Mort d'Abu Akleh: Israël dit qu'il examinera la balle et non les Américains

Des gens allument des bougies lors d'une veillée à la mémoire de la journaliste d'Al Jazeera Shireen Abu Akleh, qui a été tuée lors d'un raid israélien, devant l'église de la Nativité à Bethléem, le 16 mai 2022. (Reuters)
Des gens allument des bougies lors d'une veillée à la mémoire de la journaliste d'Al Jazeera Shireen Abu Akleh, qui a été tuée lors d'un raid israélien, devant l'église de la Nativité à Bethléem, le 16 mai 2022. (Reuters)
Short Url
Publié le Dimanche 03 juillet 2022

Mort d'Abu Akleh: Israël dit qu'il examinera la balle et non les Américains

Des gens allument des bougies lors d'une veillée à la mémoire de la journaliste d'Al Jazeera Shireen Abu Akleh, qui a été tuée lors d'un raid israélien, devant l'église de la Nativité à Bethléem, le 16 mai 2022. (Reuters)
  • «Le test ne sera pas américain, le test sera un test israélien avec une présence américaine», a déclaré le porte-parole militaire Ran Kochav au micro de la radio de l'armée
  • Des sources palestiniennes à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie, avaient affirmé samedi que l'expertise serait menée à l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem par des experts américains

JÉRUSALEM: Des experts israéliens et non américains vont examiner la balle ayant tué en mai la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh afin de déterminer les circonstances de sa mort, a affirmé dimanche l'armée israélienne. 

Samedi, le procureur palestinien Akram Al-Khatib a affirmé que la balle fatale à la journaliste de la TV Al Jazeera tuée le 11 mai en couvrant une opération militaire israélienne en Cisjordanie occupée, avait été remise aux Etats-Unis en vue d'une expertise par des experts américains. 

L'Autorité palestinienne a toujours refusé de remettre la balle à l'armée israélienne accusée d'avoir tué la journaliste par les autorités palestiniennes, Al Jazeera, le Qatar et le Haut-commissariat de l'ONU aux droits humains. 

« Le test ne sera pas américain, le test sera un test israélien avec une présence américaine », a déclaré le porte-parole militaire Ran Kochav au micro de la radio de l'armée. 

« Nous attendons les résultats, si nous l'avons tuée, nous en prendrons la responsabilité », a-t-il ajouté, sans préciser si l'expertise avait ou non commencé. 

L'Autorité palestinienne n'a pas commenté officiellement dans l'immédiat ces déclarations israéliennes mais un responsable palestinien a indiqué sous le couvert de l'anonymat qu'elles soulevaient des questions quant à savoir si l'on pouvait « faire confiance aux Américains ». 

Des sources palestiniennes à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie, avaient affirmé samedi que l'expertise serait menée à l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem par des experts américains. 

Selon l'enquête palestinienne, la journaliste vedette d'Al Jazeera a été tuée par une balle de calibre 5.56 mm tirée par un soldat israélien ayant utilisé un M-14, une arme semi-automatique. 

Des enquêtes journalistiques ont aussi pointé en direction de l'armée israélienne. 

Israël a rejeté l'ensemble de ces accusations. 

L'armée israélienne ne cesse de dire qu'il est « impossible de déterminer si (la journaliste) a été tuée par un homme armé palestinien tirant aveuglément dans le secteur où elle se trouvait, ou par inadvertance par un soldat israélien ». 

Elle a en outre appelé maintes fois, mais en vain, l'Autorité palestinienne à lui remettre la balle fatale, seul moyen selon les militaires de réellement déterminer qui a tiré. Les Palestiniens avaient eux demandé aux Israéliens de leur remettre l'arme suspecte. 

La journaliste portait une veste pare-balles sur laquelle était inscrit le mot « presse » et un casque de protection lorsqu'elle a été atteinte d'une balle juste sous la coupe de son casque, aux abords du camp de réfugiés de Jénine en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. 


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Short Url
  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Short Url
  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


L'Iran dit avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats

L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
Short Url
  • "Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït"
  • Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source

TEHERAN: L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire.

"Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", indique un communiqué militaire relayé par la télévision d'Etat.

Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source.