Frankly Speaking : Le vice-ministre saoudien du Hajj présente l'organisation du pèlerinage 2022

Dans l'émission "Frankly Speaking", Hisham Saeed, porte-parole officiel des services saoudiens du Hajj et de la Omra, a présenté les préparatifs pour accueillir les pèlerins du premier Hajj depuis le début de la pandémie de COVID-19 (Photo AN)
Dans l'émission "Frankly Speaking", Hisham Saeed, porte-parole officiel des services saoudiens du Hajj et de la Omra, a présenté les préparatifs pour accueillir les pèlerins du premier Hajj depuis le début de la pandémie de COVID-19 (Photo AN)
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Publié le Lundi 03 octobre 2022

Frankly Speaking : Le vice-ministre saoudien du Hajj présente l'organisation du pèlerinage 2022

  • Les préparatifs comprennent un nouveau système de réservation en ligne pour les pèlerins, des préparatifs en matière de soins de santé et de préparation aux urgences
  • Le vice-ministre et porte-parole officiel des services du Hajj et de la Omra a donné ces explications lors de son apparition dans l'émission Frankly Speaking

RIYADH : L'Arabie saoudite a pris toutes les dispositions nécessaires pour assurer le bon déroulement du Hajj pour les personnes qui effectueront le pèlerinage cette semaine, tout en tenant compte de leur sécurité et de leur santé, selon Hisham Saeed, vice-ministre et porte-parole officiel des services du Hajj et de la Omra.

Parmi les principales dispositions prises, citons un nouveau système de réservation en ligne pour les pèlerins, les préparatifs sanitaires pour la saison du Hajj dans un contexte de pandémie persistante de COVID-19, et la préparation aux situations d'urgence.

Les dispositions élaborées prises par l'Arabie saoudite pour accueillir les pèlerins à l'occasion du premier Hajj, deux ans depuis l'apparition de la pandémie, ont été détaillées par Saeed lors d'une interview avec Katie Jensen, présentatrice de «Frankly Speaking», le talk-show d'Arab News dans lequel interviennent des décideurs politiques et des chefs d'entreprise de premier plan.

Le secteur des services du Hajj et de la Omra de la Vision 2030, le programme de réforme annoncé par le prince héritier Mohammed ben Salmane en 2016, a trois objectifs principaux, selon Saeed.

«Le premier objectif est de faciliter et d'alléger tous les processus permettant aux pèlerins et aux mutamirs d'accomplir le Hajj et la Omra au Royaume d'Arabie saoudite. Le deuxième objectif est d'élever le niveau de qualité du service et de s'assurer que nous fournissons le niveau de service le plus élevé et le plus affiné», a-t-il déclaré.

Le troisième objectif «est d'enrichir leur voyage spirituel et de leur laisser de beaux souvenirs de leur séjour en Arabie saoudite».

Pour des centaines de milliers de musulmans du monde entier qui s'apprêtent à effectuer leur pèlerinage dans la ville sainte de La Mecque, il s'agit du voyage de leur vie. Il y a quelques semaines à peine, le ministère saoudien du Hajj a mis en place un système de réservation en ligne, intitulé Motawif, pour les pèlerins de Grande-Bretagne, des États-Unis, d'Australie et d'Europe.

«Avant (l'introduction de) Motawif, le seul moyen pour les pélerins éligibles au Hajj était de se rendre dans l'une des agences d’un pays étranger et d'effectuer toutes les procédures manuellement», a déclaré Saeed.

«Nous avons lancé cette plateforme le 9 juin. Nous avons une campagne complète, une campagne de sensibilisation sur la façon d'utiliser cette plateforme. Nous avons un centre d'appel 24h/24 et 7j/7 pour répondre à toutes les questions de ces clients ou pèlerins.

«Il reste beaucoup de temps pour que le demandeur puisse s'inscrire et voir tous les différents forfaits qui lui sont proposés et faire son choix personnel du forfait qui lui convient.»

Saeed explique qu'il existe trois forfaits - argent, or et platine - que les pèlerins peuvent choisir en fonction de leurs propres préférences. Les forfaits commencent à partir de 6 000 £ (27 253 SR), ce qui, a-t-il ajouté, est de 40 % moins cher que ceux proposés par les agences de voyage traditionnelles.

Les forfaits de base comprennent l'hébergement à l'hôtel, le transport à l'intérieur du Royaume, la nourriture et les boissons, ainsi que des agents de services au sol chargés d'assister et de suivre les pèlerins à leur arrivée.

Les forfaits les plus chers, qui atteignent 9 000 £, comprennent des hôtels cinq étoiles, un hébergement plus proche de la Sainte Mosquée de La Mecque ou de la Sainte Mosquée de Médine, un séjour plus long dans le Royaume, des repas de première classe et un transport en bus VIP.

Toutefois, le système a déjà fait l'objet de plaintes. Des candidats ont déclaré que le site était défectueux, ce qui rendait difficile la réservation de leur pèlerinage. Certains pèlerins sont même restés bloqués dans les aéroports et n'ont pas pu participer au Hajj après avoir dépensé toutes leurs économies pour cette expérience religieuse extrême.

Le porte-parole du ministère du Hajj discute du nouveau système de réservation en ligne pour les pèlerins, Motwatif, avec Frankly Speaking. (Photo AN)
Le porte-parole du ministère du Hajj discute du nouveau système de réservation en ligne pour les pèlerins, Motwatif, avec Frankly Speaking. (Photo AN)

Des milliers de pèlerins ont pris la parole sur les médias sociaux pour se plaindre de l’échec d’un voyage qu'ils avaient attendu des années.

