L’Iran ajoute des exigences aux négociations nucléaires

L’envoyé spécial américain pour l’Iran, Robert Malley, a déclaré qu’une proposition avait été mise sur la table (Photo, AFP).
L’envoyé spécial américain pour l’Iran, Robert Malley, a déclaré qu’une proposition avait été mise sur la table (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 06 juillet 2022

L’Iran ajoute des exigences aux négociations nucléaires

  • Les négociations indirectes entre Téhéran et Washington visant à sauver le pacte nucléaire iranien de 2015 ont pris fin à Doha
  • Le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, a prévenu mardi que la fenêtre pour relancer l’accord se refermait

DJEDDAH: L’Iran a fait des progrès alarmants en matière d’enrichissement de l’uranium et entrave les discussions sur la relance de l’accord nucléaire en formulant une série d’exigences sans rapport les unes avec les autres, a déclaré mardi l’envoyé spécial américain, Robert Malley.

Les négociations à Vienne visant à sauver l’accord de 2015 sont au point mort depuis mars, et les pourparlers menés au Qatar la semaine dernière pour sortir de l’impasse ont échoué.

Téhéran a «ajouté des demandes qui pourraient être considérées par quiconque les regarde comme n’ayant rien à voir avec l’accord nucléaire, des choses que l’Iran a voulu dans le passé», a déclaré Malley.

EN BREF

Le président français, Emmanuel Macron, a indiqué qu’il ferait tout son possible pour que Téhéran revienne à la table des négociations.

«La discussion qui doit vraiment avoir lieu en ce moment n’est pas tant entre nous et l’Iran, bien que nous soyons prêts à l’avoir. C'est entre l’Iran et lui-même. Il doit déterminer s’il est prêt à se conformer à nouveau à l’accord.»

L’Iran a accéléré l’enrichissement de l’uranium après que les États-Unis se sont retirés de l’accord en 2018. D’après Malley, Téhéran est maintenant proche de disposer de suffisamment de matière fissile pour produire une bombe nucléaire.

«Nous sommes bien sûr alarmés, tout comme nos partenaires, par les progrès qu’ils ont réalisés dans le domaine de l’enrichissement», a-t-il déclaré.

Le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, a prévenu mardi que la fenêtre pour relancer l’accord se refermait. «Si nous voulons conclure un accord, des décisions doivent être prises maintenant. C’est encore possible, mais l’espace politique pourrait bientôt se rétrécir», a-t-il déclaré.

En visite à Paris, le nouveau Premier ministre israélien, Yair Lapid, a déclaré que l’Iran «violait l’accord et continuait de développer son programme nucléaire».

Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré qu’il mettrait tout en œuvre pour faire entendre raison à Téhéran et revenir à la table des négociations.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'incendie d'une église en Égypte était accidentel, d’après l’enquête

Des ouvriers restaurent l'entrée de l'église d'Abu Sefein en Égypte (Photo, AP).
Des ouvriers restaurent l'entrée de l'église d'Abu Sefein en Égypte (Photo, AP).
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  • Le ministère public a interrogé 33 témoins, dont les 16 personnes blessées
  • La cause de l'incendie, qui a tué 41 personnes, provient d’un défaut d'un générateur électrique dans l'église après qu'il a été allumé en raison d'une panne de courant

LE CAIRE: L'incendie qui s'est déclaré dimanche dans l'église d'Abu Sefein en Égypte n'était pas délibéré, selon une enquête du ministère public.

La cause de l'incendie, qui a tué 41 personnes, provient d’un défaut d'un générateur électrique dans l'église allumé à la suite d'une panne de courant.

Le ministère public a interrogé 33 témoins, dont les 16 personnes blessées, qui ont affirmé avoir entendu le bruit de charges électriques émanant de l'intérieur de l'église, et l’incendie s'est ensuite déclenché. Le procureur général Hamada El-Sawy a déclaré que les victimes avaient succombé à l'inhalation de fumée.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mohammed ben Salmane reçoit le chef du Mouvement de la sagesse nationale d'Irak

Al-Hakim est arrivé à Djeddah mercredi et a été reçu par le vice-ministre des Affaires étrangères, Walid al-Khuraiji (Photo, SPA).
Al-Hakim est arrivé à Djeddah mercredi et a été reçu par le vice-ministre des Affaires étrangères, Walid al-Khuraiji (Photo, SPA).
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  • Les deux hommes ont discuté des relations entre l'Arabie saoudite et l'Irak
  • De hauts responsables saoudiens et irakiens ont assisté à la réunion

RIYAD: Le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane a reçu à Djeddah le chef du Mouvement de la sagesse nationale d'Irak, Ammar al-Hakim, a rapporté tôt vendredi l'Agence de presse saoudienne.

