Quatre marocaines accusent l'ex-patron français Jacques Bouthier de harcèlement sexuel

Une victime s'exprime lors d'une conférence de presse organisée par l'Association marocaine pour les droits des victimes à Tanger au Maroc vendredi concernant le procès de Jacques Bouthier accusé de traite d'êtres humains et de viol. (Photo, AFP)
Une victime s'exprime lors d'une conférence de presse organisée par l'Association marocaine pour les droits des victimes à Tanger au Maroc vendredi concernant le procès de Jacques Bouthier accusé de traite d'êtres humains et de viol. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 21 juin 2022

Quatre marocaines accusent l'ex-patron français Jacques Bouthier de harcèlement sexuel

  • Quatre jeunes femmes ont déposé plainte au Maroc contre l'ancien patron français pour «traite d'êtres humains, harcèlement sexuel et violences verbales et morales»
  • Jacques Bouthier, 75 ans, est considéré comme l’une des principales fortunes françaises

CASABLANCA: Après avoir été mis en examen en mai avec cinq autres personnes, notamment pour «traite d'êtres humains» et «viols sur mineure», l’ex-PDG du groupe de courtage en assurances Assu 2000, Jacques Bouthier, fait face à de nouvelles accusations.

Quatre jeunes femmes ont en effet déposé plainte au Maroc contre l'ancien patron français, pour «traite d'êtres humains, harcèlement sexuel et violences verbales et morales», a déclaré Karima Salama, avocate de l'Association marocaine des droits des victimes, précisant que les faits présumés s'étaient produits entre 2018 et avril 2022.

«Une enquête est ouverte et nous faisons confiance à la justice», a affirmé Me Salama lors d'une conférence de presse à Tanger. Incarcéré fin mai à la suite de sa mise en examen, Jacques Bouthier, 75 ans, est considéré comme étant l’une des principales fortunes de France, avec un patrimoine estimé à 160 millions d'euros.

Vendredi, trois des quatre plaignantes ont témoigné devant des journalistes sous couvert d’ anonymat, leur identité protégée par un masque sanitaire et des lunettes noires. Elles ont assuré avoir été licenciées après avoir refusé de «céder au harcèlement et au chantage» de leur ancien patron et de ses «complices parmi les responsables», Français et Marocains, de sa société à Tanger.

«Il m'a proposé de coucher avec lui et quand j'ai dit non, il m'a demandé si je pouvais lui présenter une sœur, une cousine ou une copine et que j'aurai un beau cadeau en échange», témoigne l’une d’entre elles. 

Les femmes ont déclaré avoir été victimes de harcèlement sexuel et d'intimidation répétées ainsi que de menaces sur leur emploi, dans une ville où beaucoup ont du mal à trouver du travail.

«Il n'a aucune morale, ni éthique. Il est persuadé qu'avec son pouvoir financier, il peut tout se permettre en toute impunité», a accusé Me Salama, soulignant qu'avec son argent il a cru  «pouvoir acheter la complicité des uns et le silence des victimes, des témoins, voire même des autorités et des services de police».

Par ailleurs, Jacques Bouthier est également poursuivi pour association de malfaiteurs en vue de commettre le crime d'enlèvement et séquestration en bande organisée et détention d'images pédopornographiques.

Une enquête financière a également été ouverte le 12 mai pour abus de biens sociaux sur les activités de l'ex-patron, soit une dizaine de jours avant sa mise en examen et son incarcération. Elle vise des faits de recel d'abus de biens sociaux et de blanchiment en bande organisée.

(Avec AFP)


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.