«Nous sommes très tristes d'entendre cela, mais cela n’a affecté qu’un nombre très limité de personnes, soit environ deux pour cent du trafic total», a déclaré Saeed.

Selon lui, certaines personnes ont tardé à payer leurs services, ce qui a entraîné des retards, d'autres n'ont pas soumis les documents requis, et d'autres encore ont choisi par erreur des forfaits qui ne comprenaient pas de billets d'avion.

Certains critiques ont affirmé que la plateforme aurait dû être reportée jusqu'au Hajj de l'année prochaine, mais Saeed n'est pas d'accord. «La plateforme est très, très facile à utiliser, et nous avons des campagnes de sensibilisation et un contact direct avec les clients», a-t-il déclaré.

Selon M. Saeed, le moment était idéal pour lancer la plateforme, car celle-ci permet de s'assurer que les pèlerins n'ont pas atteint la limite d'âge de 65 ans pour le Hajj et qu'ils ont la preuve de leurs vaccins COVID-19 et d'un test PCR négatif effectué dans les 72 heures suivant leur arrivée au Royaume.

Avec toutes ces nouvelles exigences, «comment le faire manuellement ?» a-t-il lancé.

«Nous ne voulons pas blâmer les pèlerins, car il s'agit d'une nouvelle plateforme. Il y a (inévitablement) quelques défis lorsque vous lancez toute nouvelle plateforme et tout nouveau système électronique. Mais notre rôle ici est de les aider et de leur faciliter le processus.»

Pour les pèlerins qui ont payé leur forfait à l'avance mais n'ont pas reçu de permis pour participer au Hajj, Motawif a une solution. Les pèlerins éligibles qui ont payé par le biais de la plateforme peuvent suivre un processus d'annulation et recevoir des remboursements.

Il a ajouté : «Je vous assure que tous ces problèmes ou difficultés auxquels sont confrontés ces pèlerins, Motawif y fera face, et nous nous en occupons actuellement.»

Malgré les écueils du système de réservation en ligne, le Hajj de cette année devrait être l'une des plus grandes entreprises de l'Arabie saoudite en deux ans.

Le Royaume a récemment levé un grand nombre de ses restrictions liées au COVID-19, notamment le port de masques en public dans la plupart des régions.

Le secteur des services du Hajj et de la Omra de la Vision 2030, le programme de réforme annoncé par le prince héritier Mohammed bin Salman en 2016, a trois objectifs principaux, selon Saeed. (Photo AN)
Le secteur des services du Hajj et de la Omra de la Vision 2030, le programme de réforme annoncé par le prince héritier Mohammed bin Salman en 2016, a trois objectifs principaux, selon Saeed. (Photo AN)

Les saisons du Hajj 2020 et 2021 ont été limitées à seulement 10 000 et 60 000 pèlerins respectivement en raison de ces restrictions, et 2022 sera la première fois en deux ans où un bien plus grand nombre de personnes seront autorisées à entrer dans le Royaume pour le Hajj.

«Nous avons décidé d'accueillir 1 million de pèlerins venant de l'étranger comme de l'intérieur du Royaume d'Arabie saoudite. Quatre-vingt-cinq pour cent du million, soit 850 000 personnes, seront réservés aux pèlerins (venant) du monde entier. En plus des 150 000 pèlerins de l'intérieur du Royaume d'Arabie saoudite, répartis entre citoyens et résidents en Arabie saoudite.

«Cette année, nous avons décidé d'aller jusqu'à un million de personnes, car la pandémie existe toujours, elle n'est pas encore terminée, et nous n'avons pas la pleine capacité pour cette année.»

M. Saeed a expliqué comment les nouvelles technologies allaient simplifier l'expérience du Hajj pour les pèlerins. Les applications mobiles leur donneront un identifiant intelligent, leur permettant d'accéder aux services et permettant au ministère du Hajj de les contacter par SMS. Les pèlerins pourront également utiliser les applications pour contacter les travailleurs s'ils se perdent ou s'ils ont besoin d'une autre forme d’assistance dans les lieux saints.

Avec les restrictions anti COVID-19 encore fraîches dans l'esprit des Saoudiens et des pèlerins, certains s'inquiètent de l'émergence du virus de la variole du singe qui pourrait menacer sécurité et santé au cours du pèlerinage. D'autres se souviennent des écrasements et des bousculades qui ont entraîné la mort tragique de pèlerins lors des saisons passées du Hajj.

Dans ce contexte, M. Saeed a déclaré que certaines restrictions sont toujours en place, comme le port obligatoire de masques faciaux dans les lieux saints de Muzdalifah, Mina et Arafat.

Le ministère du Hajj a également mis sur pied une équipe médicale de plus de 30 000 médecins et infirmiers, et 185 hôpitaux du Royaume peuvent accueillir les pèlerins qui tomberaient malades, a-t-il précisé.

«Nous sommes prêts à gérer n'importe quel cas, n'importe quel scénario. Nous avons fait des répétitions et nous nous sommes entraînés», a déclaré M. Saeed, se voulant rassurant.

«Au cas où, à Dieu ne plaise, nous serions confrontés à une quelconque urgence, nous avons le plan d'urgence pour y faire face».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.