Les Houthis critiqués pour avoir refusé d’ouvrir les routes principales de la ville yéménite de Taïz

Le Yémen ne discutera pas avec les Houthis dans le cadre d'une trêve négociée par l'ONU tant que la milice n'aura pas accepté une proposition d'ouverture de routes à Taiz (Photo, Reuters).
Le Yémen ne discutera pas avec les Houthis dans le cadre d'une trêve négociée par l'ONU tant que la milice n'aura pas accepté une proposition d'ouverture de routes à Taiz (Photo, Reuters).
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Publié le Samedi 02 juillet 2022

Les Houthis critiqués pour avoir refusé d’ouvrir les routes principales de la ville yéménite de Taïz

  • Le mois dernier, le 6 juin, l'envoyé des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, a proposé d'ouvrir une route principale reliant Taïz aux autres provinces
  • Le gouvernement avait auparavant insisté sur une levée complète du siège

AL-MUKALLA : Le Yémen ne commencera pas à discuter d'autres questions avec les Houthis dans le cadre d'une trêve négociée par l'ONU tant que la milice n'aura pas accepté une proposition d'ouverture des routes à Taïz, a déclaré un responsable gouvernemental à Arab News.

Le mois dernier, le 6 juin, l'envoyé des Nations Unies pour le Yémen, Hans Grundberg, a proposé d'ouvrir une route principale reliant Taïz à d'autres provinces, ce qui allégerait partiellement le siège de la ville par les Houthis, dans le but de dénouer les négociations bloquées entre les deux parties.

Le gouvernement avait auparavant insisté sur une levée complète du siège, mais a accepté la proposition à condition que d'autres routes soient ouvertes lors des cycles de négociations ultérieurs.

Mais les Houthis ont rejeté la proposition de Grundberg, portant un coup aux pourparlers et à la trêve qui, dans l'ensemble, était en vigueur depuis le 2 avril.

« Nous n'accepterons pas de discuter d'autres questions ou d'offrir davantage de concessions avant qu'ils n'avalisent la proposition de l'envoyé des Nations unies », a déclaré le responsable du gouvernement yéménite sous couvert d'anonymat n’étant pas autorisé à parler aux journalistes. « Nous n'avons reçu aucune invitation (de l'envoyé de l'ONU) à prendre part à un nouveau cycle de discussions sur le dossier de Taïz. »

Les Houthis ont proposé alternativement l'ouverture d'une vieille route accidentée reliant Taïz à la campagne.

Les habitants de Taïz et les représentants du gouvernement local ont déclaré à Arab News que la route proposée était étroite, non pavée et qu'elle était abandonnée depuis plus de six décennies.

Le chef de la délégation des Houthis aux pourparlers, Yahiya Abdallah Al-Razami, a déclaré vendredi que la milice allait ouvrir unilatéralement la vieille route, affirmant qu'il ne s'était pas engagé à ouvrir les routes principales de Taïz lorsqu'il a signé la trêve.

« Ce n'est pas vrai. Les Houthis ont signé les termes de la trêve qui comprennent l'aéroport de Sanaa, le port de Hodeidah et l'ouverture des routes à Taïz », a rétorqué le responsable gouvernemental.

L'armée yéménite a accusé les Houthis d'avoir rompu la trêve plus de cent fois la semaine dernière à Hodeidah, Taïz, Hajjah, Saada, Jouf et Marib, et d'avoir tué un soldat et blessé quatre autres.

À Taïz, l'armée a déclaré samedi avoir abattu un petit drone bourré d'explosifs envoyé par les Houthis dans les zones contrôlées par le gouvernement au nord de la ville.

Les Houthis assiègent Taïz depuis sept ans, sans parvenir à en prendre le contrôle en raison de la résistance des troupes gouvernementales.

Les diplomates yéménites et occidentaux ont critiqué les Houthis qui ont refusé de lever leur siège et ont appelé la milice à répondre positivement aux efforts de paix.

« L'ONU appelle à ouvrir un accès autour de la troisième plus grande ville du Yémen, Taïz. Les Houthis doivent trouver un moyen de faire un compromis sur la proposition de l'ONU afin que nous puissions avancer sur des questions plus importantes pour les Yéménites », a déclaré l'émissaire américain au Yémen, Tim Lenderking, à la chaîne de télévision France 24 en arabe vendredi.

Le ministre yéménite des affaires étrangères, Ahmed Awadh ben Moubarak, a prévenu que la réticence des Houthis et les retards dans l'ouverture des routes à Taïz mettraient la trêve en péril.

