Mode de seconde main en ligne: une tendance à la surconsommation

Selon une étude de l'institut Kantar, 46% des personnes qui achetaient en 2020 des vêtements de seconde main le faisaient aussi «par souci d'écologie, pour limiter le gaspillage». (AFP)
Selon une étude de l'institut Kantar, 46% des personnes qui achetaient en 2020 des vêtements de seconde main le faisaient aussi «par souci d'écologie, pour limiter le gaspillage». (AFP)
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Publié le Dimanche 03 juillet 2022

Mode de seconde main en ligne: une tendance à la surconsommation

  • Pour les 19 millions d'utilisateurs français revendiqués par Vinted, revendre sur cette plateforme lituanienne les vêtements dont ils ne veulent plus vise avant tout à faire des économies
  • Mais l'opportunité de donner «une seconde vie» à ses vêtements, vantée par l'entreprise, fait aussi écho chez les consommateurs

PARIS: L'achat et la vente des vêtements de seconde main en ligne sont plébiscités par les Français qui veulent faire des économies en protégeant l'environnement, mais des chercheurs mettent en garde: cette solution favorise la surconsommation.

Pour les 19 millions d'utilisateurs français revendiqués par Vinted, revendre sur cette plateforme lituanienne les vêtements dont ils ne veulent plus vise avant tout à faire des économies, surtout dans un contexte de perte de pouvoir d'achat. Mais l'opportunité de donner "une seconde vie" à ses vêtements, vantée par l'entreprise, fait aussi écho chez les consommateurs.

Selon une étude de l'institut Kantar, 46% des personnes qui achetaient en 2020 des vêtements de seconde main le faisaient aussi "par souci d'écologie, pour limiter le gaspillage".

De fait, l'industrie de la mode est la deuxième plus émettrice de gaz à effet de serre au monde, devant les transports maritimes et aériens. La mondialisation de l'industrie, qui produit en Asie avant de distribuer la marchandise dans le monde entier, explique ce fort impact. Il faut y ajouter une forte consommation d'eau et d'intrants chimiques et un faible recyclage des produits jetés.

Le Bon coin, Videdressing, Vinted, Vestiaire collective... il existe des dizaines de plateformes pour revendre ses vêtements en ligne, mais Vinted à lui seul captait 70% des achats en 2020, selon Kantar.

«Boulimie d'achat»

"Les sites d'occasion poussent à une boulimie d'achat. Pour le même prix qu'un vêtement neuf, on peut en acheter trois ou quatre", critique Dominique Roux, chercheuse à l'Université de Reims, spécialisée dans les modes de consommation alternatifs.

En 2019, les acheteurs de mode qui consommaient de la seconde main en plus du neuf avaient tendance à acheter davantage que ceux qui achetaient exclusivement du neuf, souligne Kantar, avec sept actes d'achat en plus par an en moyenne.

"Si l'achat de seconde main remplace un achat neuf, on gagne (l'impact environnemental) de la première vie du vêtement", explique Maud Herbert, co-fondatrice de la chaire Tex & Care à l'IAE Lille. Cependant, ce modèle n'est pas viable écologiquement car pour la chercheuse, "c'est une forme alternative de surconsommation".

Selon Elodie Juge, docteure en sciences de gestion à l'Université de Lille, le modèle de fonctionnement de certaines plateformes, comme Vinted, est en cause. "Il y a une accélération: pour que la plateforme soit vivante, il faut l'alimenter souvent, il faut de la rotation" dans les produits, explique-t-elle.

"Celles qui font tourner les plateformes, ce sont les modeuses, qui commandent sur Zara, H&M, Shein, portent leurs robes deux fois et les revendent." Pour Elodie Juge, ces plateformes de vente de seconde main répondent au besoin "d'être toujours à la mode".

Un constat partagé par Hélène Janicaud, directrice du pôle mode de l'institut Kantar. Elle compare le comportement de certains acheteurs, qui achètent d'occasion pour "avoir beaucoup d'articles à moindre prix", au "mécanisme de l'achat compulsif qu'on voit dans le neuf". Un comportement particulièrement visible chez les 25-34 ans.

«S'engager» vers l'occasion 

Pourtant, sur son site internet ou son compte Instagram, Vinted vante les mérites de la sobriété en incitant ses membres "à séparer (leurs) envies de (leurs) besoins", ou encore en encourageant à acheter des vêtements "(qu'on) souhaite porter au moins 20 fois". Un message en contradiction avec le fonctionnement détaillé par Elodie Juge.

