Pétrole: Le Kurdistan d'Irak dénonce les «pressions injustes» de Bagdad

Une plate-forme de forage sur un site de creusement de puits de pétrole près du village de Taq Taq en Irak (Photo, AFP).
Une plate-forme de forage sur un site de creusement de puits de pétrole près du village de Taq Taq en Irak (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 07 juillet 2022

Pétrole: Le Kurdistan d'Irak dénonce les «pressions injustes» de Bagdad

  • Un tribunal de commerce a invalidé ces contrats conclus entre le Kurdistan et des entités canadienne, américaine, britannique et norvégienne
  • En février, la Cour suprême fédérale avait sommé le Kurdistan de livrer le pétrole produit dans ses territoires au gouvernement central

ERBIL: Le Kurdistan d'Irak a dénoncé mercredi les "pressions injustes" exercées par le gouvernement central de Bagdad, quelques jours après une décision de justice invalidant des contrats pétroliers passés par la région autonome avec des compagnies étrangères.

Saisi par le ministère du Pétrole de Bagdad, un tribunal de commerce a invalidé lundi ces contrats conclus entre la région autonome du Kurdistan (nord) et des entités canadienne, américaine, britannique et norvégienne.

Cette décision illustre le bras de fer opposant le Kurdistan d'Irak à Bagdad sur la gestion des hydrocarbures.

En février, la Cour suprême fédérale avait sommé le Kurdistan de livrer le pétrole produit dans ses territoires au gouvernement central, donnant à ce dernier le droit de revoir tous les contrats pétroliers, voire de les annuler.

Depuis, Bagdad bataille pour faire appliquer cet arrêt, au grand dam du Kurdistan qui veut préserver l'autonomie de son secteur énergétique.

Selon un communiqué publié mercredi, le gouvernement kurde "a passé en revue toutes les procédures constitutionnelles et juridiques (dont dispose) le Kurdistan face aux pressions injustes et inconstitutionnelles exercées par le ministère du Pétrole" à Bagdad.

"Le tribunal du commerce a invalidé les contrats qui n'étaient pas conformes à la décision de la Cour suprême fédérale", a indiqué à l'AFP un haut responsable du secteur des hydrocarbures dans la capitale irakienne sous le couvert de l'anonymat.

Selon lui, le gouvernement a intenté des actions en justice contre sept entreprises opérant au Kurdistan, mais aussi contre l'actuel ministre des Ressources naturelles de la région autonome et de son prédécesseur.

Dans ce contexte tendu, les géants Schlumberger, Baker Hughes et Halliburton se sont engagés à ne pas s'impliquer dans de nouveaux projets au Kurdistan, a annoncé le ministère du Pétrole à Bagdad.

D'après le ministère, ces entreprises oeuvrent aussi à "liquider et clôturer" les appels d'offres et contrats en cours.

De son côté, tout en réclamant une solution négociée, le Kurdistan a intenté deux actions en justice, dont une visant le ministre du Pétrole.

L'Irak dispose d'immenses réserves d'hydrocarbures et l'or noir représente plus de 90% de ses revenus. Les relations entre Bagdad et le Kurdistan sont en dents de scie, l'épineux dossier des hydrocarbures refaisant épisodiquement surface.

En juin, l'Irak a exporté plus de 101 millions de barils, soit plus de 11,5 milliards de dollars de revenus, selon des chiffres préliminaires du gouvernement.

Le Kurdistan irakien produit plus de 400.000 barils par jour.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.