Les deux hommes ont discuté des relations entre l'Arabie saoudite et l'Irak et de questions d'intérêt commun.

Al-Hakim est arrivé à Djeddah mercredi et a été reçu par le vice-ministre des Affaires étrangères, Walid al-Khuraiji.

De hauts responsables saoudiens et irakiens ont assisté à la réunion.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël défie l'ONU en lançant un raid contre des ONG palestiniennes

Le Premier ministre palestinien, Mohammad Shtayyeh, s'adresse aux médias devant les bureaux d'Al-Haq, à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 18 août 2022 (Photo, Reuters).
Le Premier ministre palestinien, Mohammad Shtayyeh, s'adresse aux médias devant les bureaux d'Al-Haq, à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 18 août 2022 (Photo, Reuters).
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  • Le ministre israélien de la défense, Benny Gantz, a réitéré les allégations de financement d'organisations terroristes
  • Neuf pays de l'UE ont déclaré qu'ils continueraient à travailler avec les groupes palestiniens faute de preuves fournies par Israël à l'appui de ses accusations

RAMALLAH: Israël a défié la condamnation de l'ONU et de l'UE jeudi en attaquant sept groupes de défense des droits des Palestiniens en Cisjordanie.

Les forces de sécurité israéliennes ont pris d'assaut les bureaux des groupes à Ramallah et ont saisi des dossiers, des ordinateurs et d'autres équipements avant d'en sceller les entrées et de les déclarer définitivement fermés.

Les groupes visés sont les suivants: Addameer Prisoner Support and Human Rights Association ; Al-Haq ; Centre Bisan pour la recherche et le développement ; Defense for Children International – Palestine ; Les comités de travail sur la santé ; Syndicat des Comités de Travail Agricole ; et l’Union des comités de femmes palestiniennes.

Israël a désigné six de ces groupes comme terroristes, et le ministre de la Défense, Benny Gantz, a réitéré jeudi les affirmations discréditées selon lesquelles ils auraient collecté des fonds pour le Front populaire de libération de la Palestine, qu'il considère comme une organisation terroriste.

L'ONU a demandé que les désignations terroristes soient révoquées. «Malgré les offres qui leur ont été faites, les autorités israéliennes n'ont présenté à l'ONU aucune preuve crédible pour justifier ces déclarations», a déclaré le Bureau des droits de l'homme de l'ONU. «En tant que telles, les fermetures semblent totalement arbitraires.»

Neuf pays de l'UE ont déclaré qu'ils continueraient à travailler avec les groupes palestiniens parce qu'Israël n'a fourni aucune preuve à l'appui de ses accusations. «Les allégations passées de mauvaise utilisation des fonds de l'UE en relation avec certaines organisations de la société civile palestinienne n'ont pas été étayées», a déclaré jeudi Nabila Massrali, porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. «L'UE continuera à défendre le droit international et à soutenir les organisations de la société civile.»

Après les raids, le personnel d'Al-Haq a retiré la tôle qui recouvrait la porte de son bureau et a juré de se remettre au travail. «Nous avons été établis ici non pas par Israël, non pas par leur décision, et nous allons continuer notre travail», a affirmé le directeur Shawan Jabarin.

Le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, a visité le bureau du groupe et a promis son soutien. «Il ne s'agit pas seulement d'une ONG, mais aussi d'une institution de l'État Palestinien — par conséquent, tant qu'ils travailleront dans le respect de la loi, nous serons à leurs côtés», a-t-il assuré.

Pour certains analystes, Israël a attaqué les groupes parce qu'ils étaient de plus en plus efficaces pour dénoncer la répression du peuple palestinien par l’Etat hébreux. «Je crois qu'Israël veut restreindre les activités des institutions palestiniennes de défense des droits de l'homme qui ont œuvré à soumettre des dossiers à la Cour pénale internationale et qui ont pu faire évoluer l'opinion mondiale sur les questions de droits de l'homme en Palestine», a déclaré Majed al-Arouri, expert en droits humains, à Arab News.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com