Inspirés par l'Ukraine, des civils taïwanais se forment à la guérilla urbaine

Cette photo prise le 18 juin 2022 montre une taïwanaise visant une réplique d'arme de poing dans le cadre d'un atelier d'armes à feu dans le district de Linko, à New Taipei City. (AFP)
Cette photo prise le 18 juin 2022 montre une taïwanaise visant une réplique d'arme de poing dans le cadre d'un atelier d'armes à feu dans le district de Linko, à New Taipei City. (AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 07 juillet 2022

Inspirés par l'Ukraine, des civils taïwanais se forment à la guérilla urbaine

  • Pour Yeh, la question n'est pas de savoir s'ils devront ou non un jour mettre en pratique leurs nouvelles connaissances, mais quand
  • Il cite l'exemple de Hong Kong, où Pékin mène une sévère reprise en main ces dernières années. Pour lui, «Taïwan est le prochain»

NOUVEAU TAIPAI: En tenue de camouflage, fusil d'assaut à la main, le "Prof" Yeh risque un regard depuis derrière un véhicule. Il observe les environs et attend le signal d'avancer.

Dans la vraie vie, Yeh, 47 ans, travaille dans le marketing. Son arme est une réplique. Mais le temps d'un weekend, il s'est enrôlé dans un cours de guérilla urbaine pour se préparer à une invasion chinoise de Taïwan, une perspective très réelle selon lui.

"La guerre Russie-Ukraine, c'est la grande raison pour laquelle je suis venu à cet atelier", explique "Prof" - son "nom de guerre" pendant l'entraînement - pendant une pause entre deux séances.

Quand le président russe Vladimir Poutine a ordonné à ses troupes d'envahir l'Ukraine en février, il a réveillé les craintes les plus noires chez de nombreux Taïwanais.

L'île démocratique vit sous la menace permanente de la Chine communiste, qui la considère comme une partie de son territoire et s'est jurée de la reprendre un jour.

Mais pour Yeh, la guerre en Ukraine est aussi une source d'inspiration. La résistance acharnée des forces ukrainiennes lui a donné l'espoir qu'en employant les bonnes tactiques, Taïwan aura une chance de se défendre contre son puissant voisin.

Il n'est pas le seul. Depuis février, le nombre de participants à la formation au combat de rue a quadruplé, selon les organisateurs. Les Taïwanais se bousculent également dans les cours de maniement d'armes à feu et de premiers secours.

A Taïwan, les inquiétudes concernant la Chine couvaient déjà bien longtemps avant l'invasion de l'Ukraine. Selon Max Chiang, le patron de l'entreprise qui organise les formations, les Taïwanais ont développé "un sens aigu de la crise" depuis 2020, quand les avions militaires chinois ont commencé à multiplier les incursions dans la zone d'identification de défense aérienne de l'île.

Environ 380 de ces sorties aériennes menaçantes ont été signalées cette année-là. Le nombre a plus que doublé en 2021, et est en passe de faire de même cette année, selon une base de données de l'AFP.

Supériorité écrasante 

La supériorité militaire de Pékin face à Taipei est écrasante. Selon le ministère américain de la Défense, l'Armée populaire de libération compte plus d'un million d'hommes, contre 88.000 pour l'armée taïwanaise, 6.300 chars contre 800, et 1.600 avions de chasse contre 400.

Mais l'Ukraine a fourni un modèle très concret de comment réduire les effets de cette disparité. Elle a notamment démontré à quel point le combat pour le contrôle des villes pouvait s'avérer difficile et coûteux pour l'assaillant. Or la plupart des 23 millions de Taïwanais habitent dans des zones urbaines.

Courant en colonne à travers le parking, s'abritant derrière des bâtiments et des véhicules pour simuler l'attaque de positions ennemies, Yeh et ses quinze coéquipiers tentent de mettre en pratique certaines des leçons apprises dans les villes ukrainiennes dévastées.

