L’engouement des Marocains face à la CAN féminine 2022

La sélection féminine marocaine de football est actuellement l’une des premières qualifiées aux phases finales avec les Lionnes de la Téranga du Sénégal.(Photo, Twitter/@CAFwomen)
La sélection féminine marocaine de football est actuellement l’une des premières qualifiées aux phases finales avec les Lionnes de la Téranga du Sénégal.(Photo, Twitter/@CAFwomen)
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Publié le Jeudi 07 juillet 2022

L’engouement des Marocains face à la CAN féminine 2022

  • La sélection féminine marocaine de football est actuellement l’une des premières qualifiées aux phases finales
  • Sur les réseaux sociaux, les Marocains semblent de plus en plus intéressés par cette édition de la CAN

CASABLANCA: La quatorzième édition de la CAN féminine de football, qui se déroule au Maroc a déjà toute sa place dans l’histoire du football marocain. Un niveau de jeu de qualité, une médiatisation sans précédent, un engouement manifeste chez les supporters contribuent à renforcer la visibilité du football féminin au sein du continent africain.

Au Maroc, la passion pour le football est notamment présente du côté des équipes masculines ; mais avec cette édition de la CAN et surtout les bons résultats décrochés par les Lionnes de l’Atlas, les Marocaines et surtout les Marocains découvrent le football sous un nouvel angle.

«Je n’ai presque jamais regardé un match de la sélection féminine de football» raconte à Arab news en français Yacine, un jeune Marocain qui ne rate plus aucune rencontre de la CAN féminine 2022. «Le hasard a voulu que je suive la cérémonie d’inauguration de cette édition ainsi que le premier match des Lionnes de l’Atlas face à la sélection du Burkina Faso», explique-t-il, avant d’avouer: «J'étais surpris de voir un tel niveau de jeu, j’ai éprouvé des émotions aussi intenses que celles je ressens que quand je regarde un match de la sélection masculine». Le jeune trentenaire raconte que, depuis ce premier match, il suit quand il le peut toutes les rencontres de la CAN féminine 2022. 

«Le football est le sport le plus populaire du monde, mais on ne s'intéresse presque jamais au football féminin. Cela s’explique par différentes raisons, entre autres la culture, le fait que l’on a toujours cru que le football était réservé aux hommes – le football masculin s’étant imposé depuis longtemps – et l’idée que les femmes ne manieront jamais le ballon mieux que les hommes», pense un autre néo-supporter des Lionnes de l’Atlas, Othmane.

«Si on prenait le temps de ne regarder qu’une dizaine de minutes d’un match des Lionnes de l’Atlas, beaucoup de certitudes tomberaient à l'eau et seul un sentiment prendrait le dessus: la fierté», poursuit Othmane.

La sélection féminine marocaine de football est actuellement l’une des premières qualifiées aux phases finales avec les Lionnes de la Téranga du Sénégal. Avec deux victoires au compteur, les deux sélections affichent un sans-faute.

Sur les réseaux sociaux, les Marocains semblent de plus en plus intéressés par cette édition de la CAN. À chaque nouveau but ou nouvelle victoire, des pages aux millions d'abonnés relayent l’information, avec un engagement comparable à celui réservé à la sélection masculine.

D’ailleurs, de plus en plus de femmes s'intéressent au football grâce à cette CAN féminine 2022. C’est le cas d’Abir, 25 ans, qui ne s’est jamais trop intéressée au football auparavant. Pourtant, elle fait aujourd’hui partie d’un groupe de femmes qui ont créé une page Instagram pour soutenir et encourager les Lionnes de l’Atlas.

«En tant que femme, je suis fière du niveau qu’a atteint la sélection féminine», dit-elle à Arab news en français. «Dans les pays arabes et africains, les femmes ont du mal à se faire entendre, surtout lorsqu’il s’agit de sport, et vu que cette CAN se déroule au Maroc, c’est justement l’occasion pour nous les femmes d’exprimer tout notre soutien envers les Lionnes de l’Atlas, l’objectif étant, entre autres, de faire avancer le football et le sport féminin en général».

Pour se faire entendre et exprimer leur soutien, Abir et une dizaine d’autres Marocaines se sont mobilisées afin de créer une page Instagram à travers laquelle elles présentent les différentes joueuses de la sélection et communiquent les résultats de la sélection féminine.

«Je n’ai jamais eu de passion particulière pour le football, mais avec cette CAN organisée au Maroc, je me sens de plus en plus impliquée, je comprends mieux le football et, plus précisément, le sacrifice que ces femmes ont dû faire pour se dévouer à leur passion», indique Abir. «Les femmes marocaines, africaines et arabes doivent déployer de multiples efforts pour pouvoir exceller et se faire connaître. Nous sommes là pour elles», conclut-elle, d’un ton enthousiaste.

La CAN féminine de football se déroule du 2 au 23 juillet 2022. La sélection marocaine a remporté hier deuxième match des phases de groupe face à l'Ouganda. Le prochain match l'opposera à la sélection sénégalaise, dans une rencontre dont le seul enjeu sera de savoir qui occupera la première place du groupe A


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".

 


L'armée israélienne dit avoir porté un «coup dur» aux capacités de commandement iraniennes

Selon le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l'armée, une centaine d'avions de combat ont "attaqué des dizaines de postes de commandement opérationnels du régime" dans la région de Téhéran. (AFP)
Selon le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l'armée, une centaine d'avions de combat ont "attaqué des dizaines de postes de commandement opérationnels du régime" dans la région de Téhéran. (AFP)
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  • Selon le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l'armée, une centaine d'avions de combat ont "attaqué des dizaines de postes de commandement opérationnels du régime" dans la région de Téhéran
  • Certains postes appartenaient aux Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, aux Renseignements, ou encore à la Sécurité intérieure, a-t-il indiqué

JERUSALEM: L'armée israélienne a affirmé dimanche soir avoir porté un "coup dur" aux capacités de commandement militaire et sécuritaire de l'Iran au cours des "dernières heures".

Selon le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l'armée, une centaine d'avions de combat ont "attaqué des dizaines de postes de commandement opérationnels du régime" dans la région de Téhéran.

Certains postes appartenaient aux Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, aux Renseignements, ou encore à la Sécurité intérieure, a-t-il indiqué.

"La vague de frappes achevée porte un coup dur aux capacités de commandement et de contrôle du régime terroriste", a-t-il estimé dans un communiqué.

L'armée a "détruit" certains des postes de commandement visés, a encore dit le général Defrin, sans en préciser le nombre.

Dans un autre communiqué, l'armée a affirmé avoir "mené plus de 30 frappes contre le dispositif de missiles balistiques iranien et les systèmes de défense aérienne" afin de "réduire au minimum les tirs" vers Israël.