Le Conseil d'association Royaume-Uni-Égypte inauguré à Londres

Les deux parties ont publié une déclaration conjointe à la suite de son inauguration. (Shutterstock)
Les deux parties ont publié une déclaration conjointe à la suite de son inauguration. (Shutterstock)
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Publié le Mercredi 06 juillet 2022

Le Conseil d'association Royaume-Uni-Égypte inauguré à Londres

  • La nouvelle plate-forme vise à promouvoir les ambitions exprimées dans l'accord entre le Royaume-Uni et l'Égypte signé en décembre 2020
  • Les ministres des Affaires étrangères ont discuté de leurs domaines de coopération, notamment les investissements et la lutte contre le changement climatique

LE CAIRE: Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, et la ministre britannique des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement, Liz Truss, ont inauguré à Londres le Conseil d'association Royaume-Uni-Égypte.

Les deux parties ont publié une déclaration commune à la suite de l’inauguration, soulignant que l’association créait une nouvelle plate-forme pour promouvoir les ambitions exprimées dans l'accord entre le Royaume-Uni et l'Égypte, signé en décembre 2020.

La déclaration a indiqué que les deux ministres s’étaient entretenus sur le développement du partenariat stratégique entre leurs pays, et se sont félicités de plusieurs succès commerciaux, dont le projet de fabrication de trains linéaires de monorail dans la ville anglaise de Derby, avec le soutien de la British Export Finance Corp.

Ce partenariat vient s'ajouter à la vente à l'Égypte de deux unités de ravitaillement maritime ayant appartenu à la Royal Navy, ainsi que de contrats de renouvellement et de développement.

Le communiqué ajoute que la coopération comprend l'ouverture d'un nouveau champ d'énergie solaire d'une capacité de 66 mégawatts par Globeleq, avec un investissement de 80 millions de dollars (un dollar = 0,97 euros); le lancement des opérations commerciales par Lekela Wind Energy, avec un investissement de 325 millions de dollars et l'approbation d'un investissement de 100 millions de dollars par British International Investment pour acquérir Alpha Medical Group.

Les deux ministres ont également discuté des perspectives de renforcement de la coopération économique entre le Royaume-Uni et l'Égypte, et sont convenus de travailler activement au développement du commerce et des investissements bilatéraux, notamment en trouvant des solutions aux obstacles au niveau du commerce et en améliorant l'accès au marché dans les secteurs de l'agriculture, de la santé, de l'énergie et de la finance, via la création d'un sous-comité du commerce.

Les gouvernements égyptien et britannique ont également confirmé leur engagement à renforcer la coopération bilatérale et les investissements dans les soins de santé et l'éducation, et se sont félicités de l'approfondissement de leur coopération technique, qui soutiendra le travail conjoint pour surmonter les obstacles à l'accès au marché dans les secteurs prioritaires.

La coopération future comprend la signature d'une déclaration d'intention entre l’Agence égyptienne de réglementation des services publics d'électricité et de protection des consommateurs et l’Autorité britannique des marchés du gaz et de l'électricité, pour aider à la réforme de la législation égyptienne sur les énergies renouvelables.

Les deux ministres se sont réjouis du renforcement de la coopération en Afrique et de la découverte d'opportunités de coopération tripartite avec les pays africains dans divers domaines, notamment les infrastructures.

Le Royaume-Uni a salué les préparatifs de l'Égypte pour accueillir la COP27 à Charm el-Cheikh en novembre, soulignant sa volonté de s'appuyer sur la Charte climatique de Glasgow et les précédents objectifs de l'ONU en matière de changement climatique.

L'Égypte et le Royaume-Uni ont tous deux souligné l'importance d'aider les peuples en développement à parvenir à une transition équitable vers des modèles de développement durable respectueux de l'environnement et compatibles avec les efforts de lutte contre le changement climatique, notamment la transition vers l'énergie durable et l'hydrogène vert. Concernant l’adaptation aux effets du changement climatique, ils ont évoqué la gestion durable et intégrée des ressources naturelles, le renforcement de la résilience et l’établissement des capacités techniques et technologiques.

Les deux ministres ont également abordé un grand nombre de questions bilatérales, régionales et mondiales d'intérêt commun, dont les droits humains, évoquant leur volonté de tenir régulièrement des réunions du Conseil d'association pour continuer à renforcer la coopération entre Londres et Le Caire.

Le Royaume-Uni a congratulé l'Égypte pour son leadership et ses efforts dans le domaine de la production d'énergie renouvelable et pour avoir offert des opportunités aux investisseurs et entreprises britanniques dans le secteur de l'énergie.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.