"La meilleure défense, c'est l'attaque", affirme Yeh alors que non loin de là, ses instructeurs vêtus de gilets fluo prennent des notes. "Ou pour dire les choses crûment: anéantir l'ennemi et freiner toutes ses avancées".

Dans un entrepôt à côté du parking, Ruth Lam, 34 ans, tient entre ses mains un pistolet pour la première fois de sa vie. Cette employée d'un fabriquant d'ampoules pour automobiles raconte que la plupart de ses clients européens lui affirmaient qu'il n'y aurait jamais de guerre en Ukraine.

"Mais c'est arrivé", dit-elle.

«Penser au parapluie avant l'averse»

Elle espère qu'apprendre le maniement des armes lui permettra de se protéger, elle et sa famille, en cas de guerre. Elle prévoit d'approfondir son apprentissage en compagnie de ses amis. "C'est avant l'averse qu'il faut penser à son parapluie", poursuit-elle. "Nous ne savons pas quand les choses vont se produire".

Selon un sondage réalisé en mai, 61,4% des personnes interrogées se déclarent prêtes à prendre les armes en cas d'invasion de l'île.

"La volonté du peuple ukrainien de lutter contre l'agresseur a renforcé la détermination des Taïwanais de protéger leur patrie", explique à l'AFP Chen Kuan-ting, qui dirige le groupe de réflexion NextGen Foundation.

Lin Ping-yu, un ancien parachutiste, qui participe au cours de guérilla urbaine "pour rafraîchir ses connaissances en matière de combat", est du même avis.

"Ce n'est que quand les citoyens d'un pays ont la forte volonté et la détermination de défendre leur terre qu'ils peuvent convaincre la communauté internationale de les aider", affirme cet homme de 38 ans.

Pour Yeh, la question n'est pas de savoir s'ils devront ou non un jour mettre en pratique leurs nouvelles connaissances, mais quand.

Il cite l'exemple de Hong Kong, où Pékin mène une sévère reprise en main ces dernières années. Pour lui, "Taïwan est le prochain".


Le chef de l'ONU dénonce la montée en puissance de «la loi du plus fort» dans le monde

Le secrétaire général de l'ONU a dénoncé lundi la montée en puissance de "la loi du plus fort", qui se traduit par "une attaque de grande envergure partout dans le monde" contre les droits humains et qui est portée notamment par l'intelligence artificielle. (AFP)
Le secrétaire général de l'ONU a dénoncé lundi la montée en puissance de "la loi du plus fort", qui se traduit par "une attaque de grande envergure partout dans le monde" contre les droits humains et qui est portée notamment par l'intelligence artificielle. (AFP)
Short Url
  • "Cette agression n'est menée ni en secret, ni par surprise. Elle a lieu au grand jour, souvent sous la direction des plus puissants. Partout dans le monde, les droits humains sont sacrifiés, de manière délibérée et stratégique, et parfois avec fierté"
  • Et "quand les droits humains s'effritent, tout le reste s'écroule", a-t-il ajouté, déplorant que nous vivions "dans un monde où les souffrances massives sont admises... où les êtres humains sont utilisés comme monnaie d'échange... "

GENEVE: Le secrétaire général de l'ONU a dénoncé lundi la montée en puissance de "la loi du plus fort", qui se traduit par "une attaque de grande envergure partout dans le monde" contre les droits humains et qui est portée notamment par l'intelligence artificielle.

"Cette agression n'est menée ni en secret, ni par surprise. Elle a lieu au grand jour, souvent sous la direction des plus puissants. Partout dans le monde, les droits humains sont sacrifiés, de manière délibérée et stratégique, et parfois avec fierté", a tonné Antonio Guterres, à l'ouverture d'une session du Conseil des droits de l'homme à Genève.

"L'état de droit est écrasé par la loi du plus fort", a-t-il déploré, sans citer de pays ou dirigeants.

