déclarer que l'Otan, qui a décrit Pékin comme constituant un "défi" pour ses intérêts et sa sécurité, "s'obstine (...) à salir la politique étrangère chinoise".

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui s'efforce de garder le contact avec les deux parties et de se placer en médiateur, a de son côté appelé à "intensifier les efforts" pour un cessez-le-feu.

Une victoire symbolique

Mais pour l'heure, sur le terrain, c'est une victoire d'une grande portée symbolique qu'ont enregistrée les Ukrainiens avec le départ des forces russes de l'île aux Serpents, qu'elles avaient prise dès les premières heures de leur offensive.

L'armée russe a affirmé se retirer "en signe de bonne volonté", ses objectifs ayant été "atteints" et pour faciliter les exportations de céréales ukrainiennes d'Ukraine par la mer Noire.

Cet îlot militarisé est situé au sud-ouest d'Odessa, le plus grand port ukrainien où ont été amassées des millions de tonnes de grains, et face à l'embouchure du Danube.

La version des militaires ukrainiens est radicalement différente: les Russes ont abandonné l'île aux Serpents parce qu'ils se sont retrouvés "dans l'incapacité de résister au feu de notre artillerie, de nos missiles et de nos frappes aériennes".

"L'ennemi s'est enfui dans deux vedettes", laissant "en feu" cet îlot où "des explosions se font toujours entendre", ont-ils encore dit, précisant qu'ils allaient maintenant y rétablir un "contrôle physique direct".

"L'île aux Serpents est un point stratégique et cela change considérablement la situation en mer Noire (...). Cela ne garantit pas encore que l'ennemi ne reviendra pas. Mais cela limite déjà considérablement les actions des occupants", a martelé dans la soirée le président Voldymyr Zelensky.

Les autorités installées par les Russes dans le sud de l'Ukraine ont de leur côté annoncé jeudi le départ d'un navire chargé de 7.000 tonnes de céréales ukrainiennes à partir du port de Berdiansk, passé sous contrôle russe.

L'Ukraine accuse depuis des semaines la Russie de voler ses récoltes de blé dans les régions occupées pour le revendre illégalement sur le marché international.

Recevant à Moscou son homologue indonésien Joko Widodo, dont le pays préside actuellement le G20, Vladimir Poutine a à cet égard de nouveau juré jeudi que la Russie ne faisait pas "entrave à l'exportation du blé ukrainien" et a mis sur le compte des sanctions occidentales les restrictions sur les exportations russes d'engrais et de produits alimentaires.

Le chef de l'Etat indonésien a quant à lui annoncé avoir remis à M. Poutine un message de Volodymyr Zelensky.

La bataille de Lyssytchansk

Par contraste avec le succès ukrainien sur l'île aux Serpents, la situation à Lyssytchansk, une ville du bassin industriel du Donbass, une région de l'est de l'Ukraine où se concentrent la majeure partie des combats, "demeure extrêmement difficile", a reconnu jeudi le président Zelensky.

Les bombardements "très puissants" rendent impossibles les évacuations de civils, avait peu auparavant déploré le gouverneur régional Serguiï Gaïdaï, estimant qu'il y reste 15.000 civils.

Il a cependant démenti des allégations des séparatistes prorusses combattant aux côtés des forces de Moscou, qui ont déclaré jeudi contrôler la moitié de cette cité, située de l'autre côté d'une rivière face à celle de Severodonetsk, conquise la semaine dernière par l'armée russe.

Mais le numéro 2 de l'état-major, Oleksiï Gromov, a déclaré jeudi aux journalistes que les forces ukrainiennes n'avaient "pas l'intention de battre en retraite".

"On n'a plus d'électricité ni de gaz, et ça fait déjà trois mois", a témoigné auprès de l'AFP une habitante de de Seversk, à une vingtaine de kilomètres de là.

"Ça bombarde de jour comme de nuit", a lâché une autre.

Lyssytchansk est la dernière grande cité à ne pas être encore aux mains des Russes dans la région de Lougansk, l'une des deux provinces du Donbass, que Moscou entend entièrement contrôler.

Près de Dnipro, dans le centre-est de l'Ukraine, un bombardement a par ailleurs touché une entreprise agricole, détruisant 40 tonnes de maïs, selon les autorités régionales.


