Jacques Bouthier: Au Maroc, les présumées victimes subissent une campagne d'intimidation

Les plaignantes prennent la parole lors d'une conférence de presse organisée par l'Association marocaine pour les droits des victimes à Tanger (Photo, AFP).
Les plaignantes prennent la parole lors d'une conférence de presse organisée par l'Association marocaine pour les droits des victimes à Tanger (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 04 juillet 2022

Jacques Bouthier: Au Maroc, les présumées victimes subissent une campagne d'intimidation

  • Les plaignantes affirment subir de fortes pressions de la part de l’entourage de jacques Bouthier
  • Les présumées victimes tangéroises sont décidées à aller jusqu’au bout de la procédure

CASABLANCA: Après avoir déposé plainte le 17 juin pour harcèlement sexuel contre l’ex-patron du groupe de courtage d’assurance Assu 2000 les plaignantes affirment subir de fortes pressions de la part de l’entourage de jacques Bouthier, poursuivi et écroué pour traite d’êtres humains et viols sur mineurs.

Après avoir porté l’affaire en justice en ayant saisi le procureur du Roi à Tanger, les présumées victimes ont également souhaité briser le silence médiatique en s’exprimant, pour certaines, face caméra. Elles se disent, aujourd’hui, harcelées et intimidées par l’entourage de l'une des grandes fortunes de l'Hexagone qui n'en est pas à sa première affaire de harcèlement.

Tanger

Jacques Bouthier est soupçonné d’avoir entretenu un système de prédation sexuelle dans son centre d’appel de Tanger. En effet, les présumées victimes ont immédiatement été présentées au patron du groupe après leur recrutement par les ressources humaines.

Selon Khamisse un ex-manager chez Assu 2000 à Tanger, Jacques Bouthier choisissait ses cibles présumées parmi les jeunes employées âgées de 18 à 24 ans qui ne s’expriment pas avec aisance en français. Dans une vidéo virale diffusée sur youtube, il explique que l’ex-PDG choisissait les filles sur place, il passait ensuite l’information à l’un de ses responsables pour que celui-ci gère l’affaire pour lui en prenant contact avec les intéressées.

Plainte

Les présumées victimes tangéroises sont décidées à aller jusqu’au bout de la procédure. Les quatre plaignantes, âgées de 26 à 28 ans, ont signé une procuration au nom de l’Association marocaine des droits des victimes qui a déposé plainte auprès du procureur général. En plus de la procédure judiciaire en France portant peu où prou, sur les mêmes chefs d’accusations, Jacques Bouthier est également poursuivi au Maroc pour «traite d'êtres humains», «harcèlement sexuel» et «violences verbales et morales». Selon les avocates de l’association en charge du dossier, les faits reprochés à l’ex-patron se seraient produit entre 2018 et 2022.

Lors d’une conférence de presse organisée avec la participation des présumées victimes, les jeunes femmes ont évoqué, non sans émotion, le harcèlement systématique, les menaces et les intimidations qu’elles auraient subies dans un contexte de précarité sociale pour certaines d’entre elles. 

L’une des plaignantes a affirmé avoir été licenciée après avoir refusé les avances de Jacques Bouthier. Une autre a expliqué qu’elle était considérée comme un bout de viande par le multimillionnaire qui procédait avec la complicité de plusieurs autres salariés du groupe. 

Depuis, même incarcéré, le système mis en place par l'entourage de Jacques Bouthier perdure et tente d'imposer l'omerta en essayant d'acheter le silence des plaignantes selon le témoigne de l'une d'entre elles. 

Âgé de 75 ans, le chef d’entreprise a été mis en examen en mai dernier avec cinq autres personnes, à l’issue d’une enquête préliminaire ouverte mi-mars en France.

L’ex-roi des assurances déchu est aussi poursuivi pour association de malfaiteurs en vue de commettre le crime d’enlèvement et séquestration en bande organisée, ainsi que détention d’images pédopornographiques.

 


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com