Il a déclaré que son gouvernement avait accepté la proposition de l'ONU sur Taïz car elle constituait un moyen de tester les intentions de la milice de faire la paix et mettre fin à la guerre.

« La levée du siège est l'un des principaux éléments de la trêve. Nous affirmons notre volonté de respecter la trêve et de la traiter comme un espace d'espoir et une fenêtre pour la paix. Mais l'intransigeance persistante de la milice houthie menace très sérieusement la trêve », a-t-il indiqué au site d'information libanais Annahar Al-Arabi.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Syrie: deux civils tués dans une région druze 

Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
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  • Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda"
  • L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats

SOUEIDA: Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales.

La situation est tendue dans la province de Soueïda, où vivent de nombreux membres de cette minorité issue du chiisme, depuis des affrontements meurtriers il y a un an, les pires depuis la chute du président Bachar al-Assad fin 2024.

Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda, touchant un tracteur et tuant les deux personnes qui se trouvaient à bord: le conducteur et une femme".

Cette source, qui a requis l'anonymat, a également indiqué que "des affrontements intermittents ont lieu entre la Garde nationale et les forces gouvernementales depuis samedi soir", faisant référence au groupe armé de l'influent chef druze Hikmat al-Hijri.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats.

La deuxième source de sécurité, qui s'est rendue sur le site de la frappe, a dit avoir vu le tracteur "entièrement brûlé", ajoutant que les deux victimes étaient des agriculteurs.

Le gouvernement syrien n'a pas immédiatement réagi à ces informations.

Des factions druzes contrôlent la ville de Soueïda et d'autres secteurs de la province du même nom malgré des tentatives de Damas d'y rétablir son autorité.

Il s'agit de l'une des dernières zones échappant au gouvernement islamiste qui cherche, depuis fin 2024, à unifier le pays, morcelé par plus de 13 ans de guerre.

Samedi, des groupes armés druzes avaient empêché des élèves de se rendre à leurs examens dans un secteur de la province contrôlé par le gouvernement.

La province de Soueïda avait été le théâtre en juillet 2025 d'affrontements entre combattants druzes et bédouins, qui avaient dégénéré après l'intervention de forces gouvernementales, puis de combattants tribaux en appui aux Bédouins.

Ces violences, les pires depuis fin 2024, avaient fait plus de 2.000 morts, selon l'OSDH. D'après des survivants et des ONG, elles avaient été marquées par de nombreuses exactions visant les druzes.

Damas a récemment annoncé avoir renvoyé plusieurs personnes devant la justice dans le cadre de l'enquête sur ces affrontements.

En 2025, l'armée israélienne avait bombardé des positions gouvernementales, affirmant vouloir protéger la communauté druze, présente aussi en Israël.

Hikmat al-Hijri a déclaré cette semaine que "les druzes étaient partie intégrante de l'Etat d'Israël".


A Tripoli, la Syrie et la Libye officialisent leur rapprochement diplomatique

 Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.  (AFP)
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne. (AFP)
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  • "Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne"
  • Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi

TRIPOLI: Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.

"Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne", a déclaré le ministre syrien, qui a tenu des discussions avec son homologue libyen par intérim Taher El-Baour et a été reçu par le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, chef du gouvernement libyen reconnu par l'ONU.

Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi.

"Cette ambassade assurera le suivi administratif des Syriens qui se sont réfugiés en Libye pendant les années de guerre, à une époque où il n'y avait plus de représentation diplomatique, Tripoli ayant rompu ses relations avec l'ancien régime", a ajouté M. Chaibani.

Selon l'agence officielle syrienne Sana, la communauté syrienne en Libye est estimée à environ 200.000 personnes.

"Nous avons également convenu de renforcer la coordination sécuritaire pour lutter contre l'immigration clandestine, ainsi que contre les stupéfiants et les organisations terroristes", a-t-il poursuivi.

Durant les dernières années du conflit en Syrie (2011-2024), la Libye est devenue un terrain d'affrontement entre des forces loyales à Bachar al-Assad et des factions de l'opposition et islamistes syriennes.

Des mercenaires issus des deux camps y ont combattu pour le compte de leurs parrains russes et turcs respectifs, qui soutenaient des camps opposés dans le conflit libyen.

A la mi-août 2025, une délégation dépêchée par Damas avait rouvert l'ambassade de Syrie à Tripoli, fermée depuis 2012, sans toutefois reprendre immédiatement la fourniture de services consulaires.


Les Emirats arabes unis disent avoir fait face à un drone venant d'Iran

Une vue de Dubaï. (AFP)
Une vue de Dubaï. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales
  • Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales, après que Téhéran a dit avoir attaqué une base américaine dans le pays du Golfe.

Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X.