Et "quand les droits humains s'effritent, tout le reste s'écroule", a-t-il ajouté, déplorant que nous vivions "dans un monde où les souffrances massives sont admises... où les êtres humains sont utilisés comme monnaie d'échange... où le droit international est considéré comme un simple désagrément".

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, a également considéré qu'"une lutte acharnée pour le pouvoir, le contrôle et les ressources se joue actuellement sur la scène mondiale, à une intensité et un rythme inédits depuis 80 ans", avec un recours à la force qui se "banalise".

"Les gens se sentent désemparés, anxieux et vulnérables. Les rouages du pouvoir mondial sont en pleine mutation", a-t-il relevé, appelant à faire contrepoids "aux tendances autocratiques".

"Les démocraties s'érodent" 

Le constat des Nations unies est amer : les conflits se multiplient, l'impunité se propage, les droits humains sont piétinés et les besoins humanitaires explosent tandis que les financements chutent, dans un contexte de coupe drastique de l'aide extérieure américaine décidée par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche.

Et selon le chef de l'ONU, "les technologies – en particulier l'intelligence artificielle – sont de plus en plus utilisées d'une manière qui réprime, accentue les inégalités et expose les personnes marginalisées à de nouvelles formes de discrimination, en ligne et hors ligne".

Dans une veine similaire, Volker Türk a attaqué les dirigeants, dont il a tu les noms, qui "propagent la désinformation pour détourner l'attention, réduire au silence et marginaliser", tandis qu'"une petite clique de magnats de la technologie contrôle une part démesurée des flux d'information (...), faussant le débat public, les marchés, et même les systèmes de gouvernance".

Dénonçant plus globalement "la main de fer qui resserre l'espace civique", M. Guterres a cité, entre autres, l'emprisonnement de journalistes et de militants des droits humains, la fermeture d'ONG, le recul des droits des femmes et l'exclusion des personnes en situation de handicap.

"Les démocraties s'érodent. (...) Les personnes migrantes sont harcelées, arrêtées et expulsées au mépris total de leurs droits humains et de leur humanité. Les réfugiés sont montrés du doigt. Les communautés LGBTIQ+ sont vilipendées. Les minorités et les peuples autochtones sont pris pour cible", a-t-il également énoncé.

Iran et Ukraine 

Antonio Guterres, qui quittera ses fonctions à la fin de l'année après dix ans à la tête de l'ONU, a rappelé que "grandir sous la dictature de Salazar" au Portugal lui avait appris que lorsque les droits humains "sont bafoués, ce sont tous les aspects de la société qui en souffrent".

Dans son dernier discours annuel devant le Conseil des droits de l'homme, que les Etats-Unis de Donald Trump boycottent, il n'a toutefois évoqué que trois crises actuelles, condamnant notamment une nouvelle fois "la répression violente des manifestations en Iran".

A la veille du quatrième anniversaire de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, il a aussi affirmé qu'"il est plus que grand temps de mettre fin à l'effusion de sang" alors que le conflit "a entraîné la mort de plus de 15.000 civils".

Enfin, il a mentionné le conflit entre Israéliens et Palestiniens, déplorant que la solution à deux Etats soit "ouvertement rendue inapplicable".

 

 


Witkoff: Trump se demande pourquoi l'Iran n'a pas déjà «capitulé»

Les pays occidentaux soupçonnent la République islamique de chercher à se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément, tout en insistant sur son droit à l'enrichissement de l'uranium à des fins civiles. (AFP)
Les pays occidentaux soupçonnent la République islamique de chercher à se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément, tout en insistant sur son droit à l'enrichissement de l'uranium à des fins civiles. (AFP)
Short Url
  • Le président américain "s'étonne" de la position de l'Iran, après l'avoir averti de lourdes conséquences en cas d'échec sur un accord, a déclaré M. Witkoff, interrogé sur Fox News par Lara Trump, la belle-fille de Donald Trump
  • "Pourquoi, sous cette pression, avec la puissance maritime et navale déployée là-bas, ne sont-ils pas venus vers nous en disant : 'Nous affirmons ne pas vouloir l'arme (nucléaire), alors voici ce que nous sommes prêts à faire' ?"