Belgique: nouveau retrait de glaces Häagen-Dazs après une alerte européenne

Le fabriquant des crèmes glacées, le groupe américain General Mills, a constaté lors d'un contrôle la présence de traces de 2-Chloroéthanol (2CE), un indicateur pour la présence d’oxyde d’éthylène dans un lot de produits Häagen-Dazs, avait indiqué l'AFSCA dans un communiqué le 4 août (AFP)
Le fabriquant des crèmes glacées, le groupe américain General Mills, a constaté lors d'un contrôle la présence de traces de 2-Chloroéthanol (2CE), un indicateur pour la présence d’oxyde d’éthylène dans un lot de produits Häagen-Dazs, avait indiqué l'AFSCA dans un communiqué le 4 août (AFP)
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  • La Belgique avait déjà fait retirer de la vente dix produits Häagen-Dazs le 4 août
  • La France a fait retirer 18 produits de la marque le 5 août et l'Espagne 20 produits le 8 août

BRUXELLES: La Belgique a fait retirer de la vente sept nouvelles crèmes glacées Häagen-Dazs à la suite d'une alerte européenne déclenchée début juillet par la découverte de résidus d'un composé cancérigène dans des lots lors de contrôles, a annoncé mardi l'agence fédérale pour la sécurité alimentaire (AFSCA).

"Plusieurs variantes de crèmes glacées de la marque Häagen-Dazs, vendues en Belgique via les magasins Albert Heijn, Jumbo et Intermarché, sont retirées de la vente", a indiqué  l'agence dans un communiqué.

"Ce rappel fait suite à une notification via le système RASFF (système d’alerte rapide européen Food et Feed)", précise l'AFSCA.

La Belgique avait déjà fait retirer de la vente dix produits Häagen-Dazs le 4 août.

Une alerte a été lancée par la France le 8 juillet via le système RASFF (système d’alerte rapide européen Food et Feed), jugeant "sérieux" pour la santé le risque présenté par la présence de résidus d'oxyde d'éthylène (ETO), un pesticide cancérigène interdit en Europe. Plusieurs Etats membres de l'UE ont depuis fait procéder au retrait de glaces et ont publié des avertissements aux consommateurs. La France a fait retirer 18 produits de la marque le 5 août et l'Espagne 20 produits le 8 août, selon les agences nationales de sécurité alimentaire.

Le fabriquant des crèmes glacées, le groupe américain General Mills, a constaté lors d'un contrôle la présence de traces de 2-Chloroéthanol (2CE), un indicateur pour la présence d’oxyde d’éthylène dans un lot de produits Häagen-Dazs, avait indiqué l'AFSCA dans un communiqué le 4 août.

Un fournisseur de vanille a été identifié comme la cause du problème et General Mills a décidé de rappeler tous les produits réalisés avec de la vanille de ce fournisseur, a expliqué l'AFSCA.

L'agence belge a publié la liste des dix-sept crèmes glacées incriminées, parmi lesquelles la Belgium Chocolate, avec les dates de péremption dont le retrait a été exigé dans tous les magasins du royaume.


Tennis: Serena Williams, le début de la fin

L'ancienne N.1 mondiale n'a pas indiqué à quel moment elle se retirerait, mais l'US Open, qu'elle a remporté à six reprises et où elle figure encore cette année sur la liste des engagés, semble être le bon endroit pour des adieux (AFP)
L'ancienne N.1 mondiale n'a pas indiqué à quel moment elle se retirerait, mais l'US Open, qu'elle a remporté à six reprises et où elle figure encore cette année sur la liste des engagés, semble être le bon endroit pour des adieux (AFP)
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  • «Je veux me concentrer sur mon rôle de maman, mes objectifs sur le plan spirituel, pour découvrir une nouvelle mais tout aussi passionnante Serena»
  • Sept fois sacrée en simple sur le gazon londonien et ex-N.1 mondiale incontestée, Serena Williams est aujourd'hui retombée à la 407e place mondiale

PARIS: "Le compte à rebours est enclenché": c'est par ces mots que Serena Williams, la star du tennis mondial, a annoncé mardi sa prochaine retraite des courts, après 25 ans de carrière et 23 titres en Grand Chelem.