"Les bobos décroissants ne sont pas sur Vinted, ils sont mêmes vites invisibilisés par la plateforme", estime-t-elle. En effet, le système de notation des vendeurs donne plus de visibilité aux profils les mieux notés et pour être bien noté... il faut être actif sur la plateforme.

Interrogé par l'AFP, Vinted explique dans un mail que le système de notation "contribue à créer un climat de confiance entre les membres". La plateforme revendique ainsi de "faciliter l'expérience" des utilisateurs, ce qui "les aide à s'engager (...) vers le marché de l'occasion", plutôt que celui du neuf, rappelant son engagement à faire "de la seconde main le premier choix". Vinted assure vouloir encourager "l'allongement de la durée d'utilisation" des vêtements.

Pour les chercheurs interrogés, la solution la moins polluante pour se débarrasser de ses vêtements reste le don. "Souvent on donne à nos proches ou à des associations à proximité, on ne va pas faire des kilomètres pour ça", argumente Dominique Roux.


Pfizer annonce le rachat de Global Blood Therapeutics pour 5,4 md USD

Pfizer Inc. cherche à capitaliser sur une augmentation des revenus de son vaccin et de son traitement COVID-19 (Photo, ADP).
Pfizer Inc. cherche à capitaliser sur une augmentation des revenus de son vaccin et de son traitement COVID-19 (Photo, ADP).
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  • Les conseils d'administration des deux entreprises ont approuvé la transaction à l'unanimité
  • Pfizer précise que l'acquisition sera financée avec ses liquidités existantes

NEW YORK: Le groupe pharmaceutique américain Pfizer a annoncé lundi le rachat pour environ 5,4 milliards de dollars de Global Blood Therapeutics (GBT), fabricant d'un médicament récemment approuvé contre une maladie génétique, la drépanocytose.

Pfizer précise que l'acquisition sera financée avec ses liquidités existantes, en rachetant l'ensemble des actions GBT, au prix de 68,50 dollars par action, précise le groupe dans un communiqué.

Les conseils d'administration des deux entreprises ont approuvé la transaction à l'unanimité, qui doit désormais obtenir les autorisations des autorités de régulation et des actionnaires de GBT.

Le traitement contre la drépanocytose de Global Blood Therapeutics est appelé Oxbryta. Il est, aux États-Unis, autorisé pour les plus de 12 ans depuis 2019 et depuis décembre dernier pour les enfants de 4 à 11 ans. Il est également autorisé au sein de l'Union européenne, aux Émirats arabes unis, à Oman et en Grande-Bretagne.

Le médicament a permis au laboratoire de générer un chiffre d'affaires de 55 millions de dollars au premier trimestre (+41%), mais une perte nette de 81,4 millions de dollars.

"En s'appuyant sur sa plateforme mondiale, Pfizer prévoit d'accélérer la distribution du traitement innovant de GBT dans les régions du monde les plus touchées par la drépanocytose", précise Pfizer.

Global Blood Therapeutics doit publier lundi ses résultats financiers du deuxième trimestre, mais, en raison de l'acquisition, ne tiendra pas la conférence téléphonique qui était prévue.

L'action Pfizer grappillait 0,04% lundi dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de la Bourse de New York, à 49,29 dollars. Celle de GBT, qui avait bondi de 33,03% vendredi à la clôture, prenait de nouveau 4,51% lundi matin, à 66,72 dollars.


Qatar Tourism lance un programme de formation pour ses compagnies aériennes partenaires

Le Qatar Specialist Program s’inscrit dans le cadre du plan global du Qatar visant à transformer le pays en une destination touristique de classe mondiale. (Twitter, @VisitQatar)
Le Qatar Specialist Program s’inscrit dans le cadre du plan global du Qatar visant à transformer le pays en une destination touristique de classe mondiale. (Twitter, @VisitQatar)
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  • Ce programme utilise des technologies d’apprentissage numérique de pointe pour fournir aux partenaires les connaissances et les outils dont ils ont besoin
  • Le programme se focalise sur divers aspects du secteur touristique du Qatar, notamment l’histoire, le patrimoine, les attractions et les expériences

DOHA: Qatar Tourism a lancé un nouveau programme de formation interactif en ligne afin d’améliorer les connaissances de ses compagnies aériennes partenaires sur les diverses offres du pays et de leur fournir des qualifications accréditées, rapporte l’Agence de presse du Qatar.

Le Qatar Specialist Program s’inscrit dans le cadre du plan global du Qatar visant à transformer le pays en une destination touristique de classe mondiale.