WASHINGTON: Le président Donald Trump se demande pourquoi l'Iran n'a pas déjà "capitulé" devant le déploiement militaire de Washington destiné à le pousser à accepter un accord nucléaire, a déclaré l'émissaire américain Steve Witkoff.

Les deux pays ont achevé mardi près de Genève une deuxième session de pourparlers indirects via une médiation omanaise, dans un contexte d'intensification du déploiement militaire américain dans le Golfe, où Washington a dépêché deux porte-avions.

Le président américain "s'étonne" de la position de l'Iran, après l'avoir averti de lourdes conséquences en cas d'échec sur un accord, a déclaré M. Witkoff, interrogé sur Fox News par Lara Trump, la belle-fille de Donald Trump.

"Je ne veux pas employer le mot 'frustré', parce qu'il sait qu'il a de nombreuses alternatives, mais il est s'étonne de savoir pourquoi ils n'ont pas... capitulé", a-t-il affirmé dans cette interview réalisée jeudi et diffusée samedi par la chaîne américaine.

"Pourquoi, sous cette pression, avec la puissance maritime et navale déployée là-bas, ne sont-ils pas venus vers nous en disant : 'Nous affirmons ne pas vouloir l'arme (nucléaire), alors voici ce que nous sommes prêts à faire' ?".

Malgré cette pression, "il est difficile de les amener à ce stade", a-t-il reconnu.

L'émissaire américain a également confirmé qu'il avait rencontré Reza Pahlavi, le fils du chah déchu, qui n'est pas retourné en Iran depuis la révolution islamique de 1979 ayant renversé la monarchie. "Je l'ai rencontré sur instruction du président ", a-t-il déclaré.

"Je pense qu'il est très engagé pour son pays, qu'il se soucie de son pays. Mais cela relèvera des décisions du président Trump", a ajouté M. Witkoff.


Après l'arrestation d'Andrew, la monarchie britannique dans une crise sans précédent

Des commentateurs estiment que la monarchie britannique traverse sa crise la plus grave depuis des décennies. Presque tous les journaux britanniques ont publié vendredi en Une une photographie du prince déchu. (AFP)
Des commentateurs estiment que la monarchie britannique traverse sa crise la plus grave depuis des décennies. Presque tous les journaux britanniques ont publié vendredi en Une une photographie du prince déchu. (AFP)
Short Url
  • L’ex-prince Andrew a été placé en garde à vue pendant près de 12 heures dans le cadre de l’affaire Epstein, soupçonné d’avoir transmis des informations confidentielles
  • Son arrestation provoque une crise majeure pour la monarchie britannique

LONDRES: L'enquête policière continue après la garde à vue spectaculaire de l'ex-prince Andrew pour des soupçons liés à l'affaire Epstein et la famille royale britannique fait face à une crise jugée particulièrement périlleuse par les experts de la monarchie.

Le frère cadet de Charles III a été relâché jeudi en fin de journée "en attendant la suite de l'enquête", selon la police, et les perquisitions devaient se poursuivre vendredi à Royal Lodge, près de Windsor, son ancien domicile dont il a été récemment chassé.

Andrew, dont l'interpellation a coïncidé avec son 66e anniversaire, a été interrogé près de 12 heures sur des accusations de "manquements dans l'exercice de fonctions officielles", accusé d'avoir transmis des informations confidentielles au financier et pédocriminel américain Jeffrey Epstein.

Après sa garde à vue, le prince déchu a été photographié quittant le commissariat situé à une trentaine de kilomètres de sa nouvelle résidence de Sandringham (est de l'Angleterre): le cliché spectaculaire, qui le montre hagard, les yeux écarquillés à l'arrière d'une voiture, faisait vendredi la Une de la totalité des journaux britanniques, Financial Times excepté.

