Les Marocains célèbrent Aïd al-Adha dans la joie, malgré l’inflation

Vue de Casablanca (fournie)
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Publié le Dimanche 10 juillet 2022

Les Marocains célèbrent Aïd al-Adha dans la joie, malgré l’inflation

  • L’inflation n’a pas empêché les Marocains célébrer dans la joie et la bonne humeur cette fête où les familles se retrouvent autour de mets et plats traditionnels succulents où la viande est à l’honneur
  • Outre la portée religieuse de cette fête, l’Aïd al-Adha est une véritable bouffée d’oxygène pour le monde rural

CASABLANCA : Aïd al-Adha a un goût particulier cette année au Maroc. Et pour cause, une inflation qui a fait grimper les prix des moutons. Les hydrocarbures, les intrants et les matières premières, le transport… Tous les maillons de la chaîne liée à cette fête religieuse ont vu leur prix exploser. Résultat: le prix du mouton a augmenté de 20 à 40%.

Un tour au marché du bétail, communément appelé «Rahba», à Casablanca, nous confirme cette inflation importante. Même si le gouvernement a rassuré les Marocains ces derniers jours, en rappelant que les prix sont restés modérés et que des moutons à 800 dirhams (1 dirham = 0,097 euro) la tête sont proposés pour les petits budgets, il n’en serait rien. «Il n’existe pas de mouton à 800 dirhams. Le prix minimum, en tout cas à Casablanca ce samedi 9 juillet, est de 2 000 dirhams. On pouvait acquérir un mouton à 1 500 dirhams les années précédentes, mais pas cette année», déclare à Arab News en français Rachid, un retraité qui a du mal à trouver, la veille de la fête du sacrifice, un mouton à un prix «convenable».

Cette inflation n’a pas empêché les Marocains de célébrer, ce dimanche 10 juillet 2022, dans la joie et la bonne humeur cette fête où les familles se retrouvent autour de mets et plats traditionnels succulents où la viande est à l’honneur. Cette fête est également empreinte d’esprit de partage et d’entraide, puisque les Marocains offrent une bonne partie du mouton aux nécessiteux. Les petits enfants, quant à eux, reçoivent des cadeaux et de l’argent de la part de leurs aînés.

Cette fête est également empreinte d’esprit de partage et d’entraide, puisque les Marocains offrent une bonne partie du mouton aux nécessiteux.

Après le sacrifice du mouton durant la matinée de l’Aïd al-Adha, les membres de la famille portent leurs plus beaux vêtements traditionnels et se retrouvent chez les parents autour d’un bon couscous sur fond de musique traditionnelle, de Malhoun ou de Chaâbi, selon les régions. 

À 250 kilomètres de Casablanca, à Marrakech, les hôtels affichent complet. Après deux années d’interdiction de déplacements à l’occasion de cette fête à cause de la Covid-19, les hôtels peuvent de nouveau accueillir leurs clients en leur proposant des formules adaptées. Et c’est du une bonne nouvelle pour un secteur fortement touché par la pandémie.

Le propriétaire d’un hôtel 4 étoiles dans la ville Ocre nous confie que son établissement affiche un taux d’occupation de près de 100% pour les trois jours de fête. «Nous proposons aux clients tous les services liés à cette fête du sacrifice, de l’abattage au découpage à la livraison de la viande bien cuite jusqu’à leur chambre. Nous organisons des soirées traditionnelles et proposons à nos clients des jeux de société. Tout est mis à leur disposition pour passer un séjour familiale dans la bonne ambiance.»

Outre la portée religieuse de cette fête, l’Aïd al-Adha est une véritable bouffée d’oxygène pour le monde rural. Cette année, l’offre en bétail (7,2 millions de têtes) dépasse la demande (5,6 millions). Le chiffre d’affaires est estimé à plus de 12 milliards de dirhams, dont la grande majorité reviendra au monde rural et bénéficiera à des agriculteurs dont l’activité a été impactée ces dernières années par la sécheresse et l’inflation.


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


L'Iran dit avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats

L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
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  • "Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït"
  • Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source

TEHERAN: L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire.

"Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", indique un communiqué militaire relayé par la télévision d'Etat.

Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source.