Les troupes yéménites mènent une campagne contre Al-Qaïda

Les troupes yéménites ont réussi à repousser Al-Qaïda dans les villes clés. (AFP)
Les troupes yéménites ont réussi à repousser Al-Qaïda dans les villes clés. (AFP)
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Publié le Lundi 04 juillet 2022

Les troupes yéménites mènent une campagne contre Al-Qaïda

  • Les responsables locaux de la sécurité accusent l’organisation d’avoir orchestré une série d’attaques qui a tué au moins dix soldats dans les gouvernorats d’Abyan et de Chabwa
  • En 2015, Al-Qaïda dans la péninsule Arabique a exploité l’instabilité née de la guerre au Yémen pour s’emparer de vastes étendues de terres dans les gouvernorats du Sud

AL-MOUKALLA: Les forces spéciales yéménites ont lancé une offensive contre Al-Qaïda dans le gouvernorat méridional d’Abyan, d’après des informations qui font état du retour du groupe terroriste.
Des troupes antiterroristes d’élite ont été déployées dans les montagnes et les vallées d’Abyan pour empêcher le groupe Al-Qaïda dans la péninsule Arabique – sa branche au Yémen – de transformer ces zones en refuges ou en tremplins pour mener des frappes contre les troupes gouvernementales au Sud.
Abdelrahmane al-Shonini, commandant des forces antiterroristes à Abyan, déclare que la campagne a été lancée une fois que l’on a appris que des membres du groupe Al-Qaïda dans la péninsule Arabique se rassemblaient dans des vallées et des montagnes isolées afin de lancer des attaques contre les troupes gouvernementales au Sud. Il a promis de contrecarrer leurs tentatives de résurgence à Abyan.

En bref

• Des troupes antiterroristes d’élite ont été déployées dans les montagnes et les vallées d’Abyan pour empêcher le groupe Al-Qaïda dans la péninsule Arabique – sa branche au Yémen – de transformer ces zones en refuges ou en tremplins pour mener des frappes contre les troupes gouvernementales au Sud.
• Le mois dernier, les médias locaux et les habitants ont déclaré que des terroristes masqués d’Al-Qaïda dans la péninsule Arabique sont apparus dans certaines vallées et plusieurs zones d’Abyan, tendant des embuscades aux troupes et procédant à l’enlèvement d’habitants.

Ses forces n’ont fait face à aucune résistance, puisque les terroristes du groupe Al-Qaïda dans la péninsule Arabique auraient rejoint leurs cachettes dans les montagnes situées entre les gouvernorats d’Abyan et d’Al-Bayda.
Le mois dernier, les médias locaux et les habitants ont déclaré que des terroristes masqués d’Al-Qaïda dans la péninsule Arabique sont apparus dans certaines vallées et plusieurs zones d’Abyan, tendant des embuscades aux troupes et procédant à l’enlèvement d’habitants.
Les responsables locaux de la sécurité accusent l’organisation d’avoir orchestré une série d’attaques qui a tué au moins dix soldats dans les gouvernorats d’Abyan et de Chabwa le mois dernier.
En 2015, ce groupe terroriste avait exploité l’instabilité née de la guerre au Yémen pour s’emparer de vastes étendues de terres dans les gouvernorats du Sud, notamment Hadramaout, Abyan et Lahij.
Grâce au soutien militaire de la coalition arabe, les troupes yéménites ont réussi à repousser les terroristes dans les villes clés et à en tuer ou capturer des centaines.
Le mois dernier, plusieurs groupes armés à Abyan, y compris les troupes gouvernementales et le Conseil de transition du Sud – qui se sont affrontés en 2019 et 2020 – ont décidé de former une salle de commandement conjointe pour affronter Al-Qaïda dans la péninsule Arabique.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
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  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.