Cette arrestation aura marqué "le jour le plus préjudiciable pour la monarchie", soulignait le Telegraph, tandis que le Daily Mail évoquait une "monarchie moderne face à son plus grave péril".

- Fin de la "déférence" -

Pour l'expert royal Ed Owens, la situation à laquelle la monarchie est confrontée est d'autant plus dangereuse qu'elle compte "beaucoup d'inconnues". A commencer par l'incertitude sur une éventuelle inculpation d'Andrew, ou les soupçons d'agressions sexuelles qui l'entourent, pour l'instant restés hors du champ de toute enquête formelle.

Évoquant les précédentes crises qui l'ont ébranlée au cours des dernières décennies - la mort de la princesse Diana en 1997 ou l'abdication d'Édouard VIII en 1936 - il a rappelé qu'il avait fallu "plus de 10 ans pour stabiliser l'institution et regagner l'affection et la loyauté du public".

L'ex-prince est accusé d'avoir transmis des informations confidentielles à Epstein, notamment des rapports de voyages en Asie et des possibilités d'investissement en Afghanistan, lorsqu'il était envoyé spécial du Royaume-Uni pour le Commerce, de 2001 à 2011.

Dans un rare communiqué après l'arrestation, le roi Charles III a affirmé jeudi que la "justice doit suivre son cours", tout en faisant part de sa "plus profonde inquiétude".

Le monarque, qui avait déjà déchu son cadet de tous ses titres royaux en octobre en raison de nouvelles informations sur les liens d'Andrew avec Epstein, a néanmoins évité de chambouler son agenda, se rendant comme prévu à un défilé de la Fashion Week de Londres.

Selon Roya Nikkhah, experte royale du Sunday Times, la famille royale va essayer de "poursuivre ses activités comme si de rien n'était", mais "la confiance dans l'institution risque vraiment d'être érodée" avec cette arrestation inédite depuis le XVIIe siècle.

"Le temps de la déférence qui prévalait pendant le règne de la reine (Elizabeth II, ndlr) est terminé, et il s'agit d'un immense défi pour Charles, car le public n'a plus l'affection pour l'institution" qu'il avait sous la défunte reine, dit-elle.

- Suspect comme un autre -

Alimentant le sentiment que la famille royale n'est plus au-dessus des lois, les médias britanniques ont souligné que le roi n'avait pas été prévenu à l'avance de l'arrestation de son frère.

Et le tabloid The Sun note que, comme tout suspect, Andrew a dû se soumettre à un prélèvement salivaire pour recueillir son ADN, à la prise d'empreintes digitales et d'une photo d'identité judiciaire.

Donald Trump, qui a souvent manifesté une certaine fascination pour la monarchie britannique, a jugé jeudi soir l'arrestation de l'ex-Duc d'York "très triste" et "très mauvaise pour la famille royale".

Son interpellation a aussi mis en évidence le contraste avec les Etats-Unis, où les répercussions de la tentaculaire affaire Jeffrey Epstein sont restées jusqu'ici limitées. Seule son ex-compagne et complice, Ghislaine Maxwell, a été condamnée pour ses liens avec le criminel sexuel.

Ces derniers jours, la police britannique avait indiqué examiner des documents contenus dans la dernière salve des dossiers Epstein, publiés le 30 janvier par le ministère américain de la Justice.

De nouvelles accusations en avaient émergé à l'encontre de l'ex-prince, qui s'est gardé de les commenter.

La police a aussi indiqué "évaluer" des informations selon lesquelles une femme aurait été envoyée par Jeffrey Epstein à Royal Lodge en 2010, potentiellement pour avoir des relations sexuelles avec Andrew.

Mais cette accusation n'a pas été mentionnée jeudi par la police et on ignore si Andrew a été interrogé sur ce sujet.