Les dirigeants éthiopiens et soudanais, en froid, se sont rencontrés à Nairobi

Le Secrétaire exécutif de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et ancien ministre éthiopien des Affaires étrangères Workneh Gebeyahu, le président kenyan Uhuru Kenyatta, le président éthiopien Abiy Ahmed, le président djiboutien Ismail Omar Guelleh et le président soudanais du Conseil de souveraineté de transition Abdel Fattah al-Burhan assistent au 39e sommet extraordinaire de l'IGAD à Nairobi le 5 juillet 2022 (Photo, AFP).
Le Secrétaire exécutif de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et ancien ministre éthiopien des Affaires étrangères Workneh Gebeyahu, le président kenyan Uhuru Kenyatta, le président éthiopien Abiy Ahmed, le président djiboutien Ismail Omar Guelleh et le président soudanais du Conseil de souveraineté de transition Abdel Fattah al-Burhan assistent au 39e sommet extraordinaire de l'IGAD à Nairobi le 5 juillet 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 05 juillet 2022

Les dirigeants éthiopiens et soudanais, en froid, se sont rencontrés à Nairobi

  • Fin juin, l'armée soudanaise - dirigée par le général Burhane, au pouvoir au Soudan depuis un putsch en octobre 2021 - a accusé l'armée éthiopienne d'avoir exécuté sept de ses soldats et un civil capturés en territoire soudanais
  • Les autorités éthiopiennes ont démenti, accusant au contraire les forces soudanaises d'avoir pénétré en territoire éthiopien

ADDIS ABEBA: Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a annoncé avoir rencontré mardi à Nairobi l'homme fort du Soudan, le général Abdel Fattah al-Burhane, en marge d'un sommet de l'organisation est-africaine Igad, quelques jours après un nouvel incident frontalier entre les deux pays qu'opposent plusieurs contentieux.

"Nous avons tous deux admis que nos deux pays ont de nombreux éléments de collaboration sur lesquels travailler pacifiquement", indique Abiy Ahmed dans un tweet sur son compte officiel, accompagné de photos montrant les deux dirigeants discutant souriants.

"Nos liens communs surpassent quelconque différend. Nous nous sommes tous deux engagés au dialogue et à la résolution pacifique des questions en suspens", ajoute-t-il.

La rencontre s'est déroulée "en marge de la réunion de l'Igad" qui réunit mardi - pour la première fois depuis 18 mois - les dirigeants des pays de la région dans la capitale kényane, selon le cabinet du Premier ministre éthiopien.

A Khartoum, le Conseil souverain, autorité de transition présidée par le général Burhane a simplement fait état d'une "réunion à huis-clos" entre les deux hommes.

Fin juin, l'armée soudanaise - dirigée par le général Burhane, au pouvoir au Soudan depuis un putsch en octobre 2021 - a accusé l'armée éthiopienne d'avoir exécuté sept de ses soldats et un civil capturés en territoire soudanais, dans la zone frontalière contestée d'Al-Fashaga.

Les autorités éthiopiennes ont démenti, accusant au contraire les forces soudanaises d'avoir pénétré en territoire éthiopien et provoqué un accrochage - mortel dans les deux camps - avec une milice locale.

Le ton était monté, avant que M. Abiy n'appelle son pays et le Soudan "à garder leurs nerfs".

La zone d'Al-Fashaga est l'objet d'un contentieux depuis plusieurs décennies, mais les accrochages parfois meurtriers s'y sont multipliées depuis fin 2020, et ce nouvel épisode de tension avait suscité l'inquiétude de l'Union africaine et de l'Igad.

Cette crise frontalière s'ajoute au grave différend à propos du Gerd, le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne qu'Addis Abeba a construit sur le Nil Bleu et qui suscite la colère du Soudan, mais aussi de l'Egypte, riverains du Nil en aval qui craignent pour leur approvisionnement en eau.

L'Ethiopie doit entamer en août le troisième remplissage du barrage, une source potentielle de nouvelles tensions avec son voisin.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.