Ce programme utilise des technologies d’apprentissage numérique de pointe pour fournir aux partenaires les connaissances et les outils dont ils ont besoin afin de promouvoir et vendre efficacement le Qatar à l’échelle internationale.

«Le Qatar Specialist Program est une nouvelle étape visant à aider l’industrie mondiale du tourisme à travailler aux côtés de Qatar Tourism pour contribuer à accroître considérablement le nombre annuel de touristes internationaux et à accueillir six millions de visiteurs par an d’ici 2030», affirme Philip Dickinson, responsable des marchés internationaux de Qatar Tourism.

Le programme se focalise sur divers aspects du secteur touristique du Qatar, notamment l’histoire, le patrimoine, les attractions et les expériences.

Les partenaires internationaux qui suivent l’intégralité de la formation pourront bénéficier d’avantages exclusifs tels que des conseils d’initiés, des itinéraires et les informations les plus récentes sur l’hébergement et les attractions.

 Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’Arabie saoudite conclut 49 accords d'investissement d’une valeur de 925 millions de dollars au deuxième trimestre

La production industrielle du Royaume s’est accrue de 24% en glissement annuel en mai 2022, ce qui témoigne d’une fort reprise des entreprises et de l’appétit des investisseurs à la suite de la pandémie. (Photo fournie)
La production industrielle du Royaume s’est accrue de 24% en glissement annuel en mai 2022, ce qui témoigne d’une fort reprise des entreprises et de l’appétit des investisseurs à la suite de la pandémie. (Photo fournie)
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  • Parmi les principaux accords conclus au deuxième trimestre figure un contrat de 133,3 millions de dollars entre l’Autorité portuaire saoudienne et DP World pour la construction d’un parc logistique
  • En mars, avril et mai 2022 ont été enregistrés les chiffres les plus élevés de l’Indice de production industrielle sur tous les trimestres des trois dernières années

RIYAD: L’Arabie saoudite a conclu 49 accords d’investissement d’une valeur de 925 millions de dollars (1 dollar = 0,98 euro) au deuxième trimestre, d’après un rapport officiel réalisé par le ministère de l’Investissement.

Dans un communiqué, le ministère de l’Investissement révèle que ces investissements, répartis dans divers secteurs tels que la fabrication de pointe, la construction et l’immobilier, les technologies de l’information et de la communication, le tourisme, les loisirs et le sport, permettront de créer plus de 2000 emplois dans l’économie saoudienne.

Parmi les principaux accords conclus au deuxième trimestre figure un contrat de 133,3 millions de dollars entre l’Autorité portuaire saoudienne et DP World pour la construction d’un parc logistique dans le port islamique de Djeddah.

Par ailleurs, Mastercard, le géant mondial de la finance, a effectué une levée de fonds au profit de la société saoudienne de commerce électronique HyperPay, récoltant 37 millions de dollars afin de développer l’écosystème de paiement numérique du Royaume.

D’autres investissements ont été réalisés, notamment un accord stratégique avec le géant pharmaceutique Novartis pour renforcer les capacités biopharmaceutiques de l’Arabie saoudite, un investissement de 50 millions de dollars par la filiale d’Aramco, Wa’ed Ventures, dans la fintech saoudienne Wahed, et un accord avec Ma’aden pour construire la plus grande usine à vapeur à énergie solaire du monde, qui sera utilisée pour raffiner la bauxite en alumine.

Selon le rapport intitulé Q2 2022 Investment Highlights, le secteur non pétrolier d’Arabie saoudite a connu une croissance de 5,4% en glissement annuel au deuxième trimestre.

Il indique que le PIB réel a également bondi de 11,8% au deuxième trimestre par rapport à la même période de l’année précédente.

De même, il précise que la production industrielle du Royaume s’est accrue de 24% en glissement annuel en mai 2022, ce qui témoigne d’une forte reprise des entreprises et de l’appétit des investisseurs à la suite de la pandémie.

En mars, avril et mai 2022 ont été enregistrés les chiffres les plus élevés de l’Indice de production industrielle sur tous les trimestres des trois dernières années, note le rapport.

En outre, le Royaume a connu une augmentation de 16,6% des transactions au point de vente au deuxième trimestre par rapport à la même période de l’année précédente.

«La Stratégie nationale d’investissement est un catalyseur qui nous permettra de réaliser les objectifs nationaux de la Vision 2030, qui consistent à faire en sorte que le secteur privé contribue à 65% du PIB et à porter les investissements directs étrangers à 5,7% du PIB», explique le ministre de l’Investissement, Khaled al-Faleh.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com