"Il y a un temps dans la vie où il faut décider de prendre une nouvelle route. C'est un moment toujours difficile quand on aime tellement ce qu'on fait. Et Dieu sait que j'aime le tennis. Mais maintenant le compte à rebours est enclenché", a expliqué l'Américaine de 40 ans sur son compte Instagram et dans une interview au magazine Vogue.

"Je veux me concentrer sur mon rôle de maman, mes objectifs sur le plan spirituel, pour découvrir une nouvelle mais tout aussi passionnante Serena", a-t-elle ajouté, disant vouloir "savourer les prochaines semaines".

L'ancienne N.1 mondiale n'a pas indiqué à quel moment elle se retirerait, mais l'US Open, qu'elle a remporté à six reprises et où elle figure encore cette année sur la liste des engagés, semble être le bon endroit pour des adieux.

"Malheureusement, je n'étais pas prête à gagner Wimbledon cette année", a-t-elle expliqué dans Vogue. "Et je ne sais pas si je serai prête à gagner à New York. Mais je vais essayer", a-t-elle indiqué.

"Nulle pour les adieux" 

Lundi, la plus jeune des soeurs Williams a remporté au tournoi WTA 1000 de Toronto sa première victoire depuis plus d'un an, six semaines après un premier retour manqué à Wimbledon, après un an d'absence.

L'Américaine, qui fêtera ses 41 ans le 26 septembre prochain, s'est imposée au courage face à l'Espagnole Nuria Parrizas-Diaz (N.57) en deux sets (6-3, 6-4), remportant son premier succès depuis plus d'un an.

Sa dernière victoire en simple sur le circuit WTA remontait au 4 juin 2021, lors d'un 3e tour victorieux à Roland-Garros, quelques semaines avant de déclarer forfait au premier tour de Wimbledon en raison d'une blessure à une jambe.

Elle s'est ensuite absentée pendant près d'un an, ne faisant son retour en simple que fin juin à Wimbledon... où elle a été battue d'entrée par la Française Harmony Tan.

Sept fois sacrée en simple sur le gazon londonien et ex-N.1 mondiale incontestée, Serena Williams est aujourd'hui retombée à la 407e place mondiale.

Son dernier titre en Grand Chelem remonte à plus de cinq ans, à l'Open d'Australie 2017. Depuis, elle court en vain derrière un 24e sacre qui lui permettrait d'égaler le record de Margaret Court.

"Je sais qu'il y a un fantasme des fans selon lequel j'aurais pu égaler Margaret" cette année à Wimbledon "puis peut-être battre son record à New York, puis lors de la cérémonie de remise des trophées, dire +A plus !+ Je comprends, c'est un beau rêve ! Mais je ne cherche pas une cérémonie, ni un dernier moment sur le terrain. Je suis nulle pour les adieux, la pire au monde", confie-t-elle volontiers.

En attendant qu'elle prenne sa décision et l'annonce, à New York ou plus tard, ailleurs, sa prochaine apparition sur les courts est prévue dès mercredi à Toronto pour tenter de décrocher une place en 8e de finale face à Belinda Bencic ou Tereza Matincova. C'est bientôt la fin de la saga Williams.


La BBC embauche sa première correspondante pour la désinformation et les réseaux sociaux

Mme Spring occupait le poste de journaliste spécialisée dans la désinformation et les réseaux sociaux à BBC News. (Twitter)
Mme Spring occupait le poste de journaliste spécialisée dans la désinformation et les réseaux sociaux à BBC News. (Twitter)
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  • Mme Spring occupait le poste de journaliste spécialisée dans la désinformation et les réseaux sociaux à BBC News et BBC World Service depuis 2020
  • Mme Spring a annoncé sa promotion sur Twitter

LONDRES: La BBC a promu mardi la journaliste Marianna Spring au poste de correspondante pour la désinformation et les réseaux sociaux, une première pour la plate-forme d’information.

Avant cela, Mme Spring occupait le poste de journaliste spécialisée dans la désinformation et les réseaux sociaux à BBC News et BBC World Service depuis 2020.

Mme Spring a annoncé sa promotion sur Twitter. Elle a également confirmé qu’elle enquêterait sur les conséquences réelles de la désinformation en ligne et du trolling sur les réseaux sociaux, et a dévoilé qu’elle préparait de nouveaux podcasts et d